Le consortium SEEV4-City vient de publier une note regroupant 18 expérimentations « vehicle-to-grid » (V2G) en cours ou à venir dans l'Union Européenne. L’action V2G consiste à réinjecter l’électricité contenue dans les batteries d’une voiture électrique dans le réseau durant ses périodes de stationnement et ainsi soutenir l'infrastructure d'énergie. 

 

 

 

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« La technologie V2G fait l’objet d’expérimentations variées sur le sol européen.»
  Source : www.cenex.co.uk

 

 

 

 

La technologie V2G doit permettre de favoriser la transition vers une économie bas carbone dans les villes européennes en combinant le transport électrique, l'énergie renouvelable et la gestion d'énergie intelligente.

 

Considérée par beaucoup comme un maillon essentiel de l'écosystème électrique, elle est actuellement en expérimentation sur le sol européen. Justement, les nombreux travaux de recherche qu'a rassemblé le programme innovant SEEV4-City ont fait l’objet d’une note publiée cette semaine sur le portail de l’AVERE (Association française pour le développement de la mobilité électrique).

 

Vehicle-to-Home (V2H), Vehicle-to-Street (V2T), Vehicle-to-Business (V2B)… la synthèse de SEEV4-City présente une grande variété de projets. De façon générale, c'est le système V2B - qui associe la charge bidirectionnelle à un bâtiment industriel ou commercial- qui est le plus utilisé dans les projets recensés. Nombre d'entre eux combinent d’ailleurs charge bidirectionnelle et panneaux solaires.

 

Autre fait marquant : la forte présence des deux constructeurs japonais Mitsubishi et Nissan mais également du standard de recharge rapide CHAdeMO. L’AVERE souligne que ce constat n'est pas étonnant puisque le standard nippon est le premier à avoir normalisé le V2G.

 

En termes d'opérateurs, les acteurs impliqués sont variés. On peut citer NewMotion, Engie, Virta ou encore NuVve qui se distingue en faisant office d'agrégateur sur 3 des 18 projets présentés.

 

Pays-Bas et Royaume-Uni à l’avant-garde

 

Si les expérimentations couvrent dix pays européens, deux se détachent du lot: les Pays-Bas et le Royaume-Uni qui comptent respectivement sept et six projets V2G.

Amsterdam et ses environs concentrent la plupart des expérimentations aux Pays-Bas. L’une d’entre elles est menée par NewMotion avec dix utilisateurs de Mitsubishi Outlander PHEV, ou City-Zen Smart City qui vise au déploiement de neuf chargeurs bidirectionnels répartis entre public et privé.

 

En France, seul le projet GridMotion est recensé. Il est porté par différents partenaires dont le Groupe PSA, Direct Energie, Enel, Nuvve, Proxiserve et l'Université Technologique du Danemark. Courant jusqu'en 2019, GridMotion repose sur l'expérimentation de 15 Peugeot iOn ou Citroën C-Zero associées à des solutions de recharge bidirectionnelles fournies par Enel.

 

Le programme pilote SEEV4-City présente l'espoir de lancements à grande échelle à travers l'Europe de la technologie V2G capable d’effacer une partie des pics de consommation fortement consommateurs en énergies fossiles d’appoint, elles-mêmes fortement émettrices de CO2. Inversement, il s’agit de voir comment les villes peuvent utiliser la technologie V2G pour assurer un transport électrique propre et efficace.

 

 

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Pour sa part, Nissan a annoncé début mars un partenariat avec le fournisseur d’énergie E.ON (qui collabore déjà avec le constructeur automobile au Danemark) afin de développer les services de connexion des véhicules au réseau électrique. L’objectif de Nissan est de contribuer à une société plus intégrée, avec des bureaux, des écoles, des habitations, des routes et des véhicules totalement interconnectés et alimentés par une énergie renouvelable et durable.

 

Pour soutenir l'accélération de l’électrification, les deux entreprises prévoient d'étendre ce programme à d'autres pays européens dans un futur proche.

 

Sources :

  • Averefrance.org
  • amsterdamsmartcity.com
  • www.renewableenergyfocus.com
  • www.nissan.fr

 

 

Lien de la synthèse :  https://bit.ly/2I9bI5L

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste