3éme OMA Matinée, un tour d’horizon du secteur du transport de marchandises en Afrique

Version 1

    Photo de famille

    Le 27 Juin 2018, s’est tenue à l’Université Felix Houphet Boigny d’Abidjan, avec le Laboratoire de Recherche Espace Système et Prospective (LARESP), la 3èmeOMA Matinée de l’Observatoire des Mobilités Africaines autour du thème « Le secteur de transport de marchandises en Afrique ».Cette activité avu la participation des enseignants et étudiants du Département de Géographie intervenant dans le domaine de la Mobilité et des Transports. L’activité a été ouverte avec le mot de bienvenu du Directeur de LARESP, le Prof GOGBE Téré, suivi de la présentation de l’OMA par son Directeur, Dr KOUASSI Kouamé Sylvestre.

    A la suite, 5 ateliers de travail ont été constitués autour des sous thèmes du Transport de marchandises. Le tableau ci-après présente la restitution des groupes d’ateliers :

    Photos atelier et restitution

    Ateliers

    Restitutions

    1-L’éco-énergie dans le transport des marchandises en Afrique

    -Etat des lieux des équipements de transport de marchandises et la source d’énergies : les équipements sont obsolètes, dégradés, vêtus et insuffisants. Ces véhicules utilisent comme source d’énergie, les dérivés du pétrole (essence, gasoil) quelquefois frelaté ainsi que du gaz butane en certains endroits comme Aboisso.

     

    -Les impacts de l’utilisation de ces types de carburant sont : la pollution de l’environnement avec l’émission de GES (CO2,…), la pollution de l’eau et de l’air, du sol par la vidange des moteurs.

     

    -Les solutions pour la réduction de l’émission du Carbonne dans le transport de marchandises : la mise en place de politiques pour la limitation de l’âge des véhicules importés, développer le cabotage, envisager des projets de transport électrique.

    2-La surcharge des véhicules de marchandises : un défi majeur à relever par l’Afrique

     

    -Etat des lieux de la surcharge : La vétusté des véhicules de transport de marchandises et en surpoids sont récurrents en Afrique. Le secteur est caractérisé par le non pesage des marchandises avant le chargement. La maximisation des gains est la cause principale de la surcharge des véhicules.Le secteur est marqué par l’analphabétisme des commerçants et transporteurs. Le secteur est aussi marqué par la corruption au niveau des postes de contrôle.

     

    -Les impacts de la surcharge : La détérioration de la qualité des marchandises, l’usure rapide des véhicules, les problèmes de freinage, les risques d’accidents et difficultés de passage sur les ponts et des échangeurs, la dégradation rapide des infrastructures routières, le non respect des délais de livraison des marchandises, risque de perte des marchandises.

     

    -Solutions pour lutter contre la surcharge : renforcement du cadre institutionnel en vigueur, veiller à l’application des règles, sensibiliser la population et passer à la phase de répression des contrevenants, doter les stations de pesage de marchandises en matériels adéquats, combattre la corruption

    3- Le transport informel de marchandises en Afrique, une émergence des véhicules deux et trois roues

     

    -Les facteurs d’émergence de ces moyens de transport de marchandises sont : la crise sociopolitique et économique (2002 pour les motos taxis et 2010 pour les tricycles), la rentabilité et l’accessibilité physique et économique de ces moyens.

     

    -Le rôle des ces moyens dans le transport de marchandises en milieu urbain africain sont :Ils assurent l’approvisionnement quotidien des marchés urbain en marchandises. La rapidité de transfert des marchandises du fait des congestions. Ces moyens de faible capacité sont performants que les pousse-pousse, brouettes et charrettes utilisés auparavant. Ils sont adaptés aux petits volumes de marchandises, à tous types de marchandises et à la capacité financière des commerçants.

     

    -Les solutions pour faire de ces engins des moyens de transport durable de marchandises : Réglementer ces moyens de transport, professionnaliser leurs activités, adapter les infrastructures de transport à ces moyens de transport.

    4- Les besoins de modernisation des ports en Afrique pour un développement du transport des marchandises

    -La place des ports maritimes africains dans le transport de marchandises : les ports maritimes africains sont d’une grande importance car ce mode représente 80 à 90% du commerce extérieur.

     

    -Importance des ports secs : l’idée de ports secs est de rapprocher les pays enclavés des ports maritime. Ils permettent non seulement de décongestionner les ports maritimes, mais également de réduire les couts de la logistique. La plupart des constructions de ports secs demeure en phase de projet en Afrique en raison de la défaillance des infrastructures de connexion (routes, rails).   

     

    -les solutions pour faire participer les ports africains au transport durable des marchandises dans 10-15 ans : Il faut adapter les politiques et réglementations des ports africains aux normes internationales. Moderniser les ports africains, renforcer les mesures de sécurités et de sureté des ports.

    5-La mobilité des marchandises en zones rurale Africaine

     

    -Etat des lieux de la mobilité des marchandises dans le milieu rural africain :

    le milieu rural africain est caractérisé par une absence de véritable réseau routier (piste, et chemin) qui sont pour la plupart du temps tracés par la population elle-même (initiatives privées). Ces pistes qui servent à relier les exploitations agricoles sont en piteux états faute de véritables politiques de planification de la part de l’Etat. Certaines pistes qui sont l’œuvre des sociétés d’exploitation de bois restent sans entretien à la fin du projet.

    La précarité du réseau routier en milieu rural africain à pour conséquence l’utilisation des moyens de transport intermédiaires (MTI) : les deux et trois roues, les vehicules à traction animale, la marche à pieds, les Pick-up. Ceux-ci engendrent un ralentissement des transports des marchandises, des pertes de produits agricoles périssables, qui ont un impact sur le prix des marchandises dans le milieu urbain.

     

    -Les solutions pour une amélioration des mobilités des marchandises et des personnes en milieu rural africain : les Etats doivent initier des projets de reprofilage des voies rurales, créer des super marchés agricoles régionaux, faire revivre les sociétés et organismes du genre TP, encourager les initiatives privées (coopératives, start-ups, entreprises), créer des centres de groupage animés par les coopératives.

     

    La restitution des groupes a été suivie d’échanges. La 3è OMA matinée s’est achevée sur les mots de remerciement du Dr Kouassi Sylvestre, Directeur de l’OMA et le discours de clôture du Professeur GOGBE Téré, Directeur de LARESP.

    Photo : Prof Kassi Irène, experte en Mobilité et Transport, Dr Kouassi Sylvestre, Directeur de l’OMA Afrique francophone, et Prof GogbéTéré, Directeur du  LARESP

     

    L’OMA adresse ses chaleureux remerciements  à tous les participants, notamment aux membres du LARESP, avec à sa tête,le Prof GOGBE.T pour l’accueil de l’équipe OMA. L’observatoire accorde un merci spécial au Professeur KASSI Djodjo Irène qui n’a ménagé aucun effort pour le bon déroulement de cette activité.

    laurence UllmannKouamé Sylvestre KOUASSIKouakou Noel KouameJerry Rawlings MbabaliJoseph SemujuKouamé Julien KOUASSIKouamé Serge KOUAKOUAMENAN BEATRICE KOUAMEKOUASSI ERIC KOUAKOUmarie-pascale bayeSiaka Ouattara KrapaNEMELOH SOROVAKARAMOKO BAMBARichmond KANGAHAboubakar KONESALIFOU COULIBALYYao SAGNAyao marius yaYao Thierry ANIAssetou Cecile KoheKoffi Kanh Désiré N'GUESSANGnankon Estelle  Gisèle KABRANRamatou YEOHKOUASSI BENJAMIN LAURENT DIBY