L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) lance une importante enquête statistique sur les déplacements des Français métropolitains. En une année de collecte, du 23 avril 2018 au 30 avril 2019, leurs usages des moyens de transports collectifs et individuels seront passés au crible.

 

 

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« Une source d’information unique pour mesurer les évolutions de la mobilité en France métropolitaine. »
Crédit : StockSnap /pixabay.com

 

 

Mise en œuvre tous les dix ans, cette enquête nationale décrit et compare les conditions de transport individuel sur tous les territoires : villes, banlieues et campagnes. L’échantillon pour puiser la matière première est constitué de plus de 21 000 logements sélectionnés aléatoirement afin d’obtenir des résultats représentatifs de l'ensemble des ménages.

 

L’objectif ultime est de recenser les pratiques de mobilité et les parts des différents modes de transport dans les déplacements des Français, par exemple: de quels véhicules disposent les ménages, quels modes utilisent-ils, empruntent-ils les transports publics?... Dans le détail sont abordés notamment les thèmes des abonnements pour les transports, la description des déplacements d’une journée, l'organisation du travail et les handicaps à la mobilité.

 

Tenir compte des nouvelles pratiques

 

Les résultats de la précédente enquête sur la mobilité des personnes (ENTD 2008) avaient notamment révélé qu'un Français parcourait chaque jour en moyenne 24 km, que 66% des déplacements locaux étaient réalisés en voiture et que la marche était le deuxième mode privilégié de déplacement. Depuis, de nouvelles pratiques se sont développées: covoiturage, utilisation de vélos en libre-service, auto partage ou adoption de véhicules électriques.
 Le questionnaire en tient évidemment compte.

 

L’enquête se déroule sur une année dans le but de fiabiliser les résultats et de couvrir la diversité des déplacements, en particulier les effets saisonniers. Au final, elle devrait permettre “de quantifier les nouvelles pratiques, de décrire leur modalité et d’anticiper sur les usages de demain aux horizons 2030 et 2050”, précise l’Insee qui travaille sur ce vaste chantier en partenariat avec le service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette mine d'informations statistiques sera particulièrement utile aux pouvoirs publics et aux professionnels du secteur, pour comprendre les grandes tendances et mieux répondre aux usages qui se dessinent ou s’affirment.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste