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Le gouvernement français et la filière automobile s'engagent dans un nouveau contrat stratégique pour 2018-2022. Les acteurs parient sur une accélération des ventes de véhicules électriques dans les 5 ans. Avec les modèles hybrides rechargeables, le gouvernement estime que la barre du million de véhicules « branchés » pourrait être atteinte.

 

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« Il s’agit de multiplier par cinq les immatriculations annuelles de véhicules électriques d’ici à 2022,
soit 150.000 véhicules électriques par an ».

 

Le chiffre d'un parc total roulant d'1 million de voitures électriques et hybrides rechargeables d'ici 2022 et de 100.000 bornes pour les ravitailler en énergie est un des objectifs du « Contrat stratégique de la filière automobile » pour 2022 que le gouvernement a signé, mardi 22 mai 2018, avec les industriels concernés. Ces partenaires sont en particulier les présidents des principales entreprises du monde de l’automobile comme Faurecia, Valeo, Michelin, Plastic Omnium....

 

Ce scénario s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique et écologique. D’autres « projets structurants », avec des connexions entre eux, ont été validés par les partenaires. Il s’agit par exemple de « créer l’écosystème du véhicule autonome et expérimenter à grande échelle pour offrir de nouveaux services de mobilité », ou bien « anticiper l’évolution des besoins en compétence et emplois » ou encore « renforcer la compétitivité de la filière automobile. »

 

Le plan est-il si ambitieux ?

 

9 points particuliers sur la mobilité durable ont été admis par les signataires de la feuille de route 2018-2022, validée sous la forme d’un contrat stratégique avec la filière automobile.

 

Selon l'Avenir du Véhicule Electro-Mobile (AVEM), cette feuille de route a le mérite d’imprimer une dynamique. L‘Association émet cependant quelques réserves (voir lien). Ce plan est-il si ambitieux ? L’objectif annoncé est de « multiplier par cinq d’ici fin 2022 les ventes de véhicules 100% électrique ». Or, seulement 168.443 véhicules électriques et hybrides rechargeables étaient en circulation en France au 30 avril 2018.

 

La communication du gouvernement est d’autre part floue et donne peu de détails quant aux types d’infrastructures à mettre en œuvre : bornes ou points de recharge ? Charge rapide, ultra-rapide, lente ?

 

« Ce que l’on peut espérer, c’est qu’au-delà des chiffres et des objectifs, le développement de la mobilité électrique poursuive une route cohérente et des plus vertueuses pour l’environnement et la santé publique, » exprime l’AVEM.

 

 

Pour M. Chatel, Président de la Plateforme de la Filière Automobile (PFA), « L’enjeu, c’est la survie de l’automobile sur le territoire français ». Ni plus ni moins.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

D’après Greenpeace, Copenhague, suivie d’Amsterdam et Oslo sont les grandes villes européennes les plus exemplaires sur la qualité de l’air et la mobilité. L’association estime toutefois que les métropoles doivent encourager davantage leurs citoyens à adopter les transports en commun, le vélo ou la marche.

 

 

En partenariat avec l'Institut Wuppertal, Greenpeace a publié la semaine dernière un classement des villes européennes qui montrent l'exemple en termes de mobilités, de lutte contre la pollution de l'air et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

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« Copenhague pointe à la 1ère place pour les restrictions de voitures et les incitations aux mobilités durables ».

 

 

Sans surprise, Copenhague arrive en tête de ce classement. La capitale danoise « a construit des pistes cyclables d’une efficacité impressionnante, très populaires auprès des habitants ». Mais, ajoute Greenpeace, « même Copenhague n’est pas parfaite : la ville s’en sort très bien pour encourager la marche à pied, mais pourrait aller encore plus loin sur les transports en commun pour faire en sorte que plus de gens les préfèrent à la voiture. »

 

Avec plus de bicyclettes que d’habitants et 767 Km de pistes cyclables, Amsterdam est souvent décrite comme la capitale du vélo dans le monde. « Même si seulement 1 personne sur 4 possède une voiture à Amsterdam, cette ville a encore des progrès à faire pour faire baisser la pollution de l’air autour des axes les plus fréquentés, qui dépassent eux aussi les normes européennes de qualité de l’air », tempère Greenpeace.

 

Paris toujours asphyxiée par la pollution de l’air

 

3e du classement, Oslo est exemplaire sur la qualité de l’air d’abord parce que la réglementation norvégienne en la matière est plus stricte que celle de l’Union européenne. La capitale de la Norvège a pris des mesures pour améliorer ses infrastructures cyclables et a transformé ses rues en réduisant la place dédiée aux voitures.

 

A Zurich (4e), plus grande ville de Suisse, plus de 40% des déplacements se font en transport en commun mais le taux d’accidents est relativement élevé pour les cyclistes et les piétons.

 

La capitale de l’Autriche, Vienne, pointe à la 5e place de ce classement grâce notamment à des transports en commun très abordables.

 

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« Il y a un an, des activistes de Greenpeace escaladaient la statue Maria Theresia de Vienne
pour interpeller les autorités sur les dangereux niveaux de pollution de l’air. »

 

 

Classée septième sur treize, Paris « a encore beaucoup d’efforts à faire pour réduire la place de la voiture et devenir plus respirable ». A Paris, seuls 3% des déplacements sont effectués à vélo, contre 29% à Copenhague ou 32% à Amsterdam.

 

En France, la pollution de l'air est la troisième cause de mortalité et le transport routier est en grande partie responsable de cette catastrophe sanitaire, commente Greenpeace.  “Le projet de loi mobilité actuellement en discussion en France doit répondre à l'urgence climatique et au défi de la pollution de l'air.”

 

Pour l’association de protection de l’environnement et de la biodiversité, aider les villes à respirer réclame de renoncer aux véhicules alimentés avec des énergies fossiles et préférer les modes alternatifs.

 

L’ONG lancera d’ailleurs en juin une grande campagne sur les transports en milieu urbain et demande aux « responsables politiques d’agir. Respirer sans danger dans nos villes est un droit. Si nos villes doivent passer à l'action, la responsabilité de l'État est également engagée ».

 

Dans ce même classement des grandes villes d’Europe, Londres comme Paris, Berlin, Rome, Budapest, Madrid et Moscou sont encore très en retard. Dans plusieurs de ces villes, la qualité de l’air est tellement mauvaise que l’Union européenne a attaqué les gouvernements en justice, critiquant leur inaction en la matière.

 

 

 

Source : greenpeace.fr :

 

Voir aussi :

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

For the first time, countries, cities and companies have pledged to co-operate in decarbonizing the global transport sector to ease climate change.

 

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Roadworks halt traffic on the road crossing Parque Nacional Braulio Carillo in Costa Rica,
a member of the newly formed Transport Decarbonisation Alliance.
A lottery vendor appears to sell his tickets to the captive audience of drivers, May 15, 2017.
(Photo by Jean-François Schmitz)

 

They have formed a new international "coalition of the willing" with the aim of driving transport toward "“zero emissions”" by 2050.

 

The Transport Decarbonisation Alliance (TDA) was launched in Leipzig, Germany on May 24, as part of the 2018 International Transport Forum Summit.

 

The Alliance spans locations in South and Central America, Australia and Europe.

 

The TDA currently consists of:

 

  • 6 Countries: Costa Rica, Finland, France, Luxembourg, Netherlands and Portugal
  • 5 Cities: four in Portugal: Lisbon and Matosinhos, as well as Gaia and Porto on either side of the Douro River; and the city of Rotterdam in The Netherlands
  • 6 Companies: Alstom, CEiiA, EDP, ITAIPU Binancional, Michelin, and PTV

 

A French multi-national, Alstom develops and markets high-speed trains, metros, tramways and e-buses, infrastructure, signaling and digital mobility solutions. Accomplishments include Coradia iLint, the first emission-free train powered by a hydrogen fuel cell, and Aptis, a 100%-electric new mobility solution whose design is inspired by that of a tramway.

 

CEiiA, with headquarters in Motosinhos, Portugal, designs, develops and operates innovative products in automotive and urban mobility from its position as one of the 10 largest R&D investors in Portugal.

 

EDP, Energias de Portugal, ranks among Europe's major electricity operators, as well as one of Portugal's largest business groups. The company specializes in charging infrastructure.

 

ITAIPU Binancional, based in Brazil, is the world's largest generator of renewable clean energy at the Brazilian hydroelectric plant Itaipu Binacional, a hydroelectric dam on the Paraná River located on the border between Brazil and Paraguay.

 

The French company Michelin is the world's second largest tire manufacturer and a long-time leader in sustainable mobility.

 

Located in the Australian state of Victoria, PTV, Public Transport Victoria, is the statutory authority that manages the state’s train, tram and bus services.

 

To accomplish its goal, the newly formed TDA will facilitate discussion on decarbonization in global, regional, national, local and corporate policy processes.

 

By sharing experiences and best practices, TDA members will demonstrate that decarbonization is technically feasible, economically attractive, and brings broad social and environmental benefits.

 

TDA organizers expect that in the future the initial 16 TDA members will be joined by more countries, cities, and companies from throughout the world.

 

Rotterdam Mayor Ahmed Aboutaleb said, "Cities offer many opportunities to meet the climate goals in transport and at the same time improve spatial quality and the health of our citizens. We already see the changes in Rotterdam, but to scale up the decarbonization of transport we have to work closely together with the Dutch government and the private sector."

 

Transport emissions account for 25 percent of energy-related greenhouse gas emissions and are rising fast. The Paris Agreement on Climate Change requires a net-zero emissions economy by the second half of the century.

 

"Without firm action on growing transport emissions the Paris Agreement will fail. We will work with other countries, cities and companies with high ambition in the Transport Decarbonisation Alliance to spearhead the global decarbonisation of the transport sector and demonstrate it is not a dream, but a reality, with concrete existing solutions," said Elisabeth Borne, minister for transport, France.

 

The TDA is part of the 12 commitments made at the One Planet Summit hosted by French President Emmanuel Macron in Paris in December 2017.

 

 

For updates, visit: www.tda-mobility.org

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 28, 2018

Urban transport in India is hampered by low-quality infrastructure and poor on-time performance, uncoordinated timetables, lack of connections at transfer stops, new tickets required for every change of mode and no single authority to maintain and coordinate urban transit networks.

 

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Traffic at a standstill in India's capital, Delhi, November 8, 2014. (Photo by Guillaume Flament)

 

These factors lead to a low percentage of the population choosing public transport, finds a new report from Nomura Research Institute, one of the largest consulting firms in Japan with a strong presence in Asia.

 

In fact, three-quarters of the 227 million vehicles on Indian roads are motorized two-wheelers.

 

Titled "Transforming Mobility," the report explains while buses are one popular mode of public transport, India, with a penetration of about 1.7 buses per 1,000 people, lags behind many countries such as the United States (2.7), South Africa (6.5), and Thailand (8.6).

 

While Bus Rapid Transport corridors have been introduced in various parts of India, they have not been successful in most cities, with the exception of Ahmedabad and Surat.

 

The quality of Indian roads needs improvement to reduce congestion, the Nomura report points out. Commercial vehicles in India can travel just 250-300km per day on the country's sub-standard roads as compared with commercial vehicles that can make 700-800km per day in developed countries.

 

Within Indian cities, more congestion is created by slow speed e-rickshaws that share the roads with cars.

 

Lack of parking facilities further aggravates congestion, creating reluctance to switch to public transport due to limited parking at metro stations and public transportation hubs.

 

The lack of sufficient parking areas for app-based cabs causes them to stay on the road for as long as eight to 12 hours, which means additional congestion on busy roads.

 

Congestion leads to drastic drops in vehicle speed, with the average speed in the capital, Delhi, being around 26kph.

 

The Nomura Research Institute suggests that Indian mobility can be improved by:

 

  • Creating public transport systems which are well integrated with each other
  • Adoption of zero/low emission vehicles and measures for reducing non-vehicular dust
  • Introducing smart traffic lights and lane management systems, redesigning of roads after identification of bottlenecks, and planning separate lanes for slow moving traffic
  • Smart parking management such as, an integrated database of parking with an app-based parking spot finder, dynamic pricing of parking spots, parking regulations for app-based taxis and for parking in residential areas.

 

"Transformation of mobility is becoming vital, on the back of an increasing population and higher migration of people towards our already congested cities," said Ashim Sharma, partner and group head, Nomura Research Institute Consulting and Solutions India.

 

"The government is also cognisant of the situation and has rolled out initiatives such as the Smart City Mission to address this issue," said Sharma. "It is essential that in our quest for transformation of mobility we ensure that solutions are sustainable, scalable and also all-encompassing.”

 

This flagship effort will allocate Rs. 48,000 crore (an estimated US$7.5 billion) over five years to promote progressive urban planning, improve governance, and strengthen the economic, social and physical infrastructure of 100 of India's cities.

 

This is one of Prime Minister Narendra Modi’s ambitious urban development programs to improve quality of life in India’s fast-growing urban centers.

 

Through the Smart Cities Challenge,India's central government is selecting 100 cities to receive funding to improve urban transport and planning and create smart solutions over the 2015-2020 period.

 

In addition to more efficient public transportation, India is starting to prepare the way for electric vehicles. Sharma said, "With the advent of electric vehicles, the global automotive industry is set to experience one of the biggest transformations. In line with global developments, the Government of India has also formulated a vision for increasing EV penetration in India."

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

www.ens-newswire.com

May 25, 2018

Temps fort en 2018 pour l’ensemble de la filière, le salon de la mobilité Transports Publics ouvrira ses portes du 12 au 14 juin à Paris. Cette nouvelle édition présentera  une batterie d’innovations susceptibles de relever le défi écologique.

 

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“Organisateur de l’événement, le GIE Objectif Transport Public a été créé
par le Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART) et
l’Union des Transports Publics et ferroviaires (UTP).” Photo D.R

 

 

Alors que les Européens passent en moyenne deux heures quotidiennes dans les transports et sont 66% à regretter de devoir utiliser majoritairement la voiture, Transports Publics veut remettre les technologies au service du citoyen tout en pariant sur l’intelligence.

 

Conçue pour la startup autant que pour l’opérateur de dimension internationale, l’édition 2018 du salon accordera une place centrale au défi de la transition écologique, aux côtés des élus et des entreprises engagés pour une mobilité durable et innovante, en droite ligne des COP21, COP23 et du One Planet Summit.

 

Nouvelles énergies, véhicules à faibles émissions, mobilités actives... les acteurs de la mobilité durable pourront faire à Paris la démonstration de leurs performances écologiques et technologiques. Ainsi, les exposants de plus de 60 pays présenteront leurs véhicules utilisant des énergies dites « propres » mais aussi des batteries intelligentes, récupérateurs d’énergie, bornes photovoltaïques, capteurs de courant, outils de maîtrise des émissions polluantes, solutions de gestion de flotte, etc. Un parcours spécifique sera d’ailleurs mis en place pour valoriser les différentes innovations en lien avec l'énergie et l'environnement, avec le slogan « Move Green ! » pour leitmotiv.

 

Le seul salon multimodal d'envergure européenne

 

Le digital constitue un des grands atouts pour passer à une mobilité plus verte et peut générer une véritable impulsion dans les entreprises du secteur. La loi sur la transition énergétique, la fin annoncée des véhicules thermiques en 2040, l’engagement des grandes agglomérations du réseau mondial C40 afin de tendre vers le "zéro émission", sont d’autres manières de se projeter vers l’avenir.

 

Et pour inspirer les décideurs politiques, Transports Publics accueillera la Ville de Los Angeles et son réseau LA Metro en tant qu’invités d’honneur. Ce réseau de transport a su s'adapter aux spécificités de son territoire : il dessert efficacement le comté le plus peuplé des Etats-Unis (10,1 millions d’habitants) sur plus de 10 500 km2, soit 10 fois la superficie de la ville de New York.

 

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TP est le seul salon professionnel européen du transport public et de toutes les mobilités. Avec 11 000 participants et plus de 250 exposants issus de toutes les filières du secteur des transports publics urbains, interurbains et régionaux (ferroviaire, bus et car, vélo...), l’événement présentera en juin à Paris Expo (Porte de Versailles) à la fois les savoir-faire, innovations et politiques de transport. « Il est le lieu vivant d'une culture européenne des transports par la confrontation des expériences et le partage des bonnes pratiques », indique le communiqué de presse.

 

Pour en savoir plus: www.transportspublics-expo.com

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

La Commission européenne a dévoilé le 17 mai ses propositions pour rendre les routes de l'UE plus sûres et plus propres, en introduisant par exemple une limite aux rejets de CO2 des camions et en rendant obligatoires certaines technologies d'assistance à la conduite.

 

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Les actions en matière de sécurité routière dans l'UE ont connu des avancées considérables ces dernières années. Entre 2001 et 2010, le nombre de personnes ayant trouvé la mort sur les routes de l'UE a diminué au total de 43 %. Entre 2010 et 2013, ce nombre a encore baissé de 17 %. Même si « les routes européennes sont les plus sûres du monde », pour l'UE ce n’est pas suffisant.

 

Le troisième et dernier « paquet mobilité » de l'exécutif européen contient ainsi plusieurs propositions législatives (et autres recommandations moins contraignantes) qui s'inscrivent dans son objectif du « triple zéro » d'ici à 2050 : 0 mort (sur les routes), 0 pollution et 0 papier.

« Tous les secteurs doivent contribuer à atteindre nos engagements pour le climat pris dans l'accord de Paris », a martelé Miguel Arias Canete, le commissaire européen à l'Action pour le climat. D’après lui, « ces normes représentent une opportunité pour l'industrie européenne de consolider sa position de leader dans les technologies innovantes »

.

Parmi les mesures phares, la Commission propose pour la première fois de fixer une limite d'émissions de CO2 pour les poids lourds. En 2025, leurs rejets devront être 15 % plus faibles qu'en 2019 et au moins 30 % d'ici à 2030.

 

(voir : Bruxelles veut réduire de 30 % les émissions de CO2 des poids lourds  )

 

 

Prendre en compte les « complexités » du secteur

 

La CE estime que ces objectifs de réduction de rejet de carbone permettraient aux sociétés de transport routier, surtout des petites et moyennes entreprises, d'économiser 25 000 euros en cinq ans en consommation de carburant.

 

Cependant, faisant part de son scepticisme, l'Acea (Association des constructeurs européens automobiles) exige que soient prises en compte les « complexités » du secteur. Selon ses chiffres, si les camions représentent un cinquième des émissions de CO2 dans le secteur du transport, ils transportent 70 % du fret terrestre.

 

Bruxelles propose également de rendre obligatoire, sur les nouveaux modèles de véhicules, certains équipements de sécurité avancée : système de freinage d'urgence, aide au maintien sur la voie ou système de détection des piétons ou des cyclistes pour les camions.

 

Environ 25 300 personnes ont perdu la vie sur les routes d'Europe en 2017 et 135 000 autres ont été gravement blessées.

 

Le secteur du transport routier emploie environ 11 millions de personnes dans l'UE, et représente 5 % du PIB de l'Union. Les experts estiment que le trafic de passagers va augmenter de plus de 40 % d'ici à 2050 et le trafic de fret de 60 %.  

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste (avec AFP)

La France va autoriser les tests de véhicules sans conducteur sur l'ensemble de son territoire dès 2019, a annoncé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, le 14 mai. Son vœu est d’offrir un cadre juridique et réglementaire pour que le pays soit en pointe sur ces technologies.

 

 

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Le robot-véhicule électrique Renault EZ-GO a été présenté au Salon international de l’automobile
de Genève 2018 »

 

 

" Les expérimentations sur routes ouvertes seront possibles sur tout le territoire français jusqu'au niveau 5 d'autonomie, c'est à dire en l'absence de tout conducteur", a déclaré M. Le Maire en présentant la stratégie du gouvernement français sur les véhicules autonomes.

 

Certes de nombreux tests sont déjà conduits sur les routes de France grâce à des dérogations accordées aux entreprises qui mènent ces recherches, comme le Groupe PSA qui a commencé ses essais en juillet 2015. Toutefois il s'agit d'autorisations partielles sur des tronçons déterminés et la législation impose pour l'instant la présence d'un opérateur à bord.

 

Négocier un virage décisif

 

Pour faire face aux défis posés par le développement des véhicules autonomes, le gouvernement a confié à l'ancienne ministre Anne-Marie Idrac la rédaction d'un rapport et surtout d’un plan d’actions. Si l'exécutif français se mobilise sur le sujet, c'est qu’il estime que celui-ci sera " décisif sur l'avenir de l'industrie automobile française et européenne".

 

En effet les autres puissances mondiales n'ont pas attendu pour s’engager à fond dans ce virage afin de se doter des meilleures technologies et entreprises. Selon l’AFP, « La course à l'innovation est mondiale et la complexité des chantiers poussera à des coopérations européennes face à la Chine et aux Etats-Unis. Pour les experts, ces deux pays sont en effet les mieux placés, grâce à leur immense marché et leur pépinière de sociétés innovantes ».

 

M. Le Maire a d’ailleurs affirmé vouloir faire de la France « le pays le plus attractif en Europe pour développer ces transformations technologiques » et a promis un « soutien à l'effort de recherche et développement. » Le Ministre l'a prononcé dès l'introduction de son discours : " L'avenir de la voiture, et donc le véhicule autonome, est à la croisée de révolutions technologiques, d'usages au quotidien et du défi de souveraineté technologique, probablement un des défis les plus importants qui se posent à la France et à l'ensemble des Etats européens." Il a souhaité l'adoption d’une loi « avant la fin de l'année 2018 pour que toutes les dispositions soient opérationnelles dès 2019. »

 

2022 correspond à la date annoncée par différents constructeurs automobiles pour la mise sur le marché de véhicules autonomes. Il s'agira probablement dans un premier temps de navettes ou de robots taxis exploités par des gestionnaires de flottes sur des parcours bien délimités.

 

Des acteurs français comme la startup lyonnaise Navya ou des équipementiers comme Valeo ou Faurecia sont fortement impliqués dans ces innovations.

 

(Sources : CCFA, Le Point, AFP)

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

The average electric vehicle on U.S. roads today emits so little in the way of climate-warming pollution that it's like driving a petrol-powered car that gets 80 miles to the gallon, according to a new analysis by a scientists' organization.

 

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Reflection of Rainbow Sculpture on an electric Tesla at Sony Pictures Entertainment,

Culver City, California, January 25, 2018 (Photo by Chris Goldberg)

 

The analysis by the nonprofit Union of Concerned Scientists (UCS) considers the emissions of the power plants supplying the electricity that EV drivers use to charge their batteries as well as the emissions of the EVs on the road.

 

The scientists conclude that electric vehicles emit lower amounts of heat-trapping gases than the average new gasoline car everywhere across the country - even when the electricity to charge the EVs comes from the dirtiest coal-dominated part of the U.S. electric grid.

 

The robust development of renewable energy sources such as wind and solar means electric driving is cleaner and less environmentally damaging than ever.

 

"Electric vehicles will continue to get even cleaner as more coal-fired power plants close in favor of wind and solar power, whose prices continue to drop," predicts the UCS analysis.

 

Coal already has fallen from providing 50 percent of the power on the U.S. grid to just 30 percent and renewables now provide 10 percent of America's electricity.

 

Electric car technology is improving, too, the UCS reports. Driving the most efficient electric models, 99 percent of Americans could drive cleaner on electricity than they would in a 50 mile per gallon (mpg) gasoline car.

 

Electric driving is cheaper, too. In another recent analysis, the UCS looked at electricity rates and gasoline prices in 50 of the biggest U.S. cities. The scientists found that charging an electric vehicle can be cheaper than fueling a car with gasoline in each of the 50 cities.

 

The average driver can save nearly $800 a year by driving electric instead of on gasoline. With fewer moving parts, battery electric vehicles require less scheduled maintenance than gasoline cars, saving drivers even more.

 

American motorists have only just begun to see the advantages of electric vehicles, as the industry is less than a decade old. While electric vehicles are still a small part of the auto market, there are now 40 models available in the United States, with automakers planning to introduce more.

 

People can go online and use a new UCS tool to find out how clean the electricity is where they live.

 

Click here to use the tool.

 

"The trend is clear: the future is electric," proclaims the UCS. "As a greater segment of the public recognizes the advantages of these vehicles, more drivers will save at the pump as they reduce the risk of climate change.

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 21, 2018

Canada's Transport Minister Marc Garneau this week promised to spend C$45.8 million for road infrastructure adjacent to the Port of Montréal to move Canadian goods to market. The project will address urgent capacity constraints at the Port on the St. Lawrence River.

 

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Port of Montreal on the St. Lawrence River. (Photo courtesy Port of Montreal)

 

A few days earlier, Garneau announced investments of C$15.5 million for three projects at the Port of Québec, in Quebec City, the oldest port in Canada, and the second largest in Quebec after the Port of Montreal.

 

The funding will come from the C$2 billion National Trade Corridors Fund, one component of the C$180 billion Investing in Canada Plan, the federal government's strategy for addressing long-term infrastructure needs in Canada.

 

"Our government is investing in Canada's economy by making improvements to our trade and transportation corridors," said Garneau. "We are supporting projects that will efficiently move commercial goods to market and people to their destinations, stimulate economic growth, create quality middle-class jobs, and ensure that Canada's transportation networks remain competitive and efficient."

 

A total of C$2 billion over 11 years has been allocated for the National Trade Corridors Fund.

 

Provincial, territorial and municipal governments, Indigenous groups, not-for-profit and for-profit private-sector organizations, federal Crown Corporations, Canadian Port Authorities, and National Airport System Airport Authorities are all eligible for funding under the National Trade Corridors Fund.

 

In addition, the Canada Infrastructure Bank will invest at least an additional $5 billion to address trade and transportation projects.

 

The projects are so needed to relieve mounting congestion. The three container terminals in the east of Montreal generate nearly 3,600 daily truck movements. At rush hour, nearly 3,500 vehicles transit to the Dickson and Notre-Dame intersection near the Port.

 

During construction the Montreal project will create roughly 460 jobs. When complete, it will provide a direct link between the Port of Montreal and the Trans-Canada highway to reduce urban congestion and ensure containers continually move from the terminals.

 

Canadian transport officials say the funded projects will:

 

  • support economic activity and the physical movement of goods or people in Canada;

 

  • help the transportation system withstand the effects of climate change and make sure it is able to support new technologies and innovation;

 

  • address transportation bottlenecks and congestion along Canada's trade corridors; and

 

  • increase the fluidity of Canadian trade around the world through ports, airports, roads, railways, intermodal facilities, bridges and border crossings.

 

In 2017, Canada's total international merchandise trade amounted to C$1.1 trillion. The United States is still Canada’s top trade partner, with $703 billion in trade ($415 billion exported, $288 billion imported), accounting for 63.5 percent of total Canadian trade in 2017.

 

 

The National Trade Corridors Fund is a key element of Transportation 2030, the Minister of Transport's strategic plan. The development of this vision, has been informed by insights contained in the 2015 Canada Transportation Act Review report as well as extensive engagement with Canadians from coast to coast.

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 18, 2018

La Commission européenne se penche sous les roues des camions, jugés trop polluants, avec l’objectif de réduire encore leurs émissions de dioxyde de carbone. Le projet est jugé trop ambitieux par les constructeurs mais insuffisant pour certains Etats membres et des associations écologistes.

 

 

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« 99% de nos besoins quotidiens sont transportés par les professionnels de la route. »
Crédit : Schwoaze/ pixabay.com

 

 

On dénombre un milliard de voitures dans le monde pour « seulement » 60 millions de camions. Ces derniers représentent 5 % des véhicules circulant sur les routes européennes et pourtant ils cumulent à eux seuls près d’un quart des émissions de CO2 dans le domaine du transport. Cette empreinte carbone conséquente leur vaut de se retrouver dans le viseur de la CE.

 

D’après des informations du « Financial Times » révélées dimanche, la Commission européenne devrait donc voter le 16 mai un plan visant à réduire de 15 % les émissions de CO2 des camions d'ici à 2025, puis de 30 % d'ici à 2030. L'objectif pourrait d’ailleurs être réévalué en 2022.

 

L'UE prévoirait des mesures incitatives pour encourager les constructeurs à concevoir des camions plus « propres » et les transporteurs à s’en équiper. En revanche, la Commission exclurait toute obligation de résultat. L'exécutif européen doit dévoiler ses propositions jeudi.

 

Pour les associations du secteur automobile européen, cet objectif serait difficilement atteignable. D’après eux, le renouvellement du parc de poids lourds par de nouveaux modèles moins polluants n'est pas assez rapide pour parvenir à un tel résultat. Ils avaient donc proposé de réduire les émissions de CO2 des camions de 7 % en sept ans, un objectif qui selon Bruxelles « manque clairement d'ambition ».

 

A l'inverse, des associations écologistes, ainsi que certains Etats membres comme les Pays-Bas, l'Irlande et la Lituanie, avaient proposé une plus forte  réduction, de 24 % d'ici à 2025. Une solution qui serait financièrement plus intéressante selon eux, car la mise à la route rapide de camions « propres », moins gourmands en carburant, permettrait aux transporteurs d'amortir plus rapidement leur investissement.

 

Il faut surtout considérer qu’un tel chiffre aiderait l'Union européenne à respecter ses engagements pris lors de l'Accord de Paris sur le climat, à savoir réduire de 40 % sa production de gaz à effets de serre d'ici 2030, explique le journal « Les Echos » (14/05/18).

 

 

Le transport routier représente presque la moitié du transport de marchandises en Europe, or ce secteur va croître de manière significative, autour de 60 % sur le continent entre 2010 et 2050. Parce qu’ils restent le moyen le plus souple et le moins cher pour transporter des produits de toutes natures jusqu’au consommateur final, les poids lourds sont encore loin d’être à la remorque de l’économie. Raison de plus, pour Bruxelles, de leur demander un effort supplémentaire en faveur du climat.

 

(sources : CCFA, FNTR)

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

German automaker Audi, a member of the Volkswagen Group, announced at its annual meeting on Wednesday that it plans to build 20 new models of electrified cars by the year 2025, most of them to be battery-powered vehicles.

 

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Audi e-tron concept on a test drive through California and Nevada, 2018 (Photo courtesy Audi)

 

 

Audi said it has earmarked an investment of €40 billion (US$47.6 billion) for manufacturing the planned electrified cars, developing a new app platform for its cars, and building a new self-driving vehicle fleet for launch in 2021.

 

Revealing that the investment represents nearly two years of revenue for Audi, the automaker said that a part of the investment will also go towards developing sustainable factories.

 

Audi plans new production launches every three weeks, new segments and drive technologies, and new organizational structures, company officials say.

 

"2018 is a key year for Audi with an enormously high speed of change, that will gradually put us back on the offensive," said Rupert Stadler, chairman of the Board of Management of AUDI AG.

 

Audi has been struggling, along with other members of the Volkswagen Group, to move past a software emission cheating scandal that began in September 2015, when the U.S. Environmental Protection Agency issued a notice of violation of the Clean Air Act to the Volkswagen Group.

 

The agency had found that the company had intentionally programmed turbocharged direct injection diesel engines to activate their emissions controls only during laboratory emissions testing which caused the vehicles' NOx output to meet U.S. standards during regulatory testing, but emit up to 40 times more NOx in real-world driving.

 

Volkswagen deployed this programming software in about 11,000,000 cars worldwide, and 500,000 in the United States, in model years 2009 through 2015.

 

"We will continue clearing up the diesel crisis and will restructure large parts of our global organization for the course we have set for the future," Stadler said. "At the same time, we are approaching the climax of the biggest model fireworks in our company's history and are entering the age of electric mobility with the Audi e-tron."

 

As the brand’s first fully electric volume model, the Audi e-tron SUV will have its world premiere at the Audi Summit in Brussels on August 30.

 

Audi has announced plans to make its production facilities carbon-neutral by 2030, the Belgian factory where the e-tron will be built is. carbon neutral now.

 

 

With the rapid expansion of the portfolio of fully electric cars and plug-in hybrids in each model range, the company aims to sell approximately 800,000 electrified automobiles per year by 2025.

 

For the production version of the Audi e-tron prototype, customers will for the first time be able to book various functions flexibly online. In total, the brand aims to generate an annual contribution to operating profit of €1 billion with digital services via the myAudi customer portal by the year 2025.

 

Audi is also developing an integrated IT platform for vehicle connectivity and digital services. By means of a shared high-performance backend, the models from Audi and the other brands of the Volkswagen Group will be usable compatibly. This means that customers’ settings and content can be transferred smoothly between the automobiles of the various Group brands.

 

"We want to have premium electric cars and digital services that are also attractive in economic terms. That is our clear ambition for the mobility of the future,"explains Alexander Seitz, Member of Audi's Board of Management for Finance, IT and Integrity.

 

"To that end," said Seitz, "we are utilizing Group synergies significantly more effectively and are releasing resources for strategy projects with our Action and Transformation Plan."

 

With its new Action and Transformation Plan, Audi aims to achieve positive earnings totaling €10 billion by 2022 through reduced costs and new sources of revenue.

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 14, 2018

Avec un trafic automobile toujours plus important dans les grandes villes européennes, le vélo de transport revient en force. En Allemagne, porté par une batterie d'initiatives destinées à lutter contre la pollution, ce mode de transport original, alternatif et non polluant s’apprête à bousculer l'hégémonie des voitures et camionnettes. La cyclo-logistique redémarre.

 

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« Un cycliste au guidon de son vélo-cargo à Berlin, le 15 avril 2018. »

Source : © AFP/Archives /ODD ANDERSEN

 

 

Très courants en Europe du Nord jusqu'au milieu du XXe siècle pour les livraisons locales, les premiers vélos équipés d'une caisse ont été utilisés par les commerçants pour acheminer notamment le courrier, les journaux, le pain et le lait. Pendant la guerre, ils ramenaient aussi des vivres de la campagne. Et puis ils ont été mis au rebut, chassés par la motorisation.

 

Leur retour, « depuis une vingtaine d'années, s'est d'abord limité aux Pays-Bas et au Danemark - bastions cyclistes plats et sillonnés de pistes - avant de gagner l'Allemagne, considérée comme le premier marché européen en volume », relate Coralie Febvre de l'AFP.

 

Avec le progrès, des modèles plus légers, plus techniques, équipés parfois de l'assistance électrique en rendent l’usage plus pratique et confortable. Même si on peut installer sur un vélo cargo les charges les plus variées, les postiers en sont de loin les plus grands utilisateurs. Mais le secteur se refait une jeunesse. 

 

Le dernier décompte du projet européen Cyclelogistics relevait 174 types de cargos, alors qu'une cinquantaine de jeunes marques participaient au récent Salon international du vélo-cargo à Berlin. "Le scandale du diesel est une incitation très importante", explique à l'AFP Arne Behrensen, principal promoteur en Allemagne de ce mode de transport. 

 

Une industrie renaissante

 

Même si des entreprises comme UPS ont constitué depuis 2012 des flottes étoffées, la production de vélos-cargos demeure encore largement artisanale. Outre les coursiers, les premiers adeptes sont justement des artisans, ou des vendeurs, aptes à déployer un matériel ou des produits légers. Cependant, la liste des métiers qui peuvent utiliser un vélo utilitaire au quotidien s’allonge : plombier, fleuriste, électricien, paysagiste, café ou glacier ambulant et même ludothèque mobile ! À Besançon, la société de coursiers Véloconnect s'est lancée sur le créneau du déménagement en ville depuis le début 2018.

 

"Dans les villes européennes, la moitié des trajets motorisés destinés au transport de charges pourraient être effectués à vélo", estimait dès 2014 Karl Reiter, coordinateur du projet Cyclelogistics, en prenant en compte les parcours de moins de 7 kilomètres avec moins de 200 kg à bord.

 

L’équipement est néanmoins à bien réfléchir. Il faudra débourser entre 1.300 et 5.000 euros selon les modèles. D'où la multitude d'initiatives, sur fonds publics ou sur dons, pour faire découvrir ces engins gratuitement. Pour la seule ville de Berlin, 150 entreprises bénéficient, depuis mai 2017, de cargos prêtés dans le cadre du programme Velogut, tandis que les particuliers peuvent en réserver en ligne. La ville vient d'annoncer des subventions de 500 à 1.000 euros selon les modèles. Parallèlement, l'État allemand verse depuis mars jusqu'à 2.500 euros pour l'achat d'un gros cargo à assistance électrique.

 

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« À deux ou trois roues, le vélo cargo peut transporter du fret ou même des personnes. »

Source : www.cyclable.com.jpg

 

Mais l'étape décisive pour cette industrie naissante, selon les spécialistes, concerne les infrastructures: pistes cyclables, stationnements sécurisés et réparateurs faciles d’accès. L'association Paris En Selle et le collectif pour entrepreneurs Les Boîtes à Vélo revendiquent, d’abord pour le travail des cyclo-professionnels, de nouveaux aménagements avec des pistes cyclables élargies dans la capitale française.

 

Pour les logisticiens, il faut aussi créer des "mini-dépôts" urbains, d'où faire partir leurs cyclistes pour les derniers kilomètres, une équation ardue au prix actuel du foncier.

 

Alors, l’avenir des centres urbains est-il vraiment au vélo cargo ? Il est en lui-même un bon support de communication et de publicité. Mais l'argument commercial majeur, c'est le prix: « En moyenne 40% moins cher que les prestations motorisées », assurent les trois jeunes cofondateurs de Toutenvélo au quotidien Ouest-France qui proposent un catalogue de remorques sur-mesure fabriquées dans leur atelier rennais.

 

Au-delà de la surprise qu’il suscite, ce véhicule insolite est simple d’entretien, souvent plus rapide en agglomération que les voitures de livraison, meilleur pour la qualité de l’air, sans compter les gains de temps (stationnement, embouteillages, restrictions de circulation) et… le plaisir de l’exercice physique combiné à la fonction transport. Toute sorte d’entreprise pourra en faire l’expérience, du moment qu’elle est « vélo compatible ».

 

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

(Sources : AFP, www.lesboitesavelo.paris, bfmbusiness.bfmtv.com)

To hash out the politically charged issue of U.S. national clean car standards to 2025, executives from the big automakers are expected to meet with President Donald Trump today.

 

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The 2018 Jaguar I-PACE electric sports car offers performance, next-generation artificial intelligence and technology
and five-seat SUV practicality. (Photo courtesy Jaguar)

 

 

Senior staff from the U.S. Environmental Protection Agency (EPA) and the National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) reportedly will be at the table, together with executives from Ford, General Motors, Fiat Chrysler, Toyota, Honda, Volkswagen, BMW and Daimler.

 

EPA Director Scott Pruit announced in April he would seek a rollback of the Obama-era standards for the 2022-2025 time period.

 

The Alliance for Automobile Manufacturers contends that CO2 reductions by the auto sector already approach the Paris goals for 2025.

 

Under the Paris Climate Accord, the Obama Administration agreed that by 2025 the U.S. would cut greenhouse emissions by 26-28 percent compared to 2005 levels.

 

The automakers say they have nearly achieved that level already, pointing to fleet-wide automobile CO2 reductions that are already at least 21 percent lower than in 2005.

 

The 2017 EPA Trends Report shows the "real-world emissions" of new cars and light trucks went from an average of 447 grams/mile CO2 in 2005 to 352 g/mi in 2017.

 

But the Washington DC-based nonprofit Public Citizen accuses the automakers of crying "crocodile tears" to get a fuel economy standards rollback, pointing to the industry's multi-year campaign aimed at rolling back the clean car standards.

 

The automakers waited less than a week after his election to ask President-elect Trump to reopen and "adjust" the clean car standards.

 

On February 21, 2017, the Auto Alliance asked EPA Administrator Pruitt to revoke the final determination for clean car standards. And on March 13, 2017, the Auto Alliance filed a legal petition seeking to revoke the standards.

 

Two days later, the EPA announced it would reopen the midterm review, granting the automakers’ request.

 

In its determination to roll back the 2022-2025 fuel efficiency standards, the EPA did not do its own new analysis, but relied on information from the auto industry, citing the Auto Alliance more than 40 times and not mentioning the word climate.

 

On Friday morning, as the president meets with automakers, Public Citizen will drive a "Dirty Ford" around the White House and through Washington, DC. The 2006 Ford Focus has been outfitted with a black cloud of pollution that hovers over the roof of the car, with money spewing out of the gas tank.

 

"Automakers wasted no time rushing to Washington with their deregulatory wish list after Trump’s election," said Madeline Page, campaign coordinator for Public Citizen.

 

"Now they’re rushing to Washington, D.C., again, this time to try to distance themselves from the administration’s deeply unpopular clean cars rollback," said Page. "Consumers know better and won’t be taken for a ride. The automakers are on a collision course that they charted."

 

To further complicate the issue, on April 23, the U.S. Court of Appeals for the Second Circuit ruled that the Trump Administration cannot delay a rule that calls on automakers to produce vehicle fleets that meet or exceed federal fuel efficiency standards.

 

The Auto Alliance says buyers today have many choices of energy-efficient vehicles. This year, there are more than 490 models that achieve 30+ highway miles per gallon, up 540 percent from 2007, and 79 models that get 40+ highway mpg.

 

Buyers who want silent, low-carbon or emission-free vehicles can take their choice of more than 40 hybrids, 30 electric vehicles and 19 plug-in hybrids.

 

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 10, 2018

Nissan va progressivement cesser de commercialiser des véhicules diesel en Europe, tout en redoublant d’efforts sur l'électrique. C’est le deuxième constructeur à annoncer l’abandon à terme d’une technologie tombée en disgrâce depuis le scandale de trucage des émissions de Volkswagen.

 

 

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La nouvelle Nissan Leaf est la voiture 100% électrique la plus vendue au monde

Source : Nissan

 

 

"En Europe, où se concentrent nos ventes diesel, la poussée de l'électrification va nous permettre d'arrêter graduellement le diesel pour les voitures particulières à chaque renouvellement de modèle", a déclaré lundi à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant des informations de presse. Pour autant, le partenaire du français Renault n'a pas précisé de calendrier.

 

Début mars, son rival et compatriote Toyota, pionnier des motorisations hybrides essence-électrique, avait annoncé qu'il stopperait la vente de voitures diesel sur le vieux continent à compter de fin 2018. La plupart des autres grands constructeurs ont également émis l’intention d’électrifier davantage leur gamme.

 

Mises en cause pour leurs rejets polluants (particules fines et oxydes d'azote), les motorisations diesel voient en effet leurs ventes se dégrader en Europe, tandis que plusieurs villes comme Paris ou Londres ont avancé des projets d'interdiction pour ce type de véhicules.

 

La Nissan Leaf accumule les récompenses

 

Dans ce contexte, Nissan affirme ses ambitions dans l'électrique, où il a fait figure de pionnier dès 2010 avec le lancement de la citadine Leaf. La firme japonaise a récemment annoncé vouloir multiplier par plus de six ses ventes annuelles  de véhicules électrifiés d'ici à 2022-23, visant un objectif d'un million d'unités. 

 

On sait que le constructeur avait même beaucoup investi pour fabriquer lui-même ses propres batteries avant d’en céder la production en août 2017 à une société financière chinoise, GSR Capital.

 

La nouvelle Nissan Leaf vient de se voir décerner, fin mars, un nouveau trophée mondial : “2018 World Green Car” (voiture verte mondiale 2018), dans le cadre des World Car Awards au salon de New-York. Depuis la création de ce prix, c’est la première fois qu’un véhicule entièrement électrique reçoit ce prestigieux trophée.

 

Parallèlement, elle vient de décrocher 5 étoiles aux nouveaux tests 2018 de sécurité de l’Euro-NCAP. Ce nouveau protocole prend en compte davantage de situations de chocs, que ceux-ci impliquent d’autres véhicules, des piétons ou désormais des cyclistes.

 

Ces récompenses attribuées à une voiture 100% électrique sont susceptibles de révéler en filigrane une tendance lourde. Le diesel est désormais passé sous l’essence dans les immatriculations de voitures neuves en Europe. En France, il est tombé en mars et en avril derniers à un plus bas de 40%.

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste (avec AFP)

Growing interest in high efficiency, pollution-reducing transportation options is propelling investment in new electrified mass transit and trucking projects across the United States.

 

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Proterra Catalyst® 40-foot zero-emission transit vehicles have the potential to achieve over $450,000
in operational savings per vehicle over 12 years as compared with diesel-powered buses.
(Photo courtesy Proterra)


Reflecting this trend, Black & Veatch announced it has completed the charging station infrastructure that powers Washington, DC’s new electrified mass transit project.

 

Based in Kansas, Black & Veatch is an employee-owned engineering, procurement, construction and consulting company specializing in infrastructure for power, oil and gas, water, telecommunications, data centers and smart cities.

 

Washington, DC’s new electrified mass transit project is the latest move by U.S. cities to reimagine how to sustainably move people and experience the benefits of clean transportation, both on and off the bus.

 

The Washington D.C. Circulator System project has just added 14 of Proterra’s Catalyst E2 buses, each having a Proterra-provided 50kw charger installed by Black & Veatch along with the related infrastructure.

 

The electric buses were released across all six routes in the nation's capital on May 1. The District’s electric bus rollout makes it the largest electric bus fleet in the DC region, and one of the largest electric bus fleets nationwide.

 

Powered by high-capacity batteries, the buses will eliminate a projected 244,000 pounds of carbon dioxide emission each year. The 14 electric buses are projected to cut the fleet’s fuel and maintenance bills by more than $6 million over the transit vehicles’ typical 12-year life cycle, while displacing nearly 90,000 gallons of diesel fuel annually.

 

“With the arrival of electrified transit, public transit agencies and utilities must work in concert to develop infrastructure roadmaps that guide them beyond early pilots toward mass deployment,” said Paul Stith, director of Strategy and Innovation for Black & Veatch’s Transformative Technologies business and an expert in sustainable transportation and energy storage solutions.

 

“Partnering with an organization with deep EV infrastructure and utility experience like Black & Veatch will ensure infrastructure won’t hold back aggressive EV adoption,” he said.

 

At the Advanced Clean Transportation Expo on May 3 in Long Beach, California, Stith shared his insights during a panel about costs and considerations for developing charging infrastructure for medium- and heavy-duty commercial vehicles.

 

U.S. cities purchase an estimated 5,000 public transit buses each year, and city officials are prioritizing electrification of their mass transit systems.

 

Some 850 municipal electric buses are on order, and there are active proposals for hundreds more.

 

Seattle will roll out 120 new electric buses by 2020, for instance, while Los Angeles is buying 95 electric buses for $138 million as the once-polluted city aims to replace its current 2,300-bus fleet with electric buses by 2030.

 

Also at the Clean Transportation Expo, ENow, a Rhode Island-based company that develops solar energy for the trucking industry, unveiled a new, all-electric, solar-based refrigeration system on a 53-foot tractor-trailer. The new “reefer trailer” integrates a proprietary solar technology, battery storage, and patented electronic control system.

 

ENow last summer tested the zero-emission transport refrigeration unit on a commercial truck in San Joaquin Valley, California. The unit achieved emission reductions of 98 percent nitrous oxide, 86 percent carbon dioxide, and 97 percent particulate matter over a five-month test period, compared to traditional, diesel-powered refrigeration units.

 

“This is a defining moment in clean transportation and a huge technological hurdle,” said Jeff Flath, president and CEO of eNow. “Over the last six years, we have demonstrated that our solar systems are powerful, reliable, and highly cost-effective - providing emissions-free energy for thousands of trucks across the country. With our new 100 percent electric reefer trailer, the food industry - with its more than 500,000 refrigerated vehicles - can realize the same economic and environmental benefits.”

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 7, 2018

Seeking to set aside the U.S. Environmental Protection Agency's withdrawal of the Obama Administration's 2022-2025 automobile greenhouse-gas standards, 17 states and the District of Columbia are taking the EPA to court.

 

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Traffic in Los Angeles, California, April 21, 2018 (Photo by Jeff Turner)

 

The states' lawsuit, filed in the U.S. Court of Appeals for the District of Columbia Circuit, argues that the EPA acted arbitrarily and capriciously, failed to follow its own regulations, and violated the Clean Air Act.

 

The lawsuit accuses the agency of failing to follow regulations and violating the Clean Air Act with its plan to roll back Obama-era mileage regulations on vehicles.

 

In April, EPA withdrew its previous decision to retain the 2022-2025 automobile greenhouse-gas standards, prompting the lawsuit.

 

Saying they are motivated "to curb toxic air pollution and improve car gas mileage," California Governor Jerry Brown, California Attorney General Xavier Becerra, and the California Air Resources Board announced May 1 that they are leading the coalition of states in suing the EPA "to preserve the nation’s single vehicle emission standard.

 

"The states joining today’s lawsuit represent 140 million people who simply want cleaner and more efficient cars," said Governor Brown. "This phalanx of states will defend the nation’s clean car standards to boost gas mileage and curb toxic air pollution."

 

"The evidence is irrefutable: today’s clean car standards are achievable, science-based and a boon for hardworking American families. But the EPA and Administrator Scott Pruitt refuse to do their job and enforce these standards," said Attorney General Becerra.

 

"Enough is enough," Becerra said. "We’re not looking to pick a fight with the Trump administration, but when the stakes are this high for our families’ health and our economic prosperity, we have a responsibility to do what is necessary to defend them."

 

"The standards we are fighting to protect were adopted in 2012 and don’t take effect until 2022. They were a lifeline thrown to an industry that was in trouble and desperate for stability," said California Air Resources Board Chair Mary Nichols.

 

"They were based on the best judgment of engineers about what technology could achieve," she said. "And in fact they are being achieved today, years ahead of the deadlines, because of the good work of the auto industry."

 

"But now Administrator Pruitt, based on no new information or facts, wants to roll back all that progress in the name of deregulation," Nichols said, speaking for the states. "It does not withstand scrutiny and it will not stand."

 

The federal standard the states are suing to protect is estimated to reduce carbon pollution equivalent to 134 coal power plants burning for a year and to save drivers $1,650 per vehicle. The car industry is on track to meet or exceed these standards, the states assert.

 

Joining California in filing suit against the EPA are the attorneys general of: Connecticut, Delaware, Illinois, Iowa, Maine, Maryland, Massachusetts, Minnesota, New Jersey, New York, Oregon, Pennsylvania, Rhode Island, Vermont, Virginia, Washington, and the District of Columbia.

 

The coalition represents roughly 43 percent of the new car sales market nationally and 44 percent of the U.S. population.

 

By Sunny Lewis

Environment News Service (ENS)

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May 4, 2018

Opérateur d'auto-partage via son service Renault Mobility, la marque au losange vient d'annoncer un partenariat avec Ikea pour un nouveau service de location simple d’utilisation et à un prix attractif. D’ici 2020, les deux partenaires visent un parc entièrement électrique.

 

 

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Déployé en avant-première au magasin IKEA Paris-Villiers, le service de location de véhicules en libre-service Renault Mobility sera progressivement proposé sur l'ensemble des 32 magasins IKEA de France, d'ici à septembre 2018. Près de 300 véhicules particuliers et utilitaires (Trafic, Kangoo, Kangoo Z.E., ZOE) seront ainsi mis à disposition des clients des magasins de l’enseigne suédoise.

 

Dans un premier temps, il s'agira de véhicules thermiques et électriques (sur les sites qui le permettent). Sur chaque site correspondra une composition du parc mis à disposition du grand public, en fonction des possibilités de recharge, soit des bornes rapides (grâce à Nissan), ou bien des bornes plus classiques (Autolib' par exemple). L'objectif est de proposer un parc 100 % électrique d’ici 2020.

 

Pour Ikea, qui loue déjà des camionnettes, cela permet évidemment de renforcer sa palette de services et son accessibilité. L'enseigne est d’ailleurs membre de l’initiative mondiale « EV100 » qui réunit des entreprises engagées dans la transition vers le véhicule électrique et veulent faire de la mobilité électrique la nouvelle norme d’ici 2030.

 

De son côté Renault, pourra élargir son offre Mobility déjà disponible avec 180 parcs de véhicules en location libre-service au sein du réseau, dans des parcs délocalisés en centres villes, ou dans des parkings publics. Grâce à une application mobile dédiée, les clients peuvent louer facilement et 24h/24, 7 j/7 un véhicule, à partir de 7€ TTC par heure avec l'assurance et 100 km inclus dans le contrat.

 

« La disponibilité immédiate des véhicules ainsi que le choix du lieu de prise en charge, - depuis le parking d’un magasin Ikea ou d’un parc de véhicules Renault Mobility -, offriront aux clients une grande flexibilité de service », promettent les 2 entreprises.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) lance une importante enquête statistique sur les déplacements des Français métropolitains. En une année de collecte, du 23 avril 2018 au 30 avril 2019, leurs usages des moyens de transports collectifs et individuels seront passés au crible.

 

 

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« Une source d’information unique pour mesurer les évolutions de la mobilité en France métropolitaine. »
Crédit : StockSnap /pixabay.com

 

 

Mise en œuvre tous les dix ans, cette enquête nationale décrit et compare les conditions de transport individuel sur tous les territoires : villes, banlieues et campagnes. L’échantillon pour puiser la matière première est constitué de plus de 21 000 logements sélectionnés aléatoirement afin d’obtenir des résultats représentatifs de l'ensemble des ménages.

 

L’objectif ultime est de recenser les pratiques de mobilité et les parts des différents modes de transport dans les déplacements des Français, par exemple: de quels véhicules disposent les ménages, quels modes utilisent-ils, empruntent-ils les transports publics?... Dans le détail sont abordés notamment les thèmes des abonnements pour les transports, la description des déplacements d’une journée, l'organisation du travail et les handicaps à la mobilité.

 

Tenir compte des nouvelles pratiques

 

Les résultats de la précédente enquête sur la mobilité des personnes (ENTD 2008) avaient notamment révélé qu'un Français parcourait chaque jour en moyenne 24 km, que 66% des déplacements locaux étaient réalisés en voiture et que la marche était le deuxième mode privilégié de déplacement. Depuis, de nouvelles pratiques se sont développées: covoiturage, utilisation de vélos en libre-service, auto partage ou adoption de véhicules électriques.
 Le questionnaire en tient évidemment compte.

 

L’enquête se déroule sur une année dans le but de fiabiliser les résultats et de couvrir la diversité des déplacements, en particulier les effets saisonniers. Au final, elle devrait permettre “de quantifier les nouvelles pratiques, de décrire leur modalité et d’anticiper sur les usages de demain aux horizons 2030 et 2050”, précise l’Insee qui travaille sur ce vaste chantier en partenariat avec le service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette mine d'informations statistiques sera particulièrement utile aux pouvoirs publics et aux professionnels du secteur, pour comprendre les grandes tendances et mieux répondre aux usages qui se dessinent ou s’affirment.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste