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Tesla is recalling 123,000 Model S vehicles because corrosion has appeared in a power steering component of cars driven where road salts are used in winter.

 

 

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2016 Tesla Model S 90 D (Photo by Peter Adkins)

 

The Tesla Model S is a full-sized all-electric five-door, luxury liftback, produced by Tesla, Inc. It was introduced on June 22, 2012.

 

The problem has been found only in Model S cars built before April 2016. Tesla said its Model X and Model 3 cars are not included in this voluntary recall.

 

As of December 2016, about 158,160 Model S cars had been sold worldwide since its introduction, making the Model S the world's all-time second best-selling plug-in electric car after the Nissan Leaf (250,000).

 

The Model S recall is due to power steering bolts that could corrode, an issue that occurs in cars built before April 2016, and in winter conditions where roads are frequently salted, the company said. Just 0.02 percent of the cars ever experience the problem, Tesla said.

 

In an email to customers, the electric automaker said company personnel have seen "excessive corrosion" in the power steering bolts of some Model S cars.

 

Tesla said that if the bolts fail, drivers would still be able to steer the car, but would have to use "increased force."

 

"This primarily makes the car harder to drive at low speeds and for parallel parking, but does not materially affect control at high speed, where only small steering wheel force is needed," Tesla explained in its email to Model S customers.

 

The automaker said it has only seen this problem occur in "very cold climates" where calcium or magnesium salts are often spread on the roads for better traction.

 

But Tesla said it is recalling all affected vehicles regardless of climate, "to account for the possibility that the vehicle may later be used in a highly corrosive environment."

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

www.ens-newswire.com

Le consortium SEEV4-City vient de publier une note regroupant 18 expérimentations « vehicle-to-grid » (V2G) en cours ou à venir dans l'Union Européenne. L’action V2G consiste à réinjecter l’électricité contenue dans les batteries d’une voiture électrique dans le réseau durant ses périodes de stationnement et ainsi soutenir l'infrastructure d'énergie. 

 

 

 

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« La technologie V2G fait l’objet d’expérimentations variées sur le sol européen.»
  Source : www.cenex.co.uk

 

 

 

 

La technologie V2G doit permettre de favoriser la transition vers une économie bas carbone dans les villes européennes en combinant le transport électrique, l'énergie renouvelable et la gestion d'énergie intelligente.

 

Considérée par beaucoup comme un maillon essentiel de l'écosystème électrique, elle est actuellement en expérimentation sur le sol européen. Justement, les nombreux travaux de recherche qu'a rassemblé le programme innovant SEEV4-City ont fait l’objet d’une note publiée cette semaine sur le portail de l’AVERE (Association française pour le développement de la mobilité électrique).

 

Vehicle-to-Home (V2H), Vehicle-to-Street (V2T), Vehicle-to-Business (V2B)… la synthèse de SEEV4-City présente une grande variété de projets. De façon générale, c'est le système V2B - qui associe la charge bidirectionnelle à un bâtiment industriel ou commercial- qui est le plus utilisé dans les projets recensés. Nombre d'entre eux combinent d’ailleurs charge bidirectionnelle et panneaux solaires.

 

Autre fait marquant : la forte présence des deux constructeurs japonais Mitsubishi et Nissan mais également du standard de recharge rapide CHAdeMO. L’AVERE souligne que ce constat n'est pas étonnant puisque le standard nippon est le premier à avoir normalisé le V2G.

 

En termes d'opérateurs, les acteurs impliqués sont variés. On peut citer NewMotion, Engie, Virta ou encore NuVve qui se distingue en faisant office d'agrégateur sur 3 des 18 projets présentés.

 

Pays-Bas et Royaume-Uni à l’avant-garde

 

Si les expérimentations couvrent dix pays européens, deux se détachent du lot: les Pays-Bas et le Royaume-Uni qui comptent respectivement sept et six projets V2G.

Amsterdam et ses environs concentrent la plupart des expérimentations aux Pays-Bas. L’une d’entre elles est menée par NewMotion avec dix utilisateurs de Mitsubishi Outlander PHEV, ou City-Zen Smart City qui vise au déploiement de neuf chargeurs bidirectionnels répartis entre public et privé.

 

En France, seul le projet GridMotion est recensé. Il est porté par différents partenaires dont le Groupe PSA, Direct Energie, Enel, Nuvve, Proxiserve et l'Université Technologique du Danemark. Courant jusqu'en 2019, GridMotion repose sur l'expérimentation de 15 Peugeot iOn ou Citroën C-Zero associées à des solutions de recharge bidirectionnelles fournies par Enel.

 

Le programme pilote SEEV4-City présente l'espoir de lancements à grande échelle à travers l'Europe de la technologie V2G capable d’effacer une partie des pics de consommation fortement consommateurs en énergies fossiles d’appoint, elles-mêmes fortement émettrices de CO2. Inversement, il s’agit de voir comment les villes peuvent utiliser la technologie V2G pour assurer un transport électrique propre et efficace.

 

 

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Pour sa part, Nissan a annoncé début mars un partenariat avec le fournisseur d’énergie E.ON (qui collabore déjà avec le constructeur automobile au Danemark) afin de développer les services de connexion des véhicules au réseau électrique. L’objectif de Nissan est de contribuer à une société plus intégrée, avec des bureaux, des écoles, des habitations, des routes et des véhicules totalement interconnectés et alimentés par une énergie renouvelable et durable.

 

Pour soutenir l'accélération de l’électrification, les deux entreprises prévoient d'étendre ce programme à d'autres pays européens dans un futur proche.

 

Sources :

  • Averefrance.org
  • amsterdamsmartcity.com
  • www.renewableenergyfocus.com
  • www.nissan.fr

 

 

Lien de la synthèse :  https://bit.ly/2I9bI5L

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

Le constructeur automobile Nissan a annoncé vendredi dans un communiqué vouloir multiplier par plus de six ses ventes de véhicules électrifiés d'ici à l'exercice 2022-23. Son objectif est d'écouler chaque année un million d'exemplaires pour faire face à une concurrence qui monte en puissance.

 

 

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Nissan estime que les véhicules électrifiés pourraient représenter 40 % de ses ventes en Europe d’ici à 2022
Source :  Nissan

 

 

Pionnier de la technologie électrique avec la fameuse citadine Leaf, lancée en 2010 et renouvelée en septembre 2017, Nissan n’est pas disposé à se laisser distancer par la concurrence. Son rival Toyota avait par exemple annoncé, fin 2017, son intention de réaliser d'ici 2030 au moins 50% de ses ventes mondiales avec des véhicules électriques et hybrides, contre environ 15% actuellement. Le groupe VW a pour sa part déclaré vouloir investir plus de 34 milliards d'euros dans l'électrique d'ici à 2022.

 

Dans un contexte de durcissement des normes environnementales et l’émergence de nouveaux modes de mobilité, la plupart des constructeurs cherchent in fine à adapter leur stratégie pour se préparer à la prochaine décennie.

 

Huit nouveaux modèles 100% électriques

 

Alors, afin de continuer à jouer les premiers rôles sur ce marché d’avenir, Nissan vise grand. Le partenaire de Renault souhaite en effet atteindre la barre du million de ventes de modèles électrifiés par an d’ici 2022 (contre 163.000 ventes en 2017). Pour y parvenir, la marque lancera pas moins de huit véhicules 100% électriques dont quatre pour le marché chinois, ainsi que des modèles hybrides équipés de la dernière technologie e-Power: un moteur thermique jouant le rôle de générateur, ce qui permet de recharger la batterie du véhicule.

 

Selon ses prévisions, Nissan espère réaliser avec ce type de véhicules près de la moitié de ses ventes en Europe et au Japon en 2025, de 20 à 30% aux Etats-Unis et de 35 à 40% en Chine, premier marché automobile mondial.

 

Sa marque haut de gamme Infiniti lancera quant à elle de nouveaux modèles électriques à compter de 2021. A cette date, tous les nouveaux véhicules Infiniti seront proposés en version électrifiée.

 

Les partenaires de l’alliance Nissan, Renault et Mitsubishi Motors, projettent de lancer 12 modèles électriques dans le cadre de leur stratégie visant à porter leurs ventes annuelles à 14 millions d’unités d’ici 2022, contre 10,6 millions en 2017.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

Entre normes de plus en plus drastiques et scandales retentissants, l’utilisation du diesel en Europe est aujourd’hui sérieusement remise en question. Serait-ce le début de la fin d’une époque?... Une chose est certaine, l'industrie automobile revoit globalement sa stratégie moteurs pour réduire son offre diesel et se tourner vers des technologies d’avenir.

 

 

 

Depuis le scandale "dieselgate" ayant touché le groupe Volkswagen (puis Renault, Opel et Mitsubishi), le marché du diesel est en pleine crise de confiance. Il a plongé en Allemagne de 7% en 2017 et la demande pour ce type de moteurs est en baisse constante depuis 6 ans. Leur part de marché maximale qui était de 56% en Europe en 2012 ne sera sans doute plus jamais atteinte. Le CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobile) a prévu que cette proportion passera à 50% en 2020.

 

Enjeu majeur de santé publique

 

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« En seulement une année, environ 500.000 ventes de voitures diesel se sont évaporées»

Crédit : mrganso/ pixabay.com

Décrié notamment par l'Organisation mondiale de la santé et soumis à des normes européennes qui sont parmi les plus sévères au monde, le diesel voit son image se dégrader en même temps que ses ventes et la qualité de l’air dans les villes. Selon Bruxelles, la pollution serait responsable de 45 000 décès prématurés par an rien qu’en France.

 

Même s’il n’est pas le seul en cause, le diesel dont la consommation a longtemps été encouragée, est désormais pointé du doigt. Toyota parle de renoncer à vendre des véhicules utilisant cette ressource énergétique en Europe d’ici à la fin de l’année. Pour Johan van Zyl, patron Europe de la marque nippone, le moteur diesel va disparaître tout simplement du marché des particuliers. Inversement, Matthias Muller, le patron de Volkswagen, reste persuadé qu’il connaîtra un deuxième souffle, pour autant qu’il soit couplé à un système hybride performant. 

 

Ces villes européennes qui veulent bannir les véhicules diesel

 

Et pourtant, dans certaines grandes villes d’Europe, les véhicules diesel sont devenus la bête noire des pouvoirs publics. Oslo et Amsterdam ont adopté des plans destinés à leur en interdire progressivement l’accès. On se souvient également que la maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaitait voir disparaitre ces motorisations de ses rues d’ici 2020. Et ce 21 mars, Virginia Raggi, la maire de Rome a annoncé que les véhicules de ce type seraient bannis du centre de la capitale italienne d’ici 2024. 

 

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« Trafic sur les Champs-Élysées à Paris » Crédit : Free-Photos/ pixabay.com

 

 

 

 

Cependant, pour Laurent Hecquet, fondateur du think tank Automobilité & Avenir : «Dire que nous assisterons à l’éradication du diesel est une utopie. Nous allons connaître très certainement un rééquilibrage naturel et logique du parc roulant qui sera composé de différentes technologies dont le diesel dernière génération restera malgré tout une technologie fiable écologiquement et adaptée économiquement aux besoins d’une partie de la population.»

 

Sur le site www.moteurnature.com Laurent J. Masson s’interroge: comment blâmer ceux qui achètent diesel et faut-il choisir entre la lutte globale contre les changements climatiques, ou en faveur d'un air moins pollué localement ? « Si 10 millions d'automobilistes roulent 10 000 km par an avec un diesel, cela fait une économie de 1 milliard et demi de litres de carburant. Ce qui aura évité l'émission d'environ 37 500 tonnes de CO2.»

 

Faudra-t-il au final interdire tout type de moteur à combustion ? Est-ce l’amorce d’un tournant décisif pour les véhicules électriques? Qu’en pensent les pétroliers ?

 

Les consommateurs auront le dernier mot

 

En dépit des tensions autour de l’avenir du diesel, les grossistes en carburants sont encore loin de s’émouvoir. Le 22 mars, à l’occasion du FT Commodities Global Summit qui s’est tenu à Lausanne, ils faisaient le simple constat qu’une voiture sur cent est actuellement électrique.

 

«Aujourd’hui, les énergies fossiles assurent 81% des besoins énergétiques, peut-être que cette part diminuera à 70-75% dans quinze à vingt ans», relativisait ainsi Marco Dunand, le patron de Mercuria. Jeremy Weir du groupe Trafigura lui emboitait le pas : «Nous assisterons à une augmentation continue du marché pétrolier, au moins jusqu’en 2035.» Autrement dit, il n’y a pas le feu au lac voisin.

 

Ce qui est certain c’est que l'industrie automobile investit désormais largement dans la voiture de demain, de préférence électrique et autonome. Le patron de Fiat Sergio Marchionne l'a rappelé au récent salon de Genève, le choix n’est plus permis. D’ailleurs, même si la performance des nouveaux véhicules répond aux dernières normes diesel européennes, les consommateurs préfèrent se tourner vers d’autres énergies considérées comme moins polluantes, à commencer par  l'essence ou la motorisation hybride.

 

Et tout en misant sur une «renaissance» du diesel, le groupe VW a tout de même annoncé vouloir consacrer plus de 34 milliards d'euros à sa voiture du futur (dont 20 milliards dans l'électrique) d'ici à 2022.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

The Chinese search engine company Baidu has won permission to test its self-driving cars in Beijing. China's capital Thursday issued its first temporary license plates for testing on the city's public roads to Baidu's self-driving vehicles.

 

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A Baidu self-driving car uses the company's Apollo system. (Photo courtesy Baidu)

 

Beijing opened 33 roads of a total length of 105 kilometers (65 miles) for autonomous car testing outside the Fifth Ring Road on the outskirts, in the Haidian District, away from crowded areas but near the Baidu campus.

 

Baidu is developing high-resolution maps for self-driving cars; the first map is to be based on the 33 roads.

 

The licenses for Beijing road testing are valid for only 30 days, but license holders can apply for renewal after the self-driving cars pass government assessments.

 

The autonomous test vehicles must be equipped with devices that can monitor their location, can monitor whether or not a test car is in self-driving mode, and the behavior of each of the vehicles, and test drivers for the autonomous cars must have taken at least 50 hours of training in handling self-driving cars in case they have to take over.

 

In April 2017, Baidu launched its Apollo project, a self-driving vehicle that includes the vehicle platform, hardware platform, software platform and cloud data services.

 

Baidu claims the Apollo car has the world's first human-car AI interaction system. It offers human-vehicle dialogue, face registration, fatigue monitoring, augmented reality navigation, smart security and vehicle to home (V2H) connectivity.

 

Sensors, such as LiDAR, cameras and radar collect environmental data surrounding the vehicle. Using sensor fusion technology perception, algorithms can determine in real time the type, location, velocity and orientation of objects on the road, as required by law.

 

This autonomous perception system is backed by Baidu’s big data and deep learning technologies, as well as a vast collection of real world labeled driving data. The large-scale deep-learning platform and Graphics Processing Unit (GPU) clusters shorten the system's learning time for large quantities of data.

 

Once trained, the new models are deployed onto the vehicle using over-the-air updates through the cloud.

 

Apollo’s perception system can continuously improve its detection and recognition capabilities, which provide accurate, stable, and reliable input for other autonomous system modules.

 

Baidu is working to create more cost effective sensors as well integrate Apollo into a wider variety of vehicles including minibuses, SUVs and pickups.

 

There are multiple sets of sensors in the vehicles so that, in case of sensor failure, collisions with pedestrians or other vehicles can be avoided, an assurance that's especially important following a fatal collision of an autonomous car with a pedestrian walking her bike in Tempe, Arizona.

 

Baidu plans to gradually introduce fully autonomous driving capabilities on highways and open city roads by 2020.

 

China issued licenses to automakers allowing self-driving vehicles to be road tested in Shanghai earlier this month. Shanghai-based SAIC Motor Corp Ltd. and electric vehicle start-up NIO received licenses.

 

China's regulations managing road testing for self-driving vehicles say that autonomous vehicles are eligible for public road testing only after they have completed 5,000 kilometers (3,000 miles) of daily driving in designated closed test fields and passed government assessments.

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

www.ens-newswire.com

Pour faire face à la diversification des moyens de mobilité et satisfaire la demande, les constructeurs n’hésitent pas à élargir leur offre de services. Nouvelle tendance : l'autopartage, un marché qui devrait croître mondialement de 30% par an. Selon PwC, il pourrait atteindre 4 milliards d’euros en 2020.

 

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« Les nouveaux usages urbains poussent les constructeurs à se transformer en fournisseurs de services de mobilité. »
Source : blog.car2go.com

 

 

Effet de mode ou investissement à long terme? Désormais les groupes automobiles tentent de prendre place sur le marché de l'autopartage, appelé à se développer dans de fortes proportions ces prochaines années. D’ici à 2020, le secteur devrait en effet atteindre les 200 000 véhicules en Europe, soit un chiffre d’affaires minimum de 3 milliards d’euros, selon PSA, 4 milliards d’après le cabinet PwC. Selon  AlixPartners, le nombre d’usagers des services d’autopartage devrait être multiplié par dix à cet horizon pour atteindre les 8 millions en Europe. Et d’après les calculs du cabinet Frost & Sullivan, cité par Le Monde.fr,  « on pourrait même compter jusqu’à 15 millions d’utilisateurs et 240 000 véhicules, dont un tiers de véhicules électriques. »

 

«Il y a un besoin grandissant. D’une part, les métropoles veulent réduire leur trafic, d’autre part, il y aura toujours un besoin de mobilité individuelle. Nous devons satisfaire la demande», commente Marc Langenbrinck, président de Mercedes-Benz France, un des premiers constructeurs à s’être lancé sur ce marché. Renault (Mobility), BMW (DriveNow et ReachNow), PSA Peugeot Citroën (TravelCar, Koolicar et l’appli Free2Move), Opel (CarUnity), Toyota (Getaround), Volkswagen (Quicar) ont emboité la roue. A cette liste, loin d'être exhaustive, il convient d'ajouter des acteurs tels que Communauto, Drivy et Ouicar.

 

 

Un pari sur l’avenir

 

Les Allemands BMW (et son offre DriveNow) et Daimler (avec Car2Go, Croove puis Turo en 2017), les pionniers particulièrement actifs de ce secteur visent chacun 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2020.

 

La tendance n’est pas propre à l’Europe. L'Américain General Motors envisagerait de lancer cet été une plate-forme permettant aux propriétaires de voitures de louer leur véhicule à d'autres particuliers, selon les informations de Bloomberg (13 mars).

 

L’industrie automobile n’a, au fond, pas vraiment le choix, elle est obligée de suivre les goûts et les usages de ses clients qui ressentent de moins en moins le besoin de posséder un véhicule, surtout dans les zones urbaines. Ainsi, les constructeurs cherchent à diversifier leur offre mais aussi à séduire une clientèle jeune qui pourrait passer ensuite à l’achat de la marque testée.

 

Cette stratégie, au départ surprenante, sera-t-elle finalement payante ? On estime en effet qu’une voiture en autopartage remplace une dizaine de véhicules.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

An Uber self-driving car struck and killed a pedestrian in Tempe, Arizona on Sunday night, according to police and media reports. Tempe is a city of 183,000 just east of Phoenix.

 

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Volvo XC90 similar to the one involved in the Tempe incident. (Photo courtesy Volvo)

 

 

 

This is the first known pedestrian death involving a self-driving car, which are being developed partly to reduce the number of pedestrian deaths.

 

In 2015, the latest year for which data is available, 5,376 pedestrians were killed in traffic crashes in the United States, according to the Centers for Disease Control and Prevention in Atlanta. This amounts to one crash-related pedestrian death every 1.6 hours.

 

In Tempe, the female pedestrian, Elaine Herzberg, 49, was walking her bicycle, crossing outside the designated crosswalk on Mill Avenue near Curry Road at about 10 pm when she was hit, police said.

 

Sgt. Ronald Elcock, a Tempe Police spokesman, told reporters that the Volvo XC90 SUV was in autonomous mode with a driver behind the wheel when it hit the pedestrian. There were no passengers in the car at the time.

 

Uber is conducting tests of self-driving vehicles in Arizona, Pittsburgh, Toronto and other cities. Uber said it has stopped testing autonomous vehicles throughout the United States and Canada as a result of the incident.

 

Uber CEO Dara Khosrowshahi tweeted Monday morning, "Some incredibly sad news out of Arizona. We’re thinking of the victim’s family as we work with local law enforcement to understand what happened."

 

"Our hearts go out to the victim’s family. We’re fully cooperating with @TempePolice and local authorities as they investigate this incident," an Uber spokesperson tweeted.

 

The National Transportation Safety Board said it is launching an investigation.

 

The incident is fueling concerns on the part of some who warn that the self-driving technology that allows the cars to sense their surroundings is not ready for release on public roads.

 

Advocates for Highway and Auto Safety sent a letter <http://saferoads.org/2018/03/19/broad-coalition-asks-dot-for-stronger-driverless-car-rules/today to Transportation Secretary Elaine Chao requesting stronger oversight of the development and deployment of autonomous vehicles, AVs.

 

The alliance of consumer, medical, public health and safety groups, people with disabilities, bicyclists, pedestrians, consumer and environmental groups, law enforcement and first responders, and insurance companies, wrote, "The Department and its safety agency, the National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), have chosen to be detached spectators instead of engaged safety regulators during one of the most crucial and critical times in the history of automobiles."

 

"Unfortunately, inaction and indifference have grave and dangerous consequences for everyone," they wrote, "passengers in driverless cars, other motorists, bicyclists, pedestrians and members of the disability community."

 

The same industry that "created and purposely hid" safety problems such as exploding Takata airbags, deadly GM ignition switches and polluting VW diesel engines, the alliance wrote, "is now seeking and receiving from DOT [the Department of Transportation] a free hand to produce and sell vehicles that will contain millions of lines of code, thousands of feet of electrical circuitry and advanced electronics yet meet no minimum federal electronics requirements as is mandated by the Federal Aviation Administration or safety standards for cybersecurity protections."

 

"Moreover, there are no standards to test the capacity of an autonomous vehicle to 'see' various objects on the streets or highways or any to ensure that drivers of level 2 and 3 AVs are not distracted and unable to take control of the vehicle when necessary," the alliance's letter states.

 

"In short, AV manufacturers will be subject to little, if any, government oversight and accountability as the most radical new and untested vehicles enter our highways since the invention of the passenger motor vehicle," wrote Advocates for Highway and Auto Safety. "Numerous opinion polls already show strong public skepticism and reticence about AVs and those concerns are justified."

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

www.ens-newswire.com

Selon une étude publiée fin février par l'European Climate Foundation,  l'avènement du véhicule électrique pourrait non seulement transformer l'industrie automobile en profondeur mais également générer de la croissance et des emplois pour l'Europe. Les bénéfices environnementaux seraient eux aussi considérables.

 


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MikesPhotos (pixabay)

 

 

Réalisée par Cambridge Econometrics  pour le compte de la Fondation Européenne pour le Climat (ECF), l’étude prospective porte sur la transition des carburants à base de produits pétroliers vers l'électromobilité, dans le domaine des transports. Cette étude macro économique, élaborée avec la coopération des constructeurs automobiles européens et équipementiers (dont Michelin), des organismes professionnels, des syndicats et des ONG, présente plusieurs scénarios et quantifie leurs impacts.

 

Pour aller au plus court, grâce à l'électromobilité, l'Europe pourrait d'ici 2030 réduire ses dépenses en matière de produits pétroliers importés de 49 milliards €, créer plus de 200 000 emplois nets et accroître son PIB annuel de 0,2%.

 

Le rapport souligne que « pour 10 euros dépensés à la pompe, 5,3 euros vont aux taxes, 1,5 euro au distributeur et 3,20 euros quittent l'économie européenne». L’enjeu pour l'UE est par conséquent de développer les énergies produites localement, grâce aux différentes filières alternatives, afin de limiter les importations pétrolières. Par ricochet, il serait ainsi possible de doper la croissance dans la zone euro.

 

Selon les auteurs de l’analyse, un effort commun entre l'industrie, les gouvernements et la société civile sera toutefois indispensable pour atteindre les objectifs en matière de déploiement des infrastructures de charge. En effet les véhicules électriques et hybrides rechargeables pourraient représenter jusqu'à 23 % des ventes de véhicules neufs à l'horizon 2030, et passer de 17 millions de véhicules en 2030 à 170 millions en 2050.

 

Il faudra ainsi renforcer massivement le réseau d’approvisionnement en électricité. En se basant sur les projections d'un pays comme l'Allemagne, l'étude estime que la charge « non pilotée » nécessiterait 3 GW de puissance supplémentaire en 2030 et 22 GW en 2050 !

 

Une équation à plusieurs inconnues

 

AVERE France détaille sur son site les conséquences possibles de cette transition vers l'électrique présentée par le rapport et ne cache pas les difficultés qu’engendrerait un tel changement de paradigme. Par exemple, comment compenser la baisse de recettes issues des taxes sur les produits pétroliers ou comment réduire rapidement le coût des batteries ? Et quelle sera l'évolution des technologies?

 

Pour l’UE, l’enjeu est donc de taille, y compris sur les aspects environnementaux où les gains devraient se révéler exponentiels.

 

D'ici à 2050 en effet, les émissions de CO2 des automobiles pourraient être réduites de 88 %, passant de 605 à 70 millions de tonnes chaque année. Les observations sont similaires pour les oxydes d'azote avec une baisse de 1,3 million à 70 000 tonnes par an. Enfin, les émissions de particules fines passeraient de 28 000 à 750 tonnes annuellement.

 

Pour obtenir ces résultats, les auteurs se sont basés sur le même scénario que pour leurs calculs économiques où les véhicules à faibles émissions représenteraient environ un quart des ventes de véhicules neufs en 2030 puis 100 % en 2040.

 

 

 

 

 

En savoir plus : http://www.avere-france.org/Site/Article/?article_id=7244

 

Voir le rapport intégral (en Anglais)

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

Tata Motors, India's largest automaker, has delivered the first batch of its Tigor electric vehicles to Energy Efficiencies Services Limited (EESL), part of the Ministry of Power, to begin fulfilling their 2017 contract to supply the state-run company with 10,000 electric vehicles.

 

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Guenter Butschek, CEO and managing director, Tata Motors, left, hands over the symbolic key of the Tigor EVs
to Saurabh Kumar, managing director, Energy Efficiencies Services Limited, Delhi, December 6, 2017 (Photo courtesy Tata Motors)

 

Guenter Butschek, CEO and managing director, Tata Motors, said, "This initiative of the Government of India to procure 10,000 electric vehicles is a bold step in terms of promoting green and sustainable transport solutions."

 

Butschek handed over the keys of the first few Tigor EVs to Saurabh Kumar, EESL managing director, in December 2017, on National Energy Conservation Day, nearly six months before the Tigor EV will be offered on the open market.

 

"We, at Tata Motors are extremely proud to be part of this project and are supportive of the government’s transformational vision of auto electrification in India," Butschek said.

 

The rollout of the first 500 cars has begun in Delhi, and the second phase of the contract will see 9,500 electric cars being leased to government authorities across India.

 

The government of Prime Minister Narendra Modi decided last year to allow only electric cars to be sold in India by 2030. This is considered a most ambitious target. By comparison, Britain will ban the sale of new petrol and diesel cars 10 years later, from 2040.

 

"With Tigor EV, we have begun our journey in boosting e-mobility and will offer a full range of electric vehicles to the Indian customers," Butschek said. "This tender has effectively paved the way for connecting our aspirations in the e-mobility space with the vision of the government."

 

Tata Motors is quickly extending its line of electric vehicles.

 

At the Geneva International Motor Show last week, Tata staged the world premiere of the E-Vission sedan, an electric concept that expands the automaker's line of electric vehicles.

 

Tata already offers six EV products, including a 12 meter-long electric bus with a Smart Bus Stop and two electric passenger carriers - the Magic EV and the Iris EV.

 

The other three Tata EVs are the Tiago EV, the Tigor EV and the Racemo EV sportscar, affirming the company’s efforts to facilitate faster adoption of electric vehicles to help create India's sustainable future.

 

Now, EESL is doubling its initial purchase of electric vehicles, buying 10,000 in 2017 and another 10,000 this year.

 

R.K. Singh, Union Minister of State Power and New and Renewable Energy, launched the National E-Mobility Programme in Delhi on March 7. The program aims to provide an impetus to the entire e-mobility ecosystem including vehicle manufacturers, charging infrastructure companies, fleet operators and service providers.

 

"My message to industry is, come and invest in manufacturing of e-vehicles and batteries," said Singh, announcing the new E-Mobility Programme.

 

The electric vehicles will replace the government's existing fleet of petrol and diesel vehicles.

 

The minister commented that electric vehicles make sense from point of view of both the environment and the economy. He said EESL will issue a new tender very soon for 10,000 more e-vehicles to cater to the growing demand. 

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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The smoggy, bustling city of Seoul is looking at phasing out its fleet of fossil-fueled taxis in favor of electric vehicles.

 

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Thousands of LPG taxis like this one would be phased out in favor of electric cars if the City of Seoul adopts this policy. April 5, 2016
(Photo by Michael Boyce

 

 

 

South Korea's capital city of 10 million people is investigating the economic feasibility of replacing its current fleet of liquefied petroleum gas (LPG) taxis with EV taxis by phasing the LPG cars out when their operational lifetime is over.

 

A new analysis by James Seong-Cheol Kang of Seoul's Global Green Growth Institute and Hoyoung Lee of the Department of Civil and Environmental Engineering at Seoul National University, takes a positive view of such a transition.

 

They find "intrinsic advantages of electric vehicles over fossil fuel vehicles and rapid advances in technology."

 

Kang and Lee say the costs for purchasing vehicles used in their analysis are US$17,201 for a LPG taxi like a Hyundai Sonata, and more than twice as much, US$37,776, for an electric taxi such as a Renault Samsung SM3.

 

It is assumed that LPG taxis are replaced by EV taxis only when their operational lifetime comes to an end. This would face least resistance from the taxi owners, say Kang and Lee.

 

The avoided environmental costs of air pollution were factored in as a benefit because EVs emit no greenhouse gases or other pollutants as LPG vehicles do.

 

The transport planning model, especially traffic assignment, is incorporated in the calculation process for estimating these avoided costs.

 

Savings from the fuel switch to electricity from liquefied petroleum gas for taxis is taken into account.

 

Analysts Kang and Lee conclude, "the benefit-cost ratio was 1.46, signifying economic viability of the deployment of EV taxis."

 

Thousands of vehicles would be affected by this change. Kang and Lee calculate that by the year 2024 the taxi replacement demand will have totaled 72,000 vehicles.

 

The analysis, "Sustainable Transport through Provision of Electric Vehicle Taxis: A Case Study in Seoul," is online here

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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Alors que le Japon compte, en mars 2018, près de 100 stations à hydrogène en activité, les 11 membres du nouveau consortium « Japan H2 Mobility » devraient installer 80 nouvelles stations au cours des quatre prochaines années. Les autorités nippones ont fixé un objectif de 900 stations d’ici à 2030.

 

 

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« Toyota a lancé en Europe en 2016 la commercialisation de sa berline à hydrogène baptisée Mirai. »  Source : Toyota

 

L’hydrogène est une énergie alternative privilégiée par les constructeurs automobiles japonais. Dès 2014, avec son modèle Mirai, Toyota est devenu le premier au monde à produire en série des véhicules à hydrogène. Honda l’a suivi en 2016 avec son modèle Clarity Fuel Cell.

 

Conforté par ces réussites technologiques de marques japonaises emblématiques et en quête d'indépendance énergétique, le gouvernement a décidé de miser sur la propulsion hydrogène pour faire du Japon un pays zéro carbone dans les décennies à venir. Onze firmes nipponnes ont ainsi récemment formé un consortium afin d’accélérer le déploiement d’un réseau de stations-service pour véhicules à pile à combustible sur l’archipel.

 

Nommé Japan H2 Mobility (ou JHyM), ce consortium vise la construction de 80 nouvelles stations-service d’ici 2021. À ce jour, une centaine ont déjà été construites ou sont en voie de réalisation.

 

Premier cadre au monde dans lequel non seulement des promoteurs d'infrastructure et des constructeurs automobiles mais aussi des investisseurs sont impliqués en collaboration, JHyM est composé de trois constructeurs de véhicules (Toyota, Nissan et Honda), ainsi que de six entreprises du secteur énergétique (JXTG Nippon Oil & Energy Corp, Idemitsu Kosan Co., Iwatani Corp., Tokyo Gas Co., Toho Gas Co. et Air Liquide Japan).

 

Le Japon, berceau des véhicules à hydrogène 

 

En décembre 2017, le ministre japonais de l’Industrie avait annoncé son intention de construire 160 stations-service à hydrogène d’ici 2020. Selon les projections du  ministère, 40.000 véhicules alimentés à l’hydrogène devraient circuler sur les routes du pays d’ici 2020 (environ 2 400 véhicules à pile à combustible roulent actuellement au Japon). L’objectif final est de porter le réseau à 900 stations d’ici 2030 et d’atteindre 800.000 véhicules à propulsion hydrogène, pour un marché de 1.000 milliards de yens (7,7 milliards d'euros).

 

Pour accompagner ce programme très ambitieux, la Banque du développement du Japon apportera sa contribution. Le gouvernement japonais a également annoncé sa volonté d’engager des réformes afin d’alléger la facture. Figurant parmi les membres fondateurs de ce consortium, Air Liquide opérera une vingtaine de stations d’ici à 2021. JHyM commencera à opérer en avril 2018 et a pour but d'achever sa mission dans 10 ans. 

 

Enfin, comme pour éclairer ce nouveau virage vers l’avenir, on apprenait ce jeudi 15 mars que la police londonienne venait de recevoir ses premiers exemplaires de Toyota Mirai, pour une commande de 11 véhicules au prix unitaire de 66 000 €. Actuellement, Londres dispose de cinq stations d'hydrogène.

 

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Par Didier ROUGEYRON, journaliste

Lors du salon de Genève, Renault a présenté un concept de taxi autonome électrique sans volant, capable de transporter jusqu'à six passagers. Le constructeur français souhaite ainsi illustrer la mobilité urbaine partagée du futur. L'EZ-GO pourrait arriver dans nos villes d'ici à 2022.

 

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À mi-chemin entre une voiture et un mini-bus : l'EZ-GO de Renault est un robot taxi électrique et connecté à 4 roues directrices.
PHOTO © RENAULT

 

 

Le concept de navette autonome EZ-Go (prononcer "easy-go" ; un terme que l’on pourrait traduire par « se déplacer facilement »), présenté par Renault au Salon de Genève, est visuellement assez déroutant… Ce véhicule aux allures futuristes et aux dimensions imposantes (1 700 kg pour 5,20 mètres de long), ressemble un peu à un minibus entièrement vitré.

 

L'accès à bord est assuré par un panneau ouvrant situé à l'avant de la carrosserie. Les passagers entrent debout, tandis qu'un système de rampe assure que l’habitacle soit aussi accessible aux personnes en fauteuil roulant.

 

À l’intérieur, le plancher est plat. Pas de pédales ni de volant : le chauffeur est remplacé par un calculateur central. L’ EZ-Go est d’ailleurs bardé d’électronique et de capteurs. Il est également conçu pour se recharger sans fil, par induction. Avec une vitesse limitée à 50 km/h, son utilisation serait strictement urbaine.

 

Une alternative aux voitures particulières et aux transports publics

 

Mais au delà du véhicule et de la technologie, Renault imagine surtout occuper dans un futur proche le créneau des services de mobilité à la demande et partagée. Les villes d’aujourd’hui sont souvent encombrées, or elles abritent des populations vieillissantes, ou au contraire très jeunes, en quête de nouvelles solutions de mobilité. C’est une opportunité intéressante pour le Groupe qui se voit bien produire d'ici le milieu de la décennie prochaine une gamme nouvelle de petits véhicules à partager. Ceux-ci seraient alors exploités par les régies de transports ou par des gestionnaires de flottes privées.

 

La commercialisation de l’EZ-Go de Renault, fabriqué en collaboration avec ses partenaires Nissan et Mitsubishi au sein de l’alliance, pourrait se faire dès 2022. Des tests grand public devraient débuter dans les mois à venir.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

The California Air Resources Board has announced a US$7 million (€5.68 million) grant to the automotive industry organization CALSTART to build and operate cleaner, greener Class 8 heavy-duty trucks known as big rigs or 18-wheelers.

 

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Big rigs, like this one on a California highway, make up about seven percent of the vehicles on U.S. roads,
but they consume close to 25 percent of all fuel used in the country. April 2017. (Photo by David Guo)

 

The project will build and install Achates Power Opposed-Piston Engines in Class 8 demonstration trucks that will operate in fleet service in California in 2020.

 

These trucks are expected to achieve a 90 percent reduction in nitrogen oxides (NOx), and a 15 to 20 percent diesel fuel efficiency improvement over current models.

 

Big rigs are a major source of smog, of toxic chemical pollution, and of fine particle soot linked to cancer and respiratory problems.

 

“Heavy trucks are energy hogs,” Luke Tonachel, senior vehicles analyst at the Natural Resources Defense Council’s Energy and Transportation program, told ThinkProgress. The big rigs make up about seven percent of the vehicles on the road in the United States, but they consume about 25 percent of all fuel used in the country.

 

The new project is part of the California Air Resources Board’s Low Carbon Transportation and Fuels Investments and Air Quality Improvement Program.

 

California’s ultra-low NOx emissions standard is 0.02 grams per brake horsepower-hour. This project will demonstrate the first diesel engine to comply with the state standard.

 

In addition, the engine will emit 10 percent less of the greenhouse gas carbon dioxide (CO2) than the 2027 federal greenhouse gas requirement.

 

CALSTART, an industry organization with more than 185 transport-related member companies, will serve as the project grantee and administrator.

 

California’s South Coast Air Quality Management District, the San Joaquin Valley Air Pollution Control District and the Sacramento Metro Air Quality Management District also are investing in the project.

 

Funding for the grant comes from California Climate Investments, a statewide program that puts billions of cap-and-trade dollars to work reducing greenhouse gas emissions, strengthening the economy and improving public health and the environment.

 

California's cap-and-trade program creates a financial incentive for industries to invest in clean technologies and develop innovative ways to reduce their carbon pollution.

 

California Governor Jerry Brown's proposed budget for Fiscal Year 2018-19 includes $1.25 billion in funding for California Climate Investments. 

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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Many public transit officials in cities across the United States are trying to find ways for ride sharing to complement existing public transit options or those in the development pipeline, while others worry that ride sharing could replace public transit altogether.

 

A recent survey conducted by the University of California, Davis found that ride sharing services resulted in a six percent reduction in Americans’ use of bus systems and a three percent reduction in Americans’ usage of light rail services.

 

Studies of New York and other cities suggest that Uber, Lyft, and other app-based car services are increasing congestion and air pollution by facilitating a shift away from mass transit.

 

But some independent-thinking cities are offering on-demand ride sharing as an alternative to high-cost rapid transit.

 

One of the first in the United States is Arlington, Texas, a city of 380,000 people located between Dallas and Fort Worth.

 

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Arlington Mayor Jeff Williams launches the Via ridesharing service, January 2018

(Photo courtesy City of Arlington, Texas)

 

Last December, in partnership with the Via rideshare service, Arlington began a pilot program supported by the Arlington City Council and the citizen-led Transportation Advisory Committee.

 

The rideshare pilot replaced the Metro Arlington Xpress commuter bus line, which was taken out of service on December 31, 2017.

 

The Via service area initially covers downtown Arlington and the City’s Cultural Arts District, the University of Texas at Arlington, the Entertainment District, and the area around Arlington Memorial Hospital. Summer expansion plans call for coverage of the airport, commuter train stations and major retail destinations.

 

Customers can book a seat in a six-passenger Mercedes-Benz van through the Via app or by phone, and Via’s sophisticated technology can match them with others going their way in a kind of riadesharing car pool. Wheelchair accessible vehicles are available. Rides are $3 per trip.

 

The contract is for one year, with four one-year renewal options. The City of Arlington will pick up one-third of the pilot project's cost, about $322,500, with the rest coming from the Federal Transit Administration.

 

Data collected through the rideshare pilot will help shape the City Council’s future transport planning decisions.

 

"We are at the beginning of an exciting transportation technology revolution," said Mayor Jeff Williams. "Arlington’s Via Rideshare Pilot Program is the latest example of our city’s willingness to explore innovative transportation technology solutions for our residents, employees, students and visitors."

 

Arlington also will be a test city for self-driving cars. The U.S. Department of Transportation has named Texas a national Automated Vehicle Proving Ground for the testing of connected and automated vehicle technologies.

 

Automated vehicles aren’t the only type of innovative transportation technology being explored in Arlington.

 

In January, the city announced a data-sharing partnership with Waze, the free, real-time crowd-sourced traffic and navigation app powered by the world’s largest community of drivers.

 

Designed as a free, two-way data share of publicly available traffic information, the Connected Citizens Program promotes greater efficiency, deeper insights and safer roads for the drivers of Arlington along with more than 100 other partners around the world.

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

www.ens-newswire.com

En mars 2019, le Royaume-Uni quittera l'Union Européenne mais aussi l'union douanière et le marché unique, comme la Première ministre Theresa May s'y est engagée. La France, un de ses partenaires majeurs, pourrait perdre près de 2000 entreprises et des parts de marché conséquentes sur les prestations de transport.

 

 

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Elionas2/pixabay.com

 

 

Brexit or not Brexit ? L’enlisement des négociations depuis le printemps démontre que la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne sera tout sauf simple.

 

Ce qui est clair c’est qu’une période de transition sera nécessaire pour en amortir les impacts. Mais celle-ci ne doit pas être une "porte dérobée" pour empêcher le Brexit, prévenaient dans le Sunday Telegraph Philip Hammond et Liam Fox, les ministres britanniques des Finances et du Commerce.

 

Pour les entreprises européennes concernées par les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni, le coup de frein risque d’être sévère, le temps de définir de nouvelles modalités hors de la législation européenne. Les victimes collatérales seront alors les prestataires logistiques et les sociétés de transport qui travaillent avec les entreprises en question.

 

La France serait « le 5eme pays au monde le plus touché par le Brexit», affirment les chercheurs de l’OFCE, l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques.  « Certaines études prospectives estiment qu'avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE, son PIB à l’horizon 2019 chuterait de plus de 4 points et provoquerait le dépôt de bilan de près de 2000 entreprises.»

 

Actuellement l’excédent commercial annuel est de près de 11 milliards d’euros en faveur de la France. Les exportations de matériels de transport (automobiles, poids-lourds) sont pour leur part en hausse de 4% chaque année, soit 6 milliards d’euros annuels.

 

Le Royaume-Uni alignera ses dispositions réglementaires

 

Une chute de la livre pénaliserait l’export français qui perdrait en compétitivité, en termes de prix des marchandises et des prestations de transport, sans parler des tracasseries douanières.

 

Les acteurs du transport routier, les politiques et les décideurs de l'UE se sont rencontrés récemment pour discuter de l'impact du Brexit et des conséquences qu'il aura sur le transport routier européen. Les discussions ont porté sur les préoccupations du secteur ainsi que sur les scénarios et solutions possibles.

 

La Grande-Bretagne alignera ses dispositions réglementaires sur celles de l'Union européenne dans un certain nombre de domaines, dont celui de l'industrie automobile, une fois qu'elle aura quitté le bloc communautaire, « parce que les chaînes d'approvisionnement sont intégrées, mais ce sera sur la base du volontariat », a déclaré vendredi dernier à la BBC le ministre de la Santé Jeremy Hunt.

 

Theresa May se prépare à un sommet les 22 et 23 mars au cours duquel les dirigeants de l'Union européenne doivent fixer les termes de la transition après la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

Le salon international de Genève intervient à un moment charnière de l’histoire de l’automobile, hésitant encore à renoncer au diesel pour consacrer l’ère de la propulsion électrique. Un surplace provisoire ou une fuite en avant ?

 

 

88e-salon-de-geneve.jpgComme chaque année à l’approche du printemps, le salon suisse lance la tournée européenne des rendez-vous internationaux dédiés à la présentation des nouveautés automobiles.

 

Agités par un dilemme cornélien avec la crise que traverse le diesel depuis le scandale des émissions truquées, la plupart des constructeurs hésitent entre l'opportunité de lancer une nouvelle génération de moteurs diesel afin de rassurer leur clientèle, ou se convertir à l’électrique sous la pression accrue des pouvoirs politiques.

 

Certes, les grands groupes ont consacré des plans d'investissements de dizaines de milliards d'euros pour accélérer leur stratégie électrique et la plupart des constructeurs injectent désormais plus ou moins d'électricité sous les capots, mais le marché ne semble pas si pressé de modifier ses habitudes. Car même si le réseau de bornes de recharge s’équipe progressivement en France, il n’est pas suffisamment dense dans nombre de pays européens. Autre inconvénient, l’autonomie réelle entre deux recharges freine les projets de déplacements du week-end ou des vacances des consommateurs.

 

Le moteur thermique à bout de souffle ?

 

Malgré tout, les dispositions réglementaires devraient pousser de plus en plus l’industrie à la roue. Les constructeurs sont en effet tenus de réduire les émissions moyennes de leurs gammes à 95 grammes de CO2/km d'ici 2021 (contre 130 g en 2015). L’éco-bonus ou malus, progressivement durci par l'Union européenne, incite à orienter la consommation vers l'achat de véhicules moins polluants. Le moteur thermique va-t-il tenir la route?

 

Le paradoxe est palpable à Genève. Lundi 5 mars, l'élection de la voiture de l'année 2018 a consacré le Volvo XC40, premier modèle basé sur la nouvelle plate-forme CMA (Compact Modular Architecture), destinée aux futurs véhicules de la gamme 40, dont les versions 100% électriques... Mais il n’est disponible aujourd’hui qu’en transmission intégrale boîte auto avec un diesel de 190 ch ou un essence de 247 ch. Une version 100 % électrique devrait être proposée d’ici deux ans, après la commercialisation d’une version hybride.

 

La 88e édition du Salon, après deux jours réservés à la presse, les 6 et 7 mars, fera quand même la part belle aux « moteurs verts », encore que l’appellation (flatteuse pour les EV) reste à démontrer.

 

Parmi les nouveautés sont attendues notamment l’Audi e-tron, premier SUV 100% électrique de la firme aux anneaux, la Bentley SUV Bentayga PHEV hybride rechargeable et un nouveau moteur pour la Renault Zoé EV.

 

Près de 700 000 visiteurs sont attendus à Palexpo, la halle des expositions du salon de Genève, pour contempler près de 900 modèles entre le 8 et le 18 mars.

 

Par delà les messages envoyés à la planète, son bilan nous indiquera (ou pas) le sens de l’histoire.

 

Tags : salon, automobile, Genève, diesel, électrique, EV, réseau de bornes de recharge, CO2, dispositions réglementaires, moteur thermique, constructeurs, moteurs diesel, éco-bonus

 

Photo : L’affiche de la 88e édition: La couleur verte peut avoir un rapport avec l'écologie, mais symbolise surtout les espoirs du secteur placés entre "optimisme et vitalité".

 

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

"The future of new mobility will be centered around IoT technology," said Mobike Chief Technology Officer and Co-founder Joe Xia at Mobile World Congress February 28 in Barcelona, Spain.

 

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Mobikers riding outside the Mobile World Conference in Barcelona, Spain, February 28, 2018. (Photo courtesy Mobike)

 

Founded three years ago, Mobike, the Beijing-based bike-sharing company, is the world’s first cashless and station-free bike-sharing platform that is solving the short distance connectivity problem in cities.

 

Mobike operates one of the world’s largest IoT networks with over nine million IoT-connected devices. Mobike is also at the forefront of developing NarrowBand IoT capabilities. NB-IoT helps power smaller, low-powered devices wirelessly connect to data platforms.

 

Mobike uses a patented bike design and smart lock system combined with a smartphone app to bring customers greater access to a bike when they need it the most - the last mile to their destination.

 

Users locate a bike and pay for use of it with their smartphones. When finished with the bike they can leave it in any legal parking space.

 

They don't have to return it to a specified docking location, but Mobike rewards good behavior with better credit arrangements. Each user starts with a Mobike Score of 550 by default that changes based on user behavior.

 

Good behavior includes parking the bike at preferred Mobike stations, reporting wrongfully parked or defective bikes, and detailing where the bike is parked for the next user to find it more easily. Poor behavior will reduce a customer's Mobike credit, with account-freeze if credit hits zero.

 

People seem to like the system. By the number of bicyles, Mobike is already the world's largest shared bicycle operator, and in December 2016, made Shanghai the world's largest bike-share city.

 

Mobike operates in over 160 cities in China and is presently expanding. In November 2017, the Dutch city of Rotterdam welcomed Mobike to its streets, going from 150 bikes to 500 bikes within the first few weeks.

 

But Mobike has competitors. Other stationless sharing bikes such as oBike, Gobike and Donkey Republic entered Rotterdam in the past few months, also with a small quantity of bikes to start.

 

And the Chinese company ofo has eight million bikes in China and 25 million rides occur daily. Globally, it serves more than 100 million users from 170 cities in nine countries.

 

Another Chinese company, Huawei, is using IoT technology to enable about 50 smart cities in many ways, including shared bicycles.

 

Earlier this month, Mobike arrived in Mexico City, its first Latin American city. In collaboration with Miguel Hidalgo Municipality, Mobike is launching a smart bike-share pilot in three Mexico City neighborhoods with 50 bike parking zones.

 

Xóchitl Gálvez, delegation chief at Miguel Hidalgo Municipality, said, "We fully expect the Mobike program to make strides in convincing people to start using this sustainable transport method. Promoting responsible bike-sharing usage is a top priority and we will encourage users to ride safely and park their bikes in the appropriate places."

 

Chris Martin, vice president of global expansion at Mobike, said, “We’re thrilled to arrive in Mexico, our first Latin American city. Mobike is committed to developing a global bikeshare culture by collaborating closely with cities."

 

Xia said, "At Mobike we have the world’s leading mobile IoT platform, and we’re focused on making a positive impact on city planning, the environment, and access to education and employment by delivering a seamless user experience to Mobikers around the world."

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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The automaker has spent years researching and developing self-driving technology, and now, Sherif Marakby Ford vice president, autonomous vehicles and electrification, says he is excited to be establishing the automaker's first autonomous vehicle operations terminal in Miami.

 

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A fully autonomous Ford Fusion Hybrid parked outside the Ford Research and Innovation Center in Palo Alto, California
(Photo courtesy Ford Motor Company)

 

 

 

"Before thousands of self-driving vehicles can hit the streets, we have to be prepared to manage large, high-tech fleets efficiently, and the steps we’re taking in Miami represent a significant stride in that process," said Marakby, just days ago, announcing the selection of Miami over several other cities.

 

Marakby says he will rely on Ford's extensive dealer network in Miami-Dade County as well as on the support of Miami-Dade Mayor Carlos Giménez, who Marakby calls "a champion of innovative technology and applying it to help improve life for residents of the county."

 

Beset by commuter demands for expensive rail and bus rapid transit installations his city cannot afford, Miami-Dade Mayor Carlos Gimenez last May hinted at another solution for Miami's traffic congestion.

 

"New technology is coming," he told the "Miami Herald" newspaper. "And that new technology may have tremendous consequences. Automated cars, but also automated buses."

 

The project originated from Gimenez’s visit to the 2017 Consumer Electronics Show in Las Vegas, where he saw a Ford self-driving vehicle with no steering wheel or pedals. The mayor’s office spent the rest of the year recruiting Ford to Miami - a vision that now has come to pass.

 

Gimenez said Miami residents should see Ford’s project as a way to prepare for the future. “We need to start getting used to seeing vehicles with no driver in them picking up passengers. That day is coming a lot sooner than people think.”

 

"There’s clearly a need for innovation," says Marakby. "Miami was recently listed as the 10th most congested city in the world, according to the Inrix Global Traffic Scorecard, and the fifth most congested city in the United States."

 

Miami commuters spend an average of 64 hours in congestion per year during peak time periods - or nearly 10 percent of their total drive time.

 

"That’s just not right," says Marakby, "yet it serves as a reminder that people always need to be at the center of our plan, so we’re setting out to solve for their pain points."

 

To understand what Miami-Dade residents would experience with self-driving vehicle service, the first part of Ford's presence will involve pilot programs throughout the year with partner businesses, starting with delivery of Domino’s Pizza as well as Postmates on demand food delivery service.

 

Marakby says, "What we learn from this customer experience research will be applied to the design of our purpose-built self-driving vehicle that we plan to launch in 2021 to support the expansion of our service."

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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Pour les habitants des villes allemandes de Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim, les transports en commun gratuits pourraient bientôt devenir une réalité. Moteur de l’économie allemande, le diesel est sur la sellette.

 

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« Les transports en commun gratuits, une mesure dont le financement reste à trouver » photo D.R

 

Neuf pays dont l’Italie, l’Espagne et la France sont menacés de lourdes sanctions par l'UE pour non-respect des seuils en matière de pollution.
L’Allemagne notamment dépasserait régulièrement les limites d'émissions de deux polluants très nocifs : les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2).

 

Afin de convaincre Bruxelles de ne pas saisir la Cour européenne de justice à son encontre, le gouvernement fédéral veut lancer la gratuité des transports en commun dans cinq villes, Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim, "au plus tard à la fin de l'année," selon une information de l'AFP.

 

Si cette mesure expérimentale est mise en place et ensuite étendue dans le pays, elle devrait réjouir les usagers qui déboursent 2,80 euros comme à Berlin ou même 2,90 euros à Munich pour un ticket à l'unité. Cela n’empêche pas les transports en commun de demeurer très populaires au pays où la voiture est reine. En effet, le nombre de trajets effectués a progressé de façon continue au cours des 20 dernières années, pour s’établir à 10,3 milliards en 2017.

 

Le moteur diesel sur la pente fatale

 

Cependant l’idée de rendre les transports en commun gratuits « afin de réduire le nombre des voitures particulières,” ne fait pas l’unanimité. « Le gouvernement fédéral doit dire comment il veut financer cela », a ainsi réagi Michael Ebling, président d'une fédération de régies communales.

Greenpeace Allemagne estime que le devoir en incombe aux constructeurs automobiles. L'ONG réclame d’autre part de diminuer les possibilités de parking ou d'augmenter les "péages" dans les villes afin de limiter le trafic.


Mardi 27 février le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé que les grandes villes allemandes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes. Le jugement concerne près de 12 millions de véhicules dans le pays. Un coup d’arrêt qui pourrait ressembler à un coup de grâce pour le moteur diesel.

 

Selon la Commission européenne, la pollution de l’air dépasse les seuils autorisés dans 130 villes à travers le continent. Elle induit un coût de 20 milliards d’euros pour le système de santé et est à l’origine de 400.000 décès par an.

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste