D’après Greenpeace, Copenhague, suivie d’Amsterdam et Oslo sont les grandes villes européennes les plus exemplaires sur la qualité de l’air et la mobilité. L’association estime toutefois que les métropoles doivent encourager davantage leurs citoyens à adopter les transports en commun, le vélo ou la marche.

 

 

En partenariat avec l'Institut Wuppertal, Greenpeace a publié la semaine dernière un classement des villes européennes qui montrent l'exemple en termes de mobilités, de lutte contre la pollution de l'air et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

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« Copenhague pointe à la 1ère place pour les restrictions de voitures et les incitations aux mobilités durables ».

 

 

Sans surprise, Copenhague arrive en tête de ce classement. La capitale danoise « a construit des pistes cyclables d’une efficacité impressionnante, très populaires auprès des habitants ». Mais, ajoute Greenpeace, « même Copenhague n’est pas parfaite : la ville s’en sort très bien pour encourager la marche à pied, mais pourrait aller encore plus loin sur les transports en commun pour faire en sorte que plus de gens les préfèrent à la voiture. »

 

Avec plus de bicyclettes que d’habitants et 767 Km de pistes cyclables, Amsterdam est souvent décrite comme la capitale du vélo dans le monde. « Même si seulement 1 personne sur 4 possède une voiture à Amsterdam, cette ville a encore des progrès à faire pour faire baisser la pollution de l’air autour des axes les plus fréquentés, qui dépassent eux aussi les normes européennes de qualité de l’air », tempère Greenpeace.

 

Paris toujours asphyxiée par la pollution de l’air

 

3e du classement, Oslo est exemplaire sur la qualité de l’air d’abord parce que la réglementation norvégienne en la matière est plus stricte que celle de l’Union européenne. La capitale de la Norvège a pris des mesures pour améliorer ses infrastructures cyclables et a transformé ses rues en réduisant la place dédiée aux voitures.

 

A Zurich (4e), plus grande ville de Suisse, plus de 40% des déplacements se font en transport en commun mais le taux d’accidents est relativement élevé pour les cyclistes et les piétons.

 

La capitale de l’Autriche, Vienne, pointe à la 5e place de ce classement grâce notamment à des transports en commun très abordables.

 

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« Il y a un an, des activistes de Greenpeace escaladaient la statue Maria Theresia de Vienne
pour interpeller les autorités sur les dangereux niveaux de pollution de l’air. »

 

 

Classée septième sur treize, Paris « a encore beaucoup d’efforts à faire pour réduire la place de la voiture et devenir plus respirable ». A Paris, seuls 3% des déplacements sont effectués à vélo, contre 29% à Copenhague ou 32% à Amsterdam.

 

En France, la pollution de l'air est la troisième cause de mortalité et le transport routier est en grande partie responsable de cette catastrophe sanitaire, commente Greenpeace.  “Le projet de loi mobilité actuellement en discussion en France doit répondre à l'urgence climatique et au défi de la pollution de l'air.”

 

Pour l’association de protection de l’environnement et de la biodiversité, aider les villes à respirer réclame de renoncer aux véhicules alimentés avec des énergies fossiles et préférer les modes alternatifs.

 

L’ONG lancera d’ailleurs en juin une grande campagne sur les transports en milieu urbain et demande aux « responsables politiques d’agir. Respirer sans danger dans nos villes est un droit. Si nos villes doivent passer à l'action, la responsabilité de l'État est également engagée ».

 

Dans ce même classement des grandes villes d’Europe, Londres comme Paris, Berlin, Rome, Budapest, Madrid et Moscou sont encore très en retard. Dans plusieurs de ces villes, la qualité de l’air est tellement mauvaise que l’Union européenne a attaqué les gouvernements en justice, critiquant leur inaction en la matière.

 

 

 

Source : greenpeace.fr :

 

Voir aussi :

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste