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En 2005, dans le monde on recensait 551 millions d’automobiles en activité et chaque année près de 50 millions de nouvelles voitures les rejoignent sur les routes. Si les Etats-Unis détiennent le quart du parc mondial, on estime que la Chine en possèdera bientôt un autre quart… La voiture est synonyme de gain de temps pour 94% des personnes interrogées dans le monde, ce qui la rend quasiment incontournable.

 

Cependant le site www.notre-planete.info relativise. « Là où les distances sont courtes et/ou où il y a de bons transports publics, certains font de la résistance. Près du tiers des familles au Danemark, par exemple, se passe de voitures».

 

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Source : www.smat-toulouse.fr

 

D’ailleurs les voitures ne sont pas éternelles. Environ 35 millions sont retirées de la route chaque année. Que deviennent-elles ? Quelle est leur empreinte lors de leur passage sur terre ? Et doit-on les comparer à n’importe quel produit ?...

 

La prise en compte du cycle de vie complet

 

Le cycle de vie d'un produit prend en compte l’ensemble des activités qui entrent en jeu dans la fabrication, le transport, l'utilisation et l'élimination du produit en question. Ce cycle est généralement illustré par une série d'étapes, depuis la production jusqu'à l'évacuation finale.

 

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthodologie d’évaluation des impacts sur l’environnement des produits et des services encadrée en France par les normes ISO 14040 et 14044.

 

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Les étapes du cycle de vie d’un véhicule » (Source : skyrock.com)

 

Du choix des matériaux qui vont le composer jusqu’à son recyclage, en passant par son utilisation et sa maintenance, un véhicule est désormais conçu et exploité de façon à limiter au maximum ses impacts.

 

Aujourd’hui la part purement recyclable des véhicules est de 85% environ. Pour les matériaux difficilement recyclables, le but est de les utiliser en tant que combustible afin de valoriser leur potentiel énergétique.

 

Mais que faire des résidus automobiles perdus (RAP), mélange de caoutchouc, plastiques, métaux non-magnétiques, liquides, dont certains sont toxiques et/ou dangereux ?

 

Dans les pays de l’Union européenne, les RAP représentent 10 pour cent des déchets dangereux, rappelle le portail notre-planete.info : « D’où de multiples pressions pour rendre l’automobile plus facile à démanteler et à recycler et pour amener les constructeurs à utiliser des matériaux et des procédés plus propres lors de leur conception. »

 

Une loi japonaise exige des compagnies automobiles qu’elles encaissent auprès des acheteurs jusqu’à 18 000 yens par véhicule (175 Euros) pour payer la récolte et le recyclage des RAP ainsi que des chlorofluorocarbones dans les climatiseurs et les airbags.

 

L’Union européenne a voté une loi exigeant des constructeurs qu’ils payent le recyclage des déchets toxiques des vieilles voitures.

 

L’écoconception et le choix des matériaux

 

L’écoconception consiste à intégrer des caractéristiques environnementales dans la conception d’un produit en vue d’en améliorer la performance tout au long de son cycle de vie.

 

La nouvelle Citroën C4 Cactus est un bon exemple grâce aux efforts d’allègement effectués par le choix des matériaux notamment. Ainsi, la plus légère des C4 Cactus ne dépasse pas une tonne (965kg). La consommation réduite en carburant ( 82 g de CO2/km soit 3,1 l/100 km en version diesel BlueHDi 100) permet de faire des économies et de minimiser l’impact environnemental à l’utilisation. Grâce au travail réalisé sur l’optimisation du poids, la consommation de pièces d’usure a également pu être diminuée de manière significative.

 

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Nouvelle Citroën C4 Cactus

 

Les « éco-matériaux » contribuent de fait à alléger le véhicule en diminuant l’impact environnemental lors de la fabrication (-43% de consommation d’eau).

L’intégration de fibre de chanvre dans une pièce plastique (voir encadré), en remplacement de la fibre de verre, permet de réduire de 14% son impact sur le réchauffement climatique au cours de l’ensemble du cycle de vie.

Au total, les coûts d’utilisation de la Citroën C4 Cactus ont été réduits de près de 20% par rapport aux référents du segment des berlines compactes.

 

Fabrication : les efforts des constructeurs

 

Selon notre-planete.info une voiture pesant 1 450 kilogrammes contient 800 kg d’acier, 180 kg de fer, 112 kg de plastique, 86 kg de fluides, 85 kg d’aluminium et 62 kg de caoutchouc. « La main d'œuvre ne représente que 10% des coûts de production d'un véhicule, contre 60% pour les matières premières et le reste en énergie, transport, etc. Il est donc souvent plus rentable de stopper la production que d'immobiliser de la trésorerie, bien que pendant ce temps les salariés sont payés à 100% », explique un porte-parole du groupe PSA.

 

On estime que la pollution associée à la fabrication d’une voiture est globalement équivalente à celle générée par deux années d’utilisation. Le Joint Research Center (JRC, Centre de recherches conjoint de la Commission européenne) a publié une analyse globale sur le sujet en mars 2008. Selon le JRC, la fabrication d’une voiture à essence émet en moyenne 4, 3 tonnes de CO2. Si on ajoute les postes « pièces de rechange » et « fin de vie », le total se monte à 4, 8 tonnes (ou 3, 87 tonnes de CO2 par tonne de voiture ; le poids moyen d’un véhicule essence étant de l’ordre de 1.240 kg).

 

L’assemblage consommerait en moyenne 150 000 litres d’eau. Divers détergents sont utilisés, des solvants, des enduits et d’autres produits chimiques.

 

Cette prise de conscience conduit les constructeurs à multiplier les efforts pour rendre plus « propre » leur industrie et plus « verte » leur image.

 

Le constructeur suédois Saab (qui continue ses activités sous la marque NEVS depuis 2016) a réduit de 80 pour cent les solvants qu’il utilise depuis les années quatre-vingt dix. Aujourd’hui, la fabrication d’une voiture SEAT réclame 50 % d’énergie et 23 % d’eau en moins que ses concurrents européens. Elle génère 65 % moins de CO2.

 

Le constructeur espagnol recycle aussi ses eaux usées (-22% sur la facture énergétique). Avec un important tri sélectif et le remplacement de produits polluants, comme certains solvants, la réduction de déchets est supérieure à 40 %.

 

L’objectif de SEAT est de réduire l’impact écologique de la fabrication de 25 % d’ici 2018. D’après Canal + il serait déjà atteint.

 

Transport & distribution, des normes de plus en plus contraignantes

 

Les transports de marchandises, émetteurs de gaz à effet de serre, sont une autre source majeure de pollution.

 

La Norme euro a été mise en place par l’Union européenne en 1988 pour les véhicules lourds (norme Euro 0 à VI) afin de limiter les émissions de polluants liées aux transports routiers. Elle fixe des normes de plus en plus contraignantes pour les constructeurs. Ainsi, tous les véhicules neufs doivent être conformes à la norme Euro VI qui imposent des valeurs limites d’émissions des oxydes d’azote (NOx), du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures (HC) et des particules.

 

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Iveco Eurocargo Euro VI

 

Par rapport à la norme Euro V, Euro VI impose une réduction supplémentaire des valeurs limites de 80 % pour les oxydes d’azote, de 50 % pour les particules et de plus de 70 % pour les hydrocarbures.

 

Ainsi en 23 ans (entre Euro 0 et Euro VI), les NOx auront été divisés par 36, les HC par 18 et les particules par 35. Ces normes Euro ont permis de développer des progrès technologiques sur les moteurs permettant de diminuer la consommation moyenne en carburant des véhicules.

 

Il y a sans doute d’autres pistes de progrès à explorer afin de minimiser la pollution des poids-lourds. Par exemple, le conditionnement ne permet pas toujours une optimisation du remplissage des camions de livraison. La formation à l’éco-conduite est une piste supplémentaire.

De meilleures performances à l’usage

 

 

Plus de 80 pour cent de l’impact énergétique d’une automobile sont dus au raffinage du carburant, à son transport et à la combustion.

Selon le JRC, un véhicule diesel roulant 238.750 km (la moyenne européenne) émettra 6 kg de particules fines PM2,c5 (2,5kg associés à la fabrication du carburant et 3,5 associés à son utilisation). Le JRC a également chiffré les émissions de particules fines liées aux postes « construction » et « pièces de rechange » ; ensemble, ces émissions représentent l’équivalent de 35.812 km roulés.

 

Poussés par la réglementation et la volonté de présenter un bilan acceptable, les constructeurs améliorent constamment les performances de leurs produits. Les nouvelles générations de véhicules permettent en moyenne une diminution de 20% de l’impact sur le réchauffement climatique (jusqu’à -45% sur les motorisations hybrides). Et le moteur thermique devrait encore voir son efficacité énergétique quasiment doubler d’ici à 2030.

 

PSA Peugeot Citroën présentait en 2013 les meilleures performances d’émissions de CO² en Europe, avec 116,2g/Km en moyenne.

La solution serait-elle la voiture électrique ? Bien sûr, elle ne pollue pas lorsqu’elle roule, mais son bilan environnemental global doit prendre en compte la production de l’électricité consommée, ainsi que celle utilisée pour la fabrication de la batterie. Cela dépend donc du mode de production électrique de chaque pays.

 

En France, la collecte des batteries et les accumulateurs usagés exige le recyclage de tous les accumulateurs au plomb (minimum de 65%), au nickel/cadmium (minimum de 75%) ainsi que le recyclage de 50% des matériaux contenus dans les autres types de piles et accumulateurs.

Dans le cas du lithium utilisé dans les batteries des VE, la plupart des procédés de recyclage en sont au stade pilote ou font l’objet d’études en laboratoire.

 

Des rames de tramways recyclables à 90 %

 

Pour tous les produits, et notamment ceux dont la durée de vie est courte, la fin de parcours est source d'impacts environnementaux significatifs. C'est donc une piste d'éco-conception prioritaire. Les matériaux recyclés peuvent ainsi réintégrer le cycle de fabrication d’un véhicule pourvu qu’ils assurent la même qualité de performance et de sécurité.

 

Maintenant que faire des matières plastiques formulées à partir du pétrole, une ressource fossile dont les réserves s’épuisent et dont la consommation mondiale est en partie responsable de l’aggravation de l’effet de serre ?

 

La quantité de déchets plastiques à traiter n’a cessé de croître pour atteindre, en 2014, 25,8 millions de tonnes en Europe. Environ 40% du plastique recyclé provient de voitures en fin de vie et peut être réinjecté dans le cycle. Par exemple, le pare-choc de la Peugeot 208 est conçu intégralement en matériaux recyclés en répondant, bien entendu, à de strictes spécifications pour remplir sa fonction de base. Dans la Renault Captur, l’utilisation de matières plastiques recyclées est estimée à plus de 34 kg.

 

Les transports en commun sont également soucieux de leur impact sur l’environnement, c’est un choix politique important pour un territoire.

 

En plus d’utiliser une énergie propre et de transporter autant de personnes que 3 bus (standards) ou 50 voitures, le tramway Citadis est fabriqué en employant des matériaux tels que l’acier, l’aluminium ou le cuivre dont les filières de recyclage sont bien développées. Cette approche permet une recyclabilité de plus de 90 %.

 

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Le tramway Citadis (Source : www.smat-toulouse.fr)

 

Avec l’utilisation de nouvelles matières, d’autres filières vont-elles émerger ?

 

Quel sera le marché futur de la matière recyclée, avec quel cadre réglementaire ? Comment aussi assurer la sécurisation des matières premières et des métaux précieux? Et comment sera organisé à l’avenir le recyclage des batteries ?

 

En 2020 le marché automobile mondial devrait dépasser les 100 millions de véhicules neufs. Noé Lecocq, dans son rapport « Voitures électriques et CO2 : info et intox » [2012], précise qu’ “une tendance de fond doit être soulignée : la part relative de l’utilisation des véhicules (qui a toujours été dominante au niveau de l’impact CO2) a tendance à décroître, tandis que la part relative de la production des véhicules a tendance à augmenter. Cette tendance, liée à l’amélioration des motorisations existantes et à l’arrivée de nouvelles technologies de propulsion, rend plus nécessaire encore la prise en compte du cycle de vie complet.”

 

Le saviez-vous?

 

Nouvelles technologies, nouvelles matières, un vecteur d’innovation

 

Nos voitures embarquent de plus en plus de matières recyclées ou d’origine naturelle, comme dans la Hyundai IONIQ électrique et hybride, l’une des voitures les plus innovantes de sa catégorie en matière d’éco-matériaux.

 

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La Hyundai IONIQ, nouveau modèle en version électrique

 

Sa peinture utilise des ingrédients renouvelables extraits d’huile de soja. « Dans l’habitacle aussi, les éco-matériaux ont pris le pouvoir, écrit Le monde.fr, ainsi les habillages des portières sont réalisés dans un plastique naturel mélangé à des farines de bois et à de la roche volcanique. Et pourtant, impossible de le deviner : ce matériau a le même aspect qu’un plastique conventionnel ».

 

La Hyundai IONIQ emploie également des matériaux à base de canne à sucre pour son ciel de pavillon et ses tapis de sol. « Outre la préservation des ressources naturelles non renouvelables, cette technique offre deux autres avantages : ces éléments rejettent moins de composés organiques volatils (COV) néfastes pour la santé, et ils sont plus aisés à recycler en fin de vie du véhicule ».

 

Par Didier Rougeyron, journaliste

 

New Urban Agenda Promises Mobility for All

 

QuitoPanelMayors.jpgToday, the majority of people, an estimated four billion, live in urban areas. By 2050, the urban population could be up to six billion, according to population experts at the United Nations.

 

Rethinking the way we build, manage, live and transport ourselves in cities is center stage as the UN General Assembly embarks on its 72nd session this autumn.

 

That rethinking was formalized almost a year ago, in October 2016, at the UN Conference on Housing and Sustainable Urban Development, Habitat III, in Quito, Ecuador. There, 167 UN member states signed the New Urban Agenda, <http://habitat3.org/wp-content/uploads/NUA-English.pdf> an action-oriented document that sets global standards of achievement for sustainable urban development for the next 20 years.

 

The New Urban Agenda adopted at Habitat III aligns with many of the UN Sustainable Development Goals, particularly SDG 11 on making cities inclusive, safe, resilient and sustainable.

 

The document became official strategy when it got formal approval from the UN’s main legislative body, the General Assembly on December 21, 2016; member states adopted a resolution by consensus that “welcomes the adoption” of the New Urban Agenda.

 

The New Urban Agenda is not a legally binding agreement. It provides guidance to national governments, city and regional authorities, civil society, foundations, NGOs, academic researchers and UN agencies in their thinking about cities, urbanization and sustainable development.

 

Guidance is not binding, yet the New Urban Agenda now has formally supplanted the earlier Habitat Agenda as the UN’s main strategy for dealing with urbanization.

 

Sustainable mobility and innovative transport technologies are an integral part of the New Urban Agenda, which promotes "age- and gender-responsive planning and investment for sustainable, safe and accessible urban mobility for all, and resource-efficient transport systems for passengers and freight, effectively linking people, places, goods, services and economic opportunities..."

 

Access to public transport for people with disabilities, the poor and those living in informal settlements, is an important part of the New Urban Agenda.

 

The Agenda envisions "safe, inclusive, accessible, green and quality public spaces, including streets, sidewalks and cycling lanes, squares, waterfront areas, gardens and parks, that are multifunctional areas for social interaction and inclusion, human health and well-being..."

 

The 167 signatory nations committed themselves to the "generation and use of renewable and affordable energy, and sustainable and efficient transport infrastructure and services, where possible, achieving the benefits of connectivity and reducing the financial, environmental and public health costs of inefficient mobility, congestion, air pollution, urban heat island effects, and noise."

 

"We commit ourselves to adopting a smart-city approach that makes use of opportunities from digitalization, clean energy and technologies, as well as innovative transport technologies..." they stated.

 

Transportation safety measures are written into the New Urban Agenda, which says, "We will take measures to improve road safety and integrate it into sustainable mobility and transport infrastructure planning and design."

 

The signing countries agreed "to actively protect and promote pedestrian safety and cycling mobility, with a view to broader health outcomes, particularly the prevention of injuries and non-communicable diseases."

 

They agreed to develop and implement comprehensive legislation and policies on motorcycle safety, given the disproportionally high and increasing numbers of motorcycle deaths and injuries globally, particularly in developing countries.

 

"We will promote the safe and healthy journey to school for every child as a priority," they stated.

 

Other priorities outlined in the New Urban Agenda are: encouraging urban–rural interactions and connectivity by strengthening sustainable transport and mobility; new technology that enables shared mobility services; and prioritizing non-motorized options such as walking and cycling over private motorized transportation.

 

The Agenda includes equitable “transit-oriented development” that minimizes the displacement, in particular, of the poor, and features affordable, mixed-income housing and a mix of jobs and services.

 

Better and coordinated transport and land-use planning would lead to a reduction of travel and transport needs, enhancing connectivity between urban, peri-urban and rural areas, including waterways; and transport and mobility planning, particularly for small island developing States and coastal cities, the Agenda states.

 

The Agenda supports urban freight planning and logistics concepts that enable efficient access to products and services, minimizing their impact on the environment and on the liveability of the city, and maximizing their contribution to sustained, inclusive and sustainable economic growth.

 

"We will take measures to develop mechanisms and common frameworks at the national, subnational and local levels to evaluate the wider benefits of urban and metropolitan transport schemes, including impacts on the environment, the economy, social cohesion, quality of life, accessibility, road safety, public health and action on climate change, among others," the signatories pledged.

 

Funding, well, funding is always an issue.

 

The signing governments pledged to "...encourage national, subnational and local governments to develop and expand financing instruments, enabling them to improve their transport and mobility infrastructure and systems, such as mass rapid-transit systems, integrated transport systems, air and rail systems, and safe, sufficient and adequate pedestrian and cycling infrastructure and technology-based innovations in transport and transit systems to reduce congestion and pollution while improving efficiency, connectivity, accessibility, health and quality of life."

 

"We will also consider establishing urban and territorial transport infrastructure and service funds at the national level, based on a variety of funding sources ranging from public grants to contributions from other public entities and the private sector, ensuring coordination among actors and interventions as well as accountability," the signatories state.

 

To see how well implementation of the New Urban Agenda is coming along in its first year, mayors, local and regional leaders and representatives of the Global Taskforce of Local and Regional Governments attended a high-level meeting on September 5-6 in New York, convened by then President of the UN General Assembly Peter Thomson of Fiji, just before the opening of the 72nd Session of the General Assembly.

 

The meeting discussed the report of the Independent Panel to assess and enhance the effectiveness of UN Habitat after the adoption of the New Urban Agenda.

 

Governments made it clear that they are not interested in the creation of a new UN body to coordinate global action on sustainable urbanization.

 

In its report, the eight-member panel, which includes Paris Mayor Anne Hidalgo, calls for a formal role for a Local Government Committee in a renewed UN Habitat governance structure.

 

Panel co-chair, the new United Cities and Local Governments President Parks Tau, who was the mayor of the city of Johannesburg, South Africa from 2011-2016, told the conference, “The challenges are so great that there needs to be total change in the way we approach development and we will need to include a greater number of actors."

 

Amina Mohammed of Nigeria, who serves as UN deputy secretary general, opened the two-day meeting on the New Urban Agenda saying, "Cities are hubs of promise, jobs, technology and economic development."

 

"When built with low-emission development in mind, they are the most environmentally sustainable habitats possible – showcasing the safest and most efficient public transport systems and energy conserving buildings and homes in the world," said Mohammed.

 

"Over 80 percent of the global GDP is generated in urban areas, and they are where most new ideas, innovations, inventions and collaborations are taking place, especially with our young people," she said.

 

Cities are centers of promise and innovation, and they are also the epicenter of many of the challenges of sustainability, said Mohammed.

 

"They are responsible for the majority of greenhouse gas emissions and energy consumption. They are home to the majority of the world’s refugees, where disasters strike hardest, and often flashpoints of social unrest and conflict," said Mohammed.

"It is clear that it is in cities where the battle for sustainability will be won or lost."

 

The 167 nations backing the New Urban Agenda agreed to encourage the General Assembly to hold the fourth United Nations Conference on Housing and Sustainable Urban Development in 2036, within a renewed political commitment to assess and

consolidate progress of the New Urban Agenda.

 

Cities in the Driver’s Seat

 

Making transport sustainable for all city residents is a prominent part of the New Urban Agenda, say Holger Dalkmann, Dario Hidalgo and Thet Hein Tun writing on the World Resources Institute website on October 13, 2016.

 

"This demonstrates the international development community’s recognition of how important mobility is for prosperity, social inclusion and environmental sustainability. Making that vision a reality presents challenges to city leaders who struggle to address the immediate need to move people from homes to jobs with limited resources."

 

"In many cases, cities continue with old, unsustainable models that rely too heavily on cars and roads. And the problems of traditional transport - including traffic fatalities and the health effects of air pollution - will continue to be felt primarily by society’s most vulnerable," they write.

 

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Electric bus in Nottingham, a city in central England’s Midlands region,
(Photo by Railway Dave and Jim Freebury)

 

Between 2000 and 2015 the use of motor vehicles worldwide jumped 67 percent to 24 trillion vehicle kilometers (15 trillion miles) from 14 trillion (8.7 trillion miles).

 

During that period, the total number of vehicles on the road surged 49 percent to 992 million from 664 million, reflecting the growing urban middle class in developing countries.

 

Electric vehicle stock grew too, but still accounted for just one million in 2015, up from fewer than 20,000 vehicles in 2010.

 

While new technologies such as e-hailing apps provide flexibility and convenience, these ad hoc private services further increase the focus on cars for mobility, rather than inclusion in a comprehensive transit plan that fosters the use of clean modes like walking and cycling.

 

Addressing these challenges will be essential if cities are to achieve the New Urban Agenda’s sustainable transport goals.

WRI’s World Resources Report: "Towards a More Equal City" examines this issue in a working paper that looks at the possible policies city governments can use to propel their communities towards sustainable urban mobility.

 

Transport Sector Gears Up for 2017 Climate Summit

 

The Paris Process on Mobility and Climate (PPMC), a joint initiative of the Partnership on Sustainable, Low Carbon Transport (SLoCaT) and Michelin Challenge Bibendum, was established in 2015 to give greater visibility to transport within the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) and other global processes on climate change.

 

 

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The Paris Process on Mobility and Climate sets eight priorities for the Global Macro Roadmap, 2017
(Graphic courtesy PPMC)

 

 

The 2015 Paris Agreement on climate and its ambitious target of reducing temperature increase to well below 2 degrees Celsius and moving towards 1.5 degrees Celsius was "successfully negotiated by political decision makers," the PPMC says in an August 4 Draft Planning Note for the upcoming UN climate conference. Now the task is to turn that commitment into lower temperatures.

 

That task will be taken up by world leaders at the 23rd Conference of the Parties to the UNFCCC, known as COP23. It will be held November 6-17 in Bonn, Germany, hosted by the government of Fiji.

 

Among the PPMC's objectives for COP23 are "to increase synergy between the transport work in the climate process and delivery of the SDGs, the New Urban Agenda and other Global Agendas on sustainable development with relevance for transport in a manner that helps to realize the 2030 Sustainable Development Agenda motto, 'Leave no one Behind.'"

 

Transport stakeholders, organized in the PPMC, strongly believe that it is key that individual sectors, including the transport sector, will play an increasingly active role in discussions in the UNFCCC over the next three years to help ensure that the gap between the political “well-below 2 degrees” target and committed actions by all stakeholders (Parties, cities and regions and private sector) is reduced as quickly as possible.

 

This will require the transport sector to show greater leadership on what pathways to take and to demonstrate commitment from key stakeholders.

 

The PPMC is taking a leadership role through is Global Macro Roadmap: An Actionable Vision on Decarbonized and Resilient Transport,<http://www.ppmc-transport.org/wp-content/uploads/2016/11/Global-Macro-Roadmap-Consultation-Draft-March-2017.pdf> which covers a 2020-2050+ timeline. It identifies eight areas of action with short-, medium-, and long term milestones for the decarbonization of the transport sector.

 

The Global Macro Roadmap will focus on identifying a balanced package of actions taking into account the main sustainable transport paradigm which combines "Avoid (reduce unnecessary travel through land use planning or logistics redesign and halting counterproductive regulation that incentivizes travel by individual motorized vehicles), Shift (shift movement of goods and people to the most efficient modes, by scaling up good practices) and Improve (improve environmental performance of fuels and powertrains, intermodality and transport management)."

 

In its Global Macro Roadmap, the PPMC is upbeat, saying, "The manner in which the UNFCCC process is unfolding, with a strong focus on increased ambition level and acknowledgement of the need for long-term strategies provide the Transport sector with a well-positioned platform to inform countries through the Global Macro-Roadmap on possible pathways to transform the transport sector and to scale up ambition."

 

Conferences Keep Transport Moves on Track

 

The New Urban Agenda aims to do something different from earlier UN-Habitat agreements. It views cities as living, breathing organisms. Previous efforts to create sustainable cities have looked at poverty, sanitation, climate change, transportation and infrastructure as separate issues.

 

To get the New Urban Agenda moving after a short period of stagnation right after the Habitat III conference in Quito, more conferences are in the works.

 

One year after Habitat III, the Cities Conference, set for October 2-6 in Santiago, Chile, focuses on the implementation of the holistic New Urban Agenda in Latin America and the Caribbean for inclusive, safe, resilient and sustainable cities.

 

The Cities Conference will be held at the headquarters of the Economic Commission for Latin America (ECLAC) in Santiago, one of the five regional commissions of the United Nations.

 

In order to build on the commitments adopted at Habitat III, the Cities Conference focuses on the strategic aspects and mechanisms for the implementation and monitoring of the New Urban Agenda in Latin America and the Caribbean.

 

On the last two days in Santiago, the focus will be on the Transformative Urban Mobility Initiative (TUMI), an ambitious initiative launched at HABITAT-III in Quito with many partners, such as multi-lateral development banks, associations of cities, German federal aid and development agencies, the C40 Cities Climate Leadership Group, ICLEI, the Institute for Transportation and Development Policy and UN-Habitat.

 

TUMI combines the expertise and knowledge of all its partners and supports cities in developing countries and emerging economies in implementing sustainable urban mobility projects. That combination came to the fore in the first TUMI conference, held this past spring.

 

From May 31 through June 2, more than 80 transport officials engaged in a conference run by TUMI alongside the International Transport Summit 2017 in Leipzig, Germany, highlighting the relevance and the potential of stronger collaboration on urban mobility governance in African cities.

 

“Transport as usual is not an option,” said Dr. Tania Rödiger-Vorwerk, deputy director general for strategy and policy planning of the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development, in her opening address.

 

"Inadequate infrastructure and services hinder economic development of cities and countries around the world every day. Africa alone loses two percent of its economic potential each year. While trying to enhance quality, safety and affordability of sustainable mobility options for their citizens, transport officials are often confronted with the need to think out of the box and create wide coalitions, even with initially opposing stakeholders."

 

Many ambitious mobility projects are in preparation in Sub-Saharan cities. Addis Ababa, Daressalam and Cape Town have proven the potential for urban transformation through bus rapid transit, light rail systems and non-motorized transport infrastructure.

 

To succeed, mobility projects need to be well framed within local policies and citizen needs. They must include the right stakeholders and technical and political capacity for transport built up must be ensured.

 

The need for strong political leadership and institutions was highlighted as the key to sustainable infrastructure solutions during the conference.

 

Throughout the meetings, past and upcoming, participants are looking forward to the upcoming World Urban Forum in 2018, with the view that this current reporting period will be critical to implementation of the New Urban Agenda.

 

Mesoamerica’s Transportation Agenda Earns Support

 

To support development in intermodal transport, cargo logistics, and urban mobility, the Inter-American Development Bank will provide a total of US$800,000 through technical cooperation grants of $400,000 each for the Strategic Program for Infrastructure Development and the Strategic Program for Integration Development.

 

The beneficiaries will be Mesoamerican Project member nations: Mexico, Belize, Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama, and the Dominican Republic.

 

The Pacific Corridor component will fund an operational study and investment plans to identify and prioritize high-impact transport and logistics projects in the corridor countries, with special emphasis on the Northern Triangle nations - Guatemala, Honduras, and El Salvador.

 

The operation’s goal is to contribute to the Mesoamerican region’s logistics development through studies and action plans aimed at generating regional transportation and logistics strategies.

 

The project is planning to promote regional investment plans; support the transformation of the Pacific Corridor, which is part of the Inter-American Network of Mesoamerican Roads running from Puebla, Mexico, to Panama City; and foster the implementation of National Logistics Plans.

 

Transportation projects can facilitate intraregional trade, says Gina Montiel, the IDB’s manager of the Central America, Mexico, Panama, Haiti and the Dominican Republic.

 

Maximizing logistics performance and infrastructure investments in the region is still a key pending subject on the road to buttress Mesoamerica’s and Central America’s competitiveness," said Montiel.

 

This support is aimed at offering planning and prioritization instruments for strategic transport and logistics infrastructure to boost connectivity and improve logistics performance and border management in the region.

 

The project, expected to be completed in 24 months, will receive an additional US$120,000 in counterpart funds, taking the grand total to US$920,000.

 

Joburg to Invest Billions in Bus Rapid Transit

 

The City of Johannesburg and public transport operators have signed a the landmark Negotiation Framework Agreement which will open the way for starting negotiations on the city’s R2.2 billion planned investment into the expansion of the Rea Vaya Bus Rapid Transit System (BRT) and it will affect public transport operators.

 

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Rea Vaya buses lined up near the soccer stadium in Johannesburg, South Africa. 2010
(Photo by AfricanGoals2010)

 

The agreement was signed earlier this month by the Johannesburg Mayor Herman Mashaba and the representatives of different public transport operators for the transformation of public transport between the Joburg Central Business District; Alexandra; Sandton; Midrand and Ivory Park at Marks Parks Sports Club in Emmarentia, Johannesburg.

 

This expansion will be through the planned introduction of the third phase of the BRT which will contribute significantly to the movement of people who work and live in the City of Johannesburg," said Mayor Mashaba.

 

"One of the biggest obstacles to employment is the inability of people to access efficient transport," the mayor said. "The introduction of the third phase of BRT will make it easier for many of our residents, particularly those from our previously forgotten communities, to connect to needed economic opportunities."

 

The City of Johannesburg is planning for a rollout of integrated public transport, integrating the existing bus rapid transit system Rea Vaya; Metrobus; provincial subsidized services and mini-bus taxis.

 

We are also increasing our investment in improving our road infrastructure - with a focus on improving traffic light functioning through our joints policy rollout and increasing the deployment of JMPD [Johannesburg Metro Police Dept.] to reduce congestion at traffic hot spots,” explained Mayor Mashaba.

 

The negotiation agenda includes developing and signing agreements on the establishment of a Bus Operating Company made up of shareholders who were public transport operators operating on the route of the Rea Vaya, and empowerment opportunities for previously disadvantaged operators.

 

The signing of the agreement is a major milestone in implementing an integrated public transport plan which will contribute not only to improved quality public transport for all residents but will also promote the economic empowerment of the mini bus taxi industry,” said Transport Councilor Nonhlanhla Makhuba.

 

We can now work at full steam to rollout the next phase of Rea Vaya which will bring safe, reliable and affordable public transport between Alexandra, Sandton and the Inner City with dedicated trunk routes along Louis Botha and Katherine Streets by October 2018," she added.

 

The City of Johannesburg is also continuing to upgrade, maintain and build new taxi rank and public transport interchanges including the new Johannesburg International Transport Interchange for cross border and long distance trips.

 

The City of Johannesburg recently launched a dedicated public transport lane, known as the Sandton Public Transport Loop, that includes stops and shelters with bus information for passengers.

 

Analyzing Transport Innovation With TRIMIS

 

The European Commission has launched an online tool to help analyze the effectiveness of transport innovation in delivering the European Union’s energy and transport strategy

 

The Transport Research and Innovation Monitoring and Information System, or TRIMIS, maps and analyses research trends and innovation capacities across Europe's transport sector.

 

TRIMIS supports transport policy makers and researchers by helping to identify innovations with the greatest promise for the future, and aid policy makers to focus on areas where public intervention can create the highest added value.

 

Transport research projects are arranged within the seven Strategic Transport Research and Innovation Agenda (STRIA) roadmaps that were adopted in the "Europe on the Move" package in May. These cover: cooperative, connected and automated transport; transport electrification; vehicle design and manufacturing; low-emission alternative energy for transport; network and traffic management systems; smart mobility and services; and infrastructure.

 

TRIMIS will monitor the effectiveness of research funded at EU or Member State level by assessing how research projects contribute to a clean, connected and competitive European transport system.

 

The TRIMIS platform, developed and implemented by the JRC on behalf of Directorate-General for Mobility and Transport, is an evolution of the Transport Research & Innovation Portal, which it replaces, and incorporates the TRIP database of over 10,000 EU and national transport research projects.

 

TRIMIS is designed as an open-access information and knowledge management system. In the core of it is a database of transport projects and programs, as well as transport technologies and innovations.

 

This will help gather and disseminate information on the status of research and innovation and ensure a systematic horizon scanning.

 

TRIMIS will include modules for mapping and analysis of new and emerging transport technologies, R&I investments and capacities, with the aim to assess their impact on the EU transport system, including current developments and future implications.

 

In this way, it will support the implementation of the STRIA roadmaps, by monitoring progress against a set of relevant key performance indicators and scoreboards for each roadmap.

 

Finally, TRIMIS will act as a general source of information and data on transport research and innovation, communicating progress and issues to be addressed to policy makers, Member States experts and authorities, research organizations, as well as to the industrial and financial communities.

 

The seven Strategic Transport Research and Innovation Agenda (STRIA) Roadmaps aim for a more integrated and effective transport system across Europe, and to make better use of innovation and new technology in transport.

 

By Sunny Lewis – Environment News Service

www.ens-newswire.com

 

La semaine européenne de la mobilité (SEM) a lieu chaque année du 16 au 22 septembre dans de nombreuses villes afin de promouvoir « les bonnes pratiques régionales en matière de transport ».

 

En cette année de mobilisation planétaire pour le climat, la 16e SEM avait pour objectif « d’inciter le plus grand nombre de personnes à adopter une démarche éco-citoyenne pérenne en privilégiant les déplacement doux et alternatifs à la voiture particulière ».

 

Au même moment, la France lançait les Assises nationales de la mobilité. Le but est de déterminer de quels transports du quotidien les Français auront le plus besoin dans les prochaines décennies.

 

L’année s’achèvera par la 23e conférence de l’Onu sur le climat (COP23) qui devrait avoir lieu à Bonn (Allemagne).

 

Pour une mobilité propre, partagée et intelligente

 

Chaque année, la semaine de la mobilité propose un thème de réflexion et d’actions pour inciter les citoyens et les collectivités à opter pour des modes de déplacements plus respectueux de l’environnement. Cet axe, autour duquel des activités sont organisées par les autorités locales des villes participantes, est susceptible d’impulser une dynamique de changement des comportements.

 

C’est du moins l’ambition de l’événement qui a connu au fil du temps des développements, des reculs et rencontré parfois un scepticisme poli.

 

Cette année, pour la 16ème édition, plus de 2400 villes se sont impliquées autour d’une thématique, si l’on ose dire « dans l’air du temps » pour « une mobilité propre, partagée et intelligente ». Afin de réduire ses émissions, il était ainsi conseillé de choisir des modes tels le covoiturage, les trajets à vélo ou bien encore les transports publics.

 


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« Partager pour aller plus loin » était le slogan de la semaine européenne de la mobilité 2017

 

Tout au long de la SEM 2017, divers temps forts ont été programmés, comme la Journée du transport public, les Journées nationales des voies vertes ou la Journée nationale de la qualité de l'air. Pour quelle efficacité réelle et d’ailleurs comment peut-on la mesurer ?

 

L’expérience européenne de la journée sans voiture

 

Le projet européen « Ma ville sans voiture », a été initié par la commissaire européenne à l’environnement, Margot Wällström en 2000.

 

Le mouvement a suscité maints débats et controverses, mais « il a surtout servi d’émulateur, avance Isabelle Allard sur consoglobe.com, en inspirant d’autres projets urbanistiques, préparant leur acceptation, comme le péage urbain de Londres (mis en place en 2003), le réseau vert de Hambourg, de manière indirecte le Vélib’ de Paris (début 2009) ou d’autres villes européennes, l’autolib’ ou encore le projet de transports urbains contrôlés par smartphone et imaginé par la ville d’Helsinki à l’horizon 2025 ».

 

Pour quel bilan ? La Suède, l’Italie, la Finlande, ou le Portugal continuent de soutenir le mouvement chaque année alors que d’autres (Allemagne, France, Royaume uni, Belgique) ont sensiblement ralenti. L’Autriche et la Hongrie qui ont quadruplé leur nombre d’inscrits entre 2002 et 2015 restent très actifs, tout comme l’Espagne, alors que le Danemark qui avait 67 villes participantes en 2002, n’en a plus aucune aujourd’hui.


« Les mesures effectuées par les autorités montrent pourtant clairement des incidences favorables sur les niveaux de concentration de polluants dans l’air ainsi que sur les niveaux de bruit ambiant,» écrit Isabelle Allard.

 

Dans un rapport publié en 2014, la ville de Bruxelles faisait notamment apparaître que la journée sans voiture permettait de diviser par 20 la présence de polluants dans l’air et une réduction des bruits variant de 1 à 10 db de moins selon les stations de relevés.

 

Favoriser une vraie prise de conscience

 

« Cette journée a donc surtout un caractère incitatif, mais elle permet aussi aux habitants des villes, en rompant avec leurs habitudes, de découvrir leur ville sous un autre angle et d’en profiter différemment : moins de bruit, un air plus respirable et des dangers en moins ».

 

Pour Olof Rabe, Mobility Projects Manager, Ville de Malmö en Suède, lauréate en 2016 du EUROPEAN MOBILITY WEEK Award, l’intérêt de la SEM en particulier, est d’essayer « de combiner l'événement avec un projet de développement de la ville ». Il s’agirait d’impliquer les habitants, des propriétaires fonciers, des chefs d'entreprise et d'autres parties prenantes qui sont plus affectées par l'événement et le projet de développement.


Un autre intérêt est de concentrer l'événement à un emplacement spécifique dans la ville. « Liez toutes les activités avec le thème, présentez les mesures permanentes sous la semaine et concentrez-vous plutôt moins, mais avec des activités plus claires et chaque jour », conseille Olof Rabe pour qui il est nécessaire de pouvoir évaluer l’ensemble du projet.

 

Qu’on soit convaincu ou non par ce type de manifestations, on admettra au moins qu’elles ont le mérite d’exister et que leur multiplication ne pourra que favoriser tôt ou tard une vraie prise de conscience.

 

"Décarboner la mobilité dans les zones de moyenne densité, c’est possible !" Voilà le message lancé par le Shift Project (Think Tank) à l’occasion des Assises de la mobilité qui ont démarré en France le 19 septembre 2017. Elles procèdent de la volonté gouvernementale de mieux répondre aux besoins de mobilité du quotidien des Français.

 

Le poids des nouvelles mobilités est certes encore faible comparé aux 32 millions de véhicules particuliers recensés dans le pays, mais il pourrait se renforcer en réponse aux besoins économiques et environnementaux. Particulièrement dans les zones mal couvertes par les transports en commun. Cela suppose de réduire l’utilisation de la voiture, favoriser le vélo (notamment électrique) et encourager le covoiturage.


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Une étude du Shift Project, un think tank qui œuvre en faveur d’une économie post-carbone, montre que ce sont les modes de transport les plus prometteurs pour obtenir la réduction des émissions. Avec le scénario "potentiel maximal", le rapport avance un gain de 3 milliards d’euros par an dans le cas du vélo (par rapport aux frais d'infrastructures et d'équipement actuels) et de 8 milliards d’euros pour le covoiturage !

 

D’ailleurs qui se souciait de partager son véhicule il y a encore quelques années ? Or, selon une enquête réalisée auprès des Français sur la mobilité au quotidien, et diffusée le 20 septembre par iDVroom, 56% des personnes interrogées disent pratiquer le co-voiturage de proximité ou pourraient se laisser tenter par cette pratique.

 

Avec de nouveaux services numériques, le covoiturage dynamique, parfaitement adapté aux trajets courts, permet de synchroniser, en temps réel, les demandes et les offres de trajets à partir d’applications nomades. Aujourd’hui, 400 000 membres font partie de la communauté iDVroom.

 

Réduire les fractures sociales et territoriales

 

Toujours en France, l'entreprise Réseau de transport d'électricité multiplie les initiatives pour inciter ses 8.500 employés à délaisser leurs voitures pour aller au bureau. RTE a doublé l'indemnité kilométrique pour ceux qui se déplacent uniquement à vélo, passant ainsi de 200 à 400 euros par an. Désormais, 5% des salariés se sont mis au vélo. Et ceux qui n'aiment pas le vélo sont incités à prendre les transports en commun. À Nantes, des lignes de bus ont été déplacées pour limiter le temps de marche des salariés.

 

La Semaine européenne de la mobilité est particulièrement l’occasion pour l’ADEME, l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, d’accompagner les collectivités et les entreprises à se lancer dans ce défi.

 

Les Plans de déplacements offrent des perspectives intéressantes pour les entreprises, collectivités locales et services des administrations qui souhaitent réorganiser les déplacements de leurs salariés, de leurs visiteurs, de leurs fournisseurs ou clients. Leur application montre qu’ils permettent d'augmenter sensiblement le nombre de salariés qui délaissent leur voiture, de limiter le nombre de places de parking et de favoriser l'usage du vélo, du covoiturage et des transports en commun. Des mobilités mieux organisées, plus solidaires, peuvent ainsi contribuer à réduire les fractures sociales et territoriales.

 

Smartphones et course à l’innovation

 

Lors de la SEM, l’accent a logiquement été mis sur l’essor des nouvelles applications ou plates-formes en ligne (covoiturage, autopartage, deux-roues en libre service etc.) destinées à encourager les citoyens à utiliser d’autres moyens de transport que la voiture individuelle. Les nouvelles technologies permettent déjà de rendre nos trajets plus efficaces, moins coûteux et, en principe, plus respectueux de l’environnement.

 

Utiliser son smartphone pour acheter et valider son titre de transport est aujourd’hui techniquement possible.

 

À l’ouverture de la Semaine Européenne de la mobilité, Wizway Solutions a interrogé les Français sur leurs attentes vis-à-vis d’un tel service. Quelles répercussions sur leur vie quotidienne et leurs habitudes de déplacement espèrent-ils ? 74% des possesseurs de smartphone le plébiscitent pour leurs déplacements dans les transports en commun, 2/3 des Français interrogés pensent que ce service améliorera leur quotidien et 40% considèrent qu’il incitera à utiliser davantage les transports en commun.

 

Certes, mais qui paie le coût sanitaire, social, environnemental des smartphones ? Que deviennent-ils en fin de vie ? Un téléphone portable compte plus de 60 métaux différents, or une vingtaine peuvent être recyclés au maximum actuellement.

 

Les bilans énergétiques fournis par Apple indiquent que l’iPhone 6 émet l’équivalent de 95 kg de gaz à effet de serre (11 % lors de l’utilisation, 85 % lors de la production, le reste en transport et recyclage).

 

7 milliards de smartphones ont été vendus dans le monde depuis 2007. Plus la taille de l’écran est importante, plus les impacts environnementaux sont élevés. Et la tendance est actuellement à des écrans de grande dimension.

 

La course à l’innovation est-elle alors le sésame pour assurer la transition vers un monde moins pollué?

 

Des Assises de la mobilité en France

 

La question sera sans doute au coeur des débats des Assises nationales de la mobilité en France, dont le coup d’envoi coïncidait avec la SEM.

 

Pendant trois mois, les élus, les associations professionnelles et organisations syndicales, ONG, entreprises du secteur des transports et de l’infrastructure et le grand public travailleront à définir les grandes orientations et les priorités d’investissements pour aboutir, début 2018, à une loi d'orientation des mobilités.

 

La nouvelle loi comportera notamment un volet sur la planification à dix ans des grands projets, avec une programmation de leurs financements sur cinq ans, ainsi qu'un volet sur les nouvelles mobilités.

 

Des groupes de travail et des rencontres régionales seront organisés autour de six thématiques : l’environnement, la révolution numérique, les fractures sociales et territoriales, l’intermodalité, la sécurité et la sûreté, la gouvernance et le financement. Une plateforme de consultation sera également ouverte en ligne à destination du grand public. L'ensemble du système de transport du pays doit être repensé d'ici la fin de l'année.

 

Le gouvernement français a déjà précisé que la priorité serait donnée aux transports du quotidien et à la rénovation.

 

Élisabeth Borne, la ministre chargée des Transports, reconnaît que les Assises cibleront davantage les voyageurs, « avec une attention particulière pour les zones rurales et périurbaines ».

 

Les enjeux liés au fret et la logistique seront-ils alors les grands absents des consultations lancées ces trois prochains mois? Pour autant, la ministre n’envisage pas la création d’une nouvelle écotaxe mais s’interroge sur la façon de faire participer les transporteurs routiers étrangers en transit au financement des infrastructures routières françaises.

 

Enjeux locaux, enjeux globaux

 

Une réflexion globale sur l’ensemble des enjeux stratégiques du modèle économique ferroviaire sera conduite en parallèle de ces Assises. Il sera intéressant d’en relever les conclusions à l’heure où Alstom et Siemens concluent le rapprochement de leurs activités dans ce secteur.

 

rail CO2.jpg « Le ferroviaire représente en France 1% du CO2 émis par le secteur des transports dans son ensemble, mais achemine 10% des voyageurs et des marchandises. »

 

De son côté, l’Union européenne prévoit l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires domestiques de voyageurs, dont les services régionaux. « L’hégémonie du transport routier en Europe constitue une faiblesse structurelle du point de vue environnemental mais aussi en matière de performance des économies européennes », affirme une récente étude du journal Les Échos.

 

Quel pourrait être alors le scenario de rupture? Comment adapter nos mobilités aux transformations qui agitent nos sociétés?

 

Lundi 25 septembre, le premier ministre français Edouard Philippe annonçait une enveloppe de 57 milliards d’euros dont 7 pour "développer les énergies renouvelables afin d’accélérer l’adaptation de la France aux enjeux du XXIe siècle ».

 

Le même jour, le porte-parole du gouvernement annonçait une hausse de 10 % des taxes sur le diesel en 2018. Ces taxes diesel pourraient augmenter de 31 centimes/litre d'ici 2022.

 

Un nouveau modèle pour atteindre « un avenir soutenable » serait-il en train de se matérialiser sous nos yeux?

 

Organisée par les îles Fidji, la 23e conférence de l’ONU sur le climat (COP23), se déroulera à Bonn, en Allemagne. La communauté internationale doit formaliser la rédaction du manuel de mise en place de l’Accord de Paris avant décembre 2018.

 

Le saviez-vous?

 

Marseille accueille les acteur du transport public

 

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Après les Rencontres nationales de Lyon qui ont enregistré un record de participation en 2015, l’ensemble des acteurs du transport public et de la mobilité se retrouvent à Marseille du 10 au 12 octobre 2017 pour partager les meilleures expériences dans les territoires, confronter les points de vue et découvrir les dernières innovations.

 

La thématique 2017 sera : « Territoires, innovation et concurrence,
les clés d’une mobilité durable au service des voyageurs".

 

Plus d’informations sur www.rencontres-transport-public.fr

 

 

Par Didier Rougeyron, journaliste

Movin'On Lab Team

The Shareables

Posted by Movin'On Lab Team Oct 8, 2017

Sharing Catches On

 

Ford Motor Company Executive Chairman Bill Ford believes car sharing and bike sharing form a wide and open path to "real environmental progress," the kind of clean sustainable mobility that cuts carbon pollution to limit climate change.

 

In the company's latest sustainability report, released August 25, Ford writes, “We know climate change is real and a critical threat, and we will continue to work with leaders around the world in support of ambitious global greenhouse gas reduction targets. At the same time, we have the opportunity to make real environmental progress as we move into a world of smart vehicles and smart environments, including car sharing, multi-modal transportation and dynamic shuttles."

 

On a snowy Paris evening in 2008, Travis Kalanick and Garrett Camp had trouble hailing a cab. So they came up with a simple idea - tap a button, get a ride.

 

Camp, the cofounder of StumbleUpon, and Kalanick, who had sold his Red Swoosh startup for millions in 2007, founded the ride hailing service, Uber in 2009 as UberCab. After a beta launch in May 2010, Uber's services and mobile app formally launched in San Francisco in 2011.

 

In the seven years since, transportation sharing services are sprouting up like dandelions after a spring rain - and growing quickly.

 

Now, Uber is in San Francisco and 632 other cities worldwide. Lyft... Car2go... ReachNow Ride... ZipCar... Getaround... Tesloop... Careem in the Middle East and North Africa, Didi Chuxing in China, Grab in Southeast Asia, and Ola in India... the woman-specific See Jane Go... and dozens more, offer a variety of cheaper, more environmentally-friendly ways to get around than buying a private vehicle.

 

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An Uber driver waits in his Cadillac XTS outside a midtown Manhattan building, June 14, 2016
(Photo by Jason Lawrence) ) Creative Commons license via Flickr

 

Ford has expanded its business model to be both an auto and a mobility company. The company still is designing, manufacturing, marketing, financing and servicing cars, SUVs, trucks and electric vehicles. At the same time, Ford is pursuing emerging opportunities through Ford Smart Mobility, a new subsidiary formed to design, build, grow and invest in mobility services.

 

Ford Smart Mobility and expanding into mobility services are significant growth opportunities,” said Mark Fields, president and CEO, Ford Motor Company said, announcing the new subsidiary in March 2016. “Our plan is to quickly become part of the growing transportation services market, which already accounts for $5.4 trillion in annual revenue."

 

ZipCar uses point-to-point car sharing. Vehicles are located at specific places throughout a city, usually in busy neighborhoods. Users reserve a car and pick it up from that parking space, drive around paying by the minute, and bring it back to that very same parking space.

 

Then there's peer-to-peer car sharing services, like Getaround. Riders use their phones to search for privately owned cars nearby that have registered with the service. They enter a license and credit card. The signup is free with no monthly or annual fees, no lines or paperwork. There are thousands of cars to choose from. Rent hourly or daily, book and unlock the car with a phone. All rentals include insurance and 24/7 roadside assistance. That’s peer-to-peer car sharing.

 

Car sharing is attractive to customers who drive only once in a while, or would like occasional access to a different vehicle than the one they drive day-to-day. The organization renting the cars may be a commercial business or the users may be organized as a company, public agency, cooperative, or informal grouping.

 

Car sharing can take several forms. One is the free-floating car sharing service, like car2go and ReachNow. Members can unlock a car anywhere in the service area and drive around paying by the minute, with or without making a reservation in advance. They can leave the vehicle anywhere inside the service area.

 

This form of sharing is quickly gaining popularity because it's so easy. Free-floaters register and download the app; drive the car; return the car - any time and almost anywhere; Everything is included. There's only one per-minute rate. There are no hidden fees, everything is included in the price, insurance, parking, road taxes and fuel.

 

A ride sharing service, often called a ride hailing service, connects riders with independent drivers who work on their own time using their own cars.

 

The rider downloads the app to a smartphone, and so does the driver. The passenger opens the app and hails a ride, and a driver arrives in his or her own personal car, not a taxi. The app tells both where the pickup will happen, the rider tells the driver where to go, and pays via the app.

 

Ridesharing firms have been criticized as lacking adequate regulation, insurance, licensing and training. Uber has been banned in major cities such as Frankfurt, Barcelona, Vancouver, Buffalo and elsewhere. Opposition may come from taxi companies and public transit operators, because ridesharing services are seen as unfair and unregulated alternatives.

 

Then there is the luxury style of shared mobility. Tesloop service is similar to that of a plane, train or bus. In Southern California, Tesloop operates a fleet of electric Teslas that average up to 17,000 miles per vehicle, per month. Not directly affiliated with the electric automaker Tesla, Tesloop is the first service offering city-to-city shared-car transportation in Tesla cars. It combines the low cost of electric technology with the convenience of being chauffeured and enjoying complimentary amenities such as wifi, device chargers, healthy snacks and drinks, travel pillows and headphones.

 

Tesloop says on its blog, "Our goal is to make driving anywhere in the world free, so that people who are interested in piloting Tesloop vehicles, while ensuring an amazing travel experience for their fellow passengers, will not have to pay to travel. As autonomous car technology improves over the next three years to the point where it is safer than human drivers, we expect this to become a common reality."

 

Whatever form it takes, sharing vehicles is part of a larger trend of shared mobility.

 

'Sharing gets you further'

 

On Saturday the European Commission launched the 16th European Mobility Week, a flagship campaign for Mobility and Transport from September 16 to 22.

 

European Mobility Week 2017 has adopted the theme “Clean, shared and intelligent mobility,” and the slogan "Sharing gets you further."

 

At the launch event EU Transport Commissioner Violeta Bulc said, “Shared mobility is a smart and innovative emerging model of transportation, with the potential to reduce the number of vehicles on the roads: for example, for each shared car, 15 private cars are off the road."

 

"But it's not only about cars," said Bulc. "We are witnessing a real spurt of shared bike systems in cities and towns across the EU. We need to ensure that the future of urban mobility is both shared and sustainable."

 

This year there are 48 participating countries in European Mobility Week, with a total of 2,313 cities holding all kinds of events to encourage residents to try alternatives to traditional means of transport, particularly bicycle and car sharing.

 

Europe is the leader in shared mobility solutions and the value of transactions in shared mobility in Europe was estimated at €5.1 billion in 2015. It is expected to exceed €100 billion in 2025. Sharing transportation not only helps people save money, but also support the EU's goals of achieving a low-emission economy.

 

The automotive sector employs no less than 12.6 million Europeans, who make up almost six percent of our workforce or 11 percent of EU manufacturing employment. We are also talking about over 11 million Europeans who work in the transportation, accounting almost 5 per cent of EU GDP, said EU Vice-President Maroš Šefčovič, in charge of Energy Union, at the 67th International Motor Show in Frankfurt am Main on Thursday.

 

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EU Vice-President Maroš Šefčovič, in charge of the EU Energy Union.
(Photo by Saeima)

 

"Just in the past few days and weeks we've been hearing from companies like Daimler, VW, Volvo, or BMW about their ambitious stepping up their shift to electric cars," said Šefčovič. "We have also been hearing from more and more national governments who set themselves ambitious targets on the share of clean cars on their roads or cities announcing a future restriction on diesel cars altogether."

 

Šefčovič said, "Rolling out low and zero-emissions vehicles in Europe is critical if we are to stay competitive on the global market - and at the same time reach our climate targets. We are currently considering different possibilities on how to reach this goal in the most cost-effective and technologically neutral way."

 

There was a time when carsharing of electric cars seemed to be too much for the average driver to comprehend. But now there are at least three local initiatives in the Netherlands - Amber in Eindhoven, We Drive Solar in Utrecht and Hoppa in Rotterdam. And coming next month, Hyundai will start up Ioniq carsharing in Amsterdam.

 

From October 5, Hyundai will make 100 electric Ioniq vehicles available for the free-floating carsharing project in Amsterdam. The Ioniqs can be located, rented and opened with an app. They have a range of 280 km and can be returned to any location within the zone covered by the project.

 

Orange is as Orange Does

 

Orange Business Services, the global IT and communications company based in Paris, offers services in 220 countries, and is developing a specialty service to shared mobility providers.

 

Orange in June signed a contract with Careem, the Middle East and Northern Africa’s ride-hailing company, to provide network and contact center services.

 

In the Middle East, the fledgling Careem is the only tech unicorn, a start-up valued at more than US$1 billion.

 

A chauffeur-driven car-booking service, Careem was created in response to specific regional transportation challenges. For example, women in Saudi Arabia, half of the adult population, are forbidden to drive.

 

Careem’s customers order a car service from a digital app, and the company can manage calls from customers easily and cost effectively, regardless of where they are physically located. The customer can track the progress of their driver in real time via the Careem App and make payments automatically.

 

At the start of operations in 2013, Careem opened in a new city every three months. Today, by using the Orange Business Services flexible IP network with a digital call center solution, the company can open up in a new city in just one day.

 

Now Careem is rolling out its services across key markets of the Gulf Cooperation Council, as well as in Egypt and Jordan. The Orange contact center solution enables Careem to reduce fixed voice costs and route calls.

 

The company started with two call center agents and now has more than 400 agents managing over 10,000 calls a day from more than 80 cities across 13 countries in the region.

 

The three-year contract includes network services among Careem’s corporate offices in Cairo, Dubai and Paris.

 

Luc Serviant, vice president, Middle East and Africa, Orange Business Services, said, “Careem is an outstanding example of a visionary company that is transforming and disrupting an entire industry. … "We are now moving toward developing a global relationship with them to deliver additional services in the spirit of meeting their fundamental needs for speed, reliability and flexibility in each of their new global markets.”

 

Across Europe, Orange is helping the Hertz Corporation, one of the world's largest car rental companies, to roll out a 24/7 keyless carsharing service.

 

Hertz 24/7 is being offered across seven European countries: Belgium, France, Germany, Italy, Netherlands, Spain and the UK, using digital technology to simplify the booking system and service management, cut costs and enhance the customer experience.

 

The Orange IoT solution uses SIM cards embedded in vehicles to monitor their location and enable voice services to the Hertz contact center.

 

Fabrice Genty, senior director of Hertz's car sharing operations, said, "We are constantly evolving as a business to reflect the changing demands of our customers. Our partnership with Orange Business Services is an ideal step for us as we embrace the future and take on new digital technologies."

 

More Countries Start Sharing

 

The car-sharing network Zipcar, this month launched service in Costa Rica, the first launch in Latin America for the Avis brand.

 

Twenty Zipcars are now available for reservation by the hour or by the day in easily accessible locations throughout San Jose, Heredia and Alajuela. The vehicles are parked in designated spots and can be reserved in seconds on Zipcar’s mobile app.

 

The Zipcar Costa Rica fleet features a variety of makes and models, including a Toyota Yaris great for a weekend getaway, a Ford Figo to zip around town or a Toyota Rav 4 for a trip to the grocery store. Each reservation includes gas and insurance.

 

“Today’s launch in Costa Rica marks a great milestone for Zipcar,” said Zipcar President Tracey Zhen. “As our first entry into Latin America, we are pleased to welcome members in Costa Rica to our network. With each Zipcar eliminating the need for up to 13 personally-owned vehicles, we look forward to helping reduce congestion and traffic challenges within the region.

 

 

Zipcar is already present in over 500 cities and towns across Europe and North America as well as Zipcar’s expansion to Asia, with a June launch in Taiwan's capital city Taipei.

 

With global car sharing members forecasted to reach 23.4 million by 2024, with the Asia-Pacific region being 49 percent of that number, according to data from Navigant Research, Taipei is an ideal city for Zipcar in the region.

 

Uber is partnering with Yandex, the Google of Russia, to launch a new standalone company that merges their ride-sharing services to target Russia, Kazakhstan, Azerbaijan, Armenia, Belarus, and Georgia.

 

The new company, called NewCo, will be 59.3 percent owned by Yandex, 36.6 percent owned by Uber, and 4.1 percent owned by employees. Uber will roll its UberEats food delivery service into the new venture.

 

Yandex has operated an Uber-style taxi-hailing app for years. Uber has faced stiff regulatory hurdles in Russia. Though it was allowed to continue operating in Moscow last year, it was restricted to using only licensed taxi drivers.

 

Combining our business with Yandex will give us a very significant stake in a new company which will initially serve more than 35 million trips each month and operate in an incredible 127 cities in six countries across the region,” explained Pierre-Dimitri Gore-Coty, Uber’s head for EMEA, in an email sent to employees.

 

The new company will be headed up by Tigran Khudaverdyan, who currently serves as the CEO of Yandex.Taxi and will utilize Yandex’s existing technologies, such as maps and navigation.

 

Riders will be able to use both Yandex and Uber apps, but the driver apps will be integrated, “leading to shorter passenger wait times, increased driver utilization rates, and higher service reliability,” according to a Yandex statement.

 

The announcement resembles a move Uber made in China last year, when it chose to be absorbed by local e-taxi giant Didi Chuxing in a $35 billion deal rather than continue to hemorrhage cash in its efforts to win the local market.

 

Take a Bike, Leave a Bike

 

First established in Amsterdam in 1965, public bikesharing has recently taken center stage due to the rapid expansion of bikesharing systems into new locations, and the scale of their operations.

 

In 2005, there were only 74 bikesharing systems in the world. Today, there are more than 770, with over 60 located in the United States.

 

Bikesharing comes in multiple forms. Public bikesharing allows users to take short point-to-point trips using a fleet of public bikes distributed throughout a community.

 

Closed community bikesharing, found on college campuses, has closed membership, and offers mainly round trips.

 

Peer-to-peer bikesharing allows users to rent or borrow bikes hourly or daily from individuals or bike rental shops.

 

Nice Ride Minnesota, which originally launched in 2010 as one of the first U.S. bikeshare programs, recently announced its plans to transition to a dockless system that uses GPS and on-bike tech to track and rent bikes instead of docking stations and kiosks, writes By Tim Frisbie on the Shared-Use Mobility Center website.

 

“Over the last six months, the bikeshare industry has changed and grown at levels exceeding our highest expectations,” said Nice Ride in its Request for Proposal. “The turning point was the introduction of a new business model of bikes that don’t need docking stations…These dockless bikes are less expensive to deploy and maintain than station-based bikes, offering consumers both convenience and lower costs.”

 

While other cities such as Seattle have opened up their streets to dockless bikeshare providers like Bluegogo, Spin and Limebike, the Twin Cities is one of the first with a functioning, dock-based bikeshare system to do so, explains Frisbie.

 

In China, the dockless bikesharing boom has resulted in more than 16 million shared bicycles and 70-plus operators backed by more than $1 billion in financing. But the dockless model has led to abuses, including stolen, damaged and discarded bikes.

 

According to the everything-bikes website Icebike, of the top eight bike-sharing cities in the world, three are in China - in Hangzhou, Taiyuan and Shanghai.

 

The city of Hangzhou, with a population of around seven million, has the world’s largest bike share program with up to 78,000 bicycles in their program at some 2,700 stations.

 

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Bike sharing station in Hangzhou, China, June 29, 2015
(Photo by Clyde Bentley) Creative Commons license via Flickr

 

Because of a big government investment in the Hangzhou Public Transport Corporation, the company says it will have 175,000 bikes by 2020.

 

Paris, France has the world's third largest bike-sharing program. Called Vélib’, it is the largest bike share outside of China, with around 27,000 bikes and over 1,800 stations across the city.

 

Number five is London, England, which used Vélib’ as a model.  The program started with only 5,000 Barclays bikes, but now they have over 11,000 bikes, sometimes affectionately called “Boris Bikes” after former London mayor Boris Johnson and have nearly 750 stations.

 

In sixth place is New York City, one of the first places in the United States to adapt a big bike share program. While the fleet, numbering at around 6,000 bikes and 330 stations, is nowhere near the size seen in Paris and many Chinese cities, New York has the largest bike share in the United States, though it started just four years ago.

 

Like Paris, New York's Citi Bikes have had problems with vandalism and theft.

 

Number seven is Barcelona, Spain. Bicing, the Barcelona bike share program, has been generally well received. But critics have blasted Bicing for being inaccessible, and the system is deliberately designed to be prevent tourists from using the bikes.

 

In eighth place is wintry Montreal, Canada. This bike share consists of around 5,200 bikes and 460 stations. Small in comparison to other bike shares on this list, Bixi’s annual ridership is high - over three million.

 

Across the mobility spectrum, a combination of necessity and convenience is pushing rapid acceptance of the old saying, “Share and share alike.”

 

By Sunny Lewis – Environment News Service

www.ens-newswire.com

Introduction

 

baojun.jpgSur le premier semestre 2017 en Europe, 133.156 véhicules électriques (VE) ont été immatriculés, soit une augmentation de 35 % par rapport à l’exercice précédent. Bien sûr cela ne représente que 0,5% du nombre total de voitures neuves livrées et une part encore plus mince du parc en circulation.

 

Et pourtant même si le mouvement est lent, il ne fera pas pour autant marche arrière. La quasi-totalité des constructeurs présenteront des autos 100% électriques dans la période 2017-2020, y compris Porsche, Jaguar, Audi, Mercedes-Benz et Volvo. Carlos Ghosn estime que le potentiel du véhicule électrique est de 20% de part de marché à horizon 2020.

 

  • Pourquoi cette stratégie industrielle? Quelles sont aussi les motivations des acheteurs?
  • La conversion du thermique à l’électrique est-elle rentable ?

 

Voici les perspectives d’un marché en pleine ébullition.

 

De lourds enjeux

 

Le marché des véhicules électriques dans le monde, connaît une forte croissance. Il a augmenté de 22,9% au premier trimestre 2017 sur le segment des véhicules particuliers, pour atteindre une part de 1,37%. La production a été multipliée par 10 en cinq ans et atteint 750.000 unités.

 

Apparemment, tout le monde roule dans le même sens. Les pouvoirs publics avec des incitations à l’achat, les industriels (constructeurs et équipementiers) avec des projets toujours plus innovants, et le grand public avide de nouveauté autant que préoccupé des conséquences du réchauffement climatique, semblent indiquer la direction: tous au tout électrique !

 

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Renault Symbioz, concept-car 100% électrique (Source renault.fr)

 

 

Au récent Salon de Francfort 2017, Volkswagen, Daimler ou encore BMW ont rivalisé d’annonces sur leurs futurs gammes électriques, sur fond de dieselgate visant cette fois PSA. Renault a dévoilé Symbioz, un concept-car 100% électrique et autonome qui communique avec les appareils connectés de la maison (caméra à l'entrée, matériel multimédia...) comme avec son système électrique. Il peut ainsi redistribuer son énergie ou se recharger automatiquement.

 

Même la Chine se convertit. « Confrontée au défi périlleux de la pollution et stimulée par des subventions généreusement attribuées à 386 modèles distincts, la production d'acteurs locaux comme BYD ou Zotye se compte depuis peu en dizaines de milliers de véhicules électriques par an », peut-on lire sur le site « automobile-propre.fr ». 26 millions de scooters «zéro émission" se vendent chaque année en Chine, et les rudimentaires citadines à accus en sont le prolongement, telle la Baojun E100, une petite voiture électrique à 4500 €.

 

La voie de la raison ? Il est vrai que la facture énergétique pèse très lourd pour les pays importateurs de pétrole. À titre d’exemple, si le déficit commercial de la France se situait en 2009 à 55 Mds d’euros, il aurait été inférieur à 18 Mds d’euros sans les importations liées à l’énergie.

 

La banque britannique HSBC, qui s'est projetée en 2050, estime pour sa part que : « même si la demande n'augmente pas, il ne nous reste au mieux que 49 ans de pétrole».

 

Le coût de santé publique pèse également très lourd. Selon une étude OMS/OCDE, le coût économique des 600.000 décès prématurés et maladies provoqués par la pollution de l'air dans 53 pays de la Région Europe atteignait, en 2010, 1.600 milliards de dollars. C'est «pratiquement l'équivalent d'un dixième du PIB de l'ensemble de l'Union européenne en 2013 ", souligne cette étude.

 

Une pénurie de pétrole pour 2050 ?

 

La voiture électrique serait-elle alors la solution à nos problèmes technologiques, économiques et environnementaux (émission de CO2, particules) lors des déplacements individuels ? Saurait-elle résoudre la dépendance aux énergies fossiles ?

 

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Prévisions de ventes VE d’ici 2040 (Bloomberg)

 

 

Des pays tels que les Pays-Bas et la Norvège ont annoncé la fin des voitures thermiques pour 2025, l'Allemagne et l'Inde pour 2030. Perçu en France comme la mesure phare du plan climat annoncé par le ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot en  juillet, l’objectif de mettre un terme à la commercialisation des véhicules essence et diesel présente autant d’enjeux pour les réseaux électriques que pour les constructeurs automobiles.

 

Les constructeurs prennent un virage décisif

 

Ce pari entraîne un rapprochement entre acteurs de l'automobile et de l'énergie. Ainsi Enedis, opérateur du réseau d’électricité en France, travaille sur le « smart charging », qui consiste à optimiser la gestion de la recharge. En partenariat avec Nissan, Eaton avance sur le reconditionnement de batteries de véhicules électriques usagées à des fins de stockage résidentiel ou industriel, ou à la fabrication de bancs de recharge. Pour le site latribune.fr, même si le cadre réglementaire reste à préciser, « ce secteur n'en apparaît pas moins comme l'un des pivots de la transition énergétique, rendu plus urgent encore par cette accélération attendue du déploiement de la mobilité électrique. »

 

Pour réussir leur virage, les constructeurs lancent des programmes d’investissement massifs.

 

Audi souhaite ainsi réaliser 10 milliards d’euros d’économies d’ici à 2022 pour financer le lancement de sa future gamme électrique. A terme, la marque prévoit de lancer cinq modèles et pourrait travailler avec Porsche sur le développement d’une plateforme commune. L’exemple illustre que l’offre devient de plus en plus fournie et la tendance devrait s’accentuer parallèlement à la course aux énergies renouvelables. D’ailleurs, conscients du potentiel de ce marché, les gouvernements de pays comme l’Angleterre, l’Espagne ou l’Allemagne, mais également des groupes industriels, investissent pour la recherche liée à la propulsion électrique. Dans le même but, le gouvernement allemand a créé une "Plate-forme nationale sur l'électro-mobilité » qui rassemble plus de 400 représentants de l’industrie.

 

Les avantages des coûts d’entretien

 

À moins de 2 euros d'électricité aux 100 kilomètres le véhicule électrique est efficace et sobre. Il offre une conduite fluide, puissante, avec boîte automatique, sans bruit, gaz d'échappement ou émission de particules et peut représenter un vecteur d'engagement environnemental pour les entreprises.

 

L’économie de possession d’un VE permet de compenser le surcoût à l’achat. Une voiture électrique contiendrait en effet environ 6 000 pièces en moins qu’un véhicule thermique. Plus de boîte de vitesses, de système d’échappement, de courroie de distribution, de réservoir d’essence… ce qui réduit d’autant les coûts d’entretien.

 

Les équipementiers et réparateurs indépendants en seront pour leurs frais. Cependant « les interventions seront remplacées par d’autres, notamment au niveau de la batterie où il sera nécessaire de former les intervenants pour des raisons de sécurité et de technicité. Quels organismes en auront la charge et qui en supportera les coûts ? » interroge Geneviève Roudier, Directrice Générale de CapsAuto. Les indépendants seront-ils une nouvelle fois écartés au profit des réseaux de constructeurs ?

 

Pour l’acquéreur, parmi les motivations autres qu’économiques ou écologiques, il faut citer le confort et l'estime conférée par le modèle choisi, ainsi que la souplesse de mise en action et le rendement du moteur, l’absence de vibrations et d'à-coups à la conduite, le silence dans l'habitacle, des accélérations surprenantes. Aujourd’hui il bénéficie en outre de batteries plus performantes, d’une autonomie accrue et de bornes de recharge plus nombreuses. Et pourtant la méfiance l'emporte encore.

 

Les freins au développement de l’électrique

 

En effet de multiples freins à l'achat ralentissent ce bel élan. On parle de l’autonomie limitée, du faible nombre de modèles sur le marché, du poids de la batterie, d’un coût d'acquisition plus élevé que pour un véhicule thermique, de la présence aléatoire des bornes de recharge (16000 points de recharge accessibles au public en France, premier marché du continent, devant la Norvège et l'Allemagne), du temps de recharge trop long, du manque de standardisation des équipements et des procédés…

 

D’abord, si la propulsion électrique limite effectivement la distance franchissable, Gilles Le Borgne, de PSA estime que « l'important est d'abord d'obtenir la densité énergétique permettant d'assurer 300 ou 350 kilomètres de trajet. Ensuite, il ne sera pas tellement la peine d'aller au-delà.» En effet il faut savoir que plus de 80% des Européens parcourent quotidiennement moins de 60 km par jour.

 

Le défi du temps de charge

 

Malgré tout, il manque encore les indispensables infrastructures pour recharger rapidement. Si l’opération réclame quelques heures sur le réseau domestique actuel (5kW/min) ce qui ne pose aucun problème, « opter pour une recharge plus rapide (50kW/mn) nécessiterait des investissements bien plus importants mais surtout des personnes qualifiées pour réaliser une opération risquée,» estime Capsauto. Un véhicule serait-il par ailleurs capable d'endurer une telle opération sans dommages?

 

Au Royaume-Uni, le réseau public des VE compte aujourd'hui 4 100 points de charge, alors qu'il n'en existait que quelques centaines en 2011. « Il suffit de les comparer aux 8 472 stations-service traditionnelles (dont le nombre a chuté de 75% en 40 ans) pour constater qu'un changement majeur s'est amorcé. À ce rythme, les bornes électriques seront plus nombreuses que les stations-service d'ici à 2020 », écrit Robert Bright, sur huffingtonpost.fr

 

En France, Bolloré a annoncé, d'ici 2019, la mise en place de 16 000 bornes dans 94 départements dans le cadre de sa solution « Blue Station ».

 

Il est également certain que le succès du VE passe par la mise en place de modèles économiques adaptés au financement de la batterie. Par exemple, Better Place, projet développé au Danemark, au Portugal, en Israël (auquel Renault apporte sa contribution), propose une solution intéressante face aux problèmes posés par les temps de recharge: les véhicules seraient équipés de batteries amovibles en location qui seraient, non pas rechargées, mais remplacées à chaque usage. Mais cela suppose encore une fois le développement d’un réseau important de stations pour assurer le service.

 

Quid de l’empreinte environnementale ?

 

Les progrès, les innovations sont certes constants. Cela peut-il suffire à accomplir la mutation du marché?

 

Contrairement à certaines régions du monde comme la Californie, la Commission Européenne a indiqué qu’elle n’avait pas l’intention de mettre en place de quotas aux constructeurs pour les véhicules électriques. L’Europe ne souhaite pas « créer de discrimination entre les différentes technologies».

 

La transition sera plus longue que prévue. Faut-il s’en étonner ? La Taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) rapporte chaque année à la France près de 25 milliards d’euros. Comment compenser une telle manne ? Les véhicules électriques n’ayant aucun besoin en carburant, il faudrait dès lors trouver de nouvelles recettes fiscales.

 

Autre frein : «On disait que ces voitures étaient particulièrement bien adaptées à la ville, mais on se rend compte à présent qu'il n'y a pas de places de parking", pointe le patron de la recherche de Valeo. Après avoir poussé les voitures hors du centre ville, il sera difficile de les rendre plus désirables, même moins polluantes. D’autant que leur déplacement silencieux est susceptible de représenter un risque évident pour les piétons et les cyclistes.

 

D’ailleurs les voitures électriques sont-elles vraiment plus écologiques ?

 

 

L’électricité étant parfois produite à partir de sources très polluantes, comme le nucléaire ou le charbon, cette interrogation est légitime. La décarbonation progressive des sources qui alimentent le réseau électrique anglais pourrait montrer la voie. Il est désormais généré à 25% de sources renouvelables. Plus de 100 000 véhicules électriques et hybrides s’y rechargent en diminuant leur empreinte environnementale. Ils représentent aujourd’hui 1,8% des nouvelles immatriculations dans le pays.

 

 

A Leipzig, la BMW i3, la voiture électrique est fabriquée dans une usine alimentée en énergie renouvelable qui emploie des matériaux recyclés. En 2015, les énergies vertes (solaire, hydraulique, éolien…) ont couvert plus d'un tiers de la consommation d'électricité en Allemagne.

 

Comment briser le plafond de verre ?

 

S’il est incontestable « que le véhicule électrique fera partie du paysage automobile dans les années à venir, il reste énormément d’incertitudes quant à la capacité des constructeurs à pousser ces offres et aux consommateurs à les accepter, que ce soit d’un point d’un vue purement technique ou économique», estime capsauto. Le défi actuel est d'améliorer encore les performances de la batterie (de technologie lithium-ion), réduire son poids, abaisser son coût (- 65% depuis 2010) et lui trouver une seconde vie, par exemple dans l'habitat, pour stocker de l'électricité accumulée aux heures creuses.

 

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Estimation de la baisse du prix des batteries d’ici 2030

(expert-ve.fr)

 

Ce n’est en effet qu’à partir d’une production en grande série que les prix pour ces véhicules et leurs batteries diminueront. Des analystes de Bloomberg prédisent que le coût total de possession d’une voiture électrique (prix d'achat et frais de fonctionnement) sera inférieur à celui d’un véhicule thermique à partir de 2022. Le rapport avance que la chute du prix des batteries sera à l’origine de cette transition.

 

 

Pour compléter ce dossier:

http://www.automobile-propre.com/dossiers/

 

 

Si l’on s’en tient aux prévisions du ministère du développement durable, le marché des véhicules décarbonés représenterait 7,5 milliards d’euros par an en France à partir de 2020.

 

Le saviez-vous?

 

  Vehicle to grid, la « smart »  technologie du futur ?

 

Le raisonnement est simple. Si on considère qu’une voiture parcourt en moyenne 35 km par jour, alors le véhicule électrique n’utilise pas toute l’énergie de sa batterie. Celle-ci pourrait par conséquent être branchée lors des périodes d’immobilisation pour se recharger mais aussi réinjecter de l’électricité dans le réseau lors des pics de consommation.

 

C’est le principe du système "Vehicle to Grid" (V2G), un concept encore en phase d’expérimentation, littéralement « du véhicule vers le réseau ».

 

V2G transforme les VE en source d'électricité et permet à leurs utilisateurs de vendre l'énergie produite par les voitures branchées sur le réseau au moment où celui-ci en a besoin.

 

« Constructeurs, fabricants de bornes, énergéticiens et autres acteurs de la filière électrique ont tout intérêt à s’entendre et à collaborer pour qu’émerge au plus vite cette « smart »  technologie qui participerait au développement de la mobilité électrique et à la gestion intelligente de l’énergie. Loin d’aggraver les pics de consommation d’électricité, les véhicules électriques pourront au contraire les effacer en lissant la production d’énergie électrique. De plus, le « V2G » permettra d’optimiser l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique », explique Maxime MARTIN, consultant au sein de la practice Stratégie & Management.

 

par Didier Rougeyron, journaliste