La Chine monopolise les transports en Afrique à travers une frénésie de projets (Routes, trains, ports)

Version 2

    Développer les transports en Afrique est plus que jamais une priorité pour l'Empire du Milieu. Si la Chine a décidé de tisser sa toile ferroviaire, routière, portuaire en Afrique, de façon méthodique et inlassable, c'est qu'elle n'en a guère le choix. La croissance au pays s'essouffle, il faut impérativement s'exporter, trouver des débouchés pour des entreprises leaders dans leur domaine, notamment dans les infrastructures.

     

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    Un train de la ligne de chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti, construite par la Chine. ©EthioEmbassyUK

     

     

    Quel meilleur terrain qu'un continent quasiment dépourvu de lignes de trains fiables et rapides, de routes larges et sécurisantes, de ports capables d'accueillir un trafic maritime de plus en plus intense ? Les Chinois construisent même des aéroports. Au total, 50 milliards de dollars sont investis chaque année dans les infrastructures, la moitié dans les transports.

     

    Des milliers et des milliers de kilomètres de routes sont construits partout en Afrique, et surtout des nouvelles lignes de chemin de fer : Addis-Abeba/Djibouti inauguré en janvier dernier, Nairobi-Mombasa en 2017, sans compter la ligne entre l'Angola et la province congolaise du Katanga. Un point commun : on relie l'intérieur du continent à la côte.

     

    Il faut être capable de faire sortir rapidement et de façon sécurisée les matières premières ou d'autres biens. De contrôler tous les éléments de la filière. Mombasa, c'est le grand port d'exportation vers l'Asie, la porte de l'Afrique de l'est, ce n'est pas un hasard si Xi Jinping, president de la chine, veut le relier par le rail au Rwanda, l'un des pays les plus dynamiques de la région.

     

    En matière de transports, ce qui intéresse les Chinois, c'est le transfert des matières premières. Mais aussi le marché africain, le transport de voyageurs. C'est notamment le cas en Afrique de l'ouest. Des nouveaux trains au Nigéria, des projets entre le Sénégal et le Mali, et puis la fameuse boucle ferroviaire au Niger et au Bénin.

     

    Après l'échec du français Bolloré, les Chinois sont en embuscade.

     

    Le rêve de Pékin ? Un quadrilatère entre les océans Atlantique et Indien, la Méditerranée et l'Afrique australe. Une autoroute multimodale, qui associe plusieurs moyens de transports.

     

     

    http://www.rfi.fr/emission/20180723-xi-jinping-afrique-chine-secteur-transports-mombasa-rail-boillot