Le gouvernement français et la filière automobile s'engagent dans un nouveau contrat stratégique pour 2018-2022. Les acteurs parient sur une accélération des ventes de véhicules électriques dans les 5 ans. Avec les modèles hybrides rechargeables, le gouvernement estime que la barre du million de véhicules « branchés » pourrait être atteinte.

 

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« Il s’agit de multiplier par cinq les immatriculations annuelles de véhicules électriques d’ici à 2022,
soit 150.000 véhicules électriques par an ».

 

Le chiffre d'un parc total roulant d'1 million de voitures électriques et hybrides rechargeables d'ici 2022 et de 100.000 bornes pour les ravitailler en énergie est un des objectifs du « Contrat stratégique de la filière automobile » pour 2022 que le gouvernement a signé, mardi 22 mai 2018, avec les industriels concernés. Ces partenaires sont en particulier les présidents des principales entreprises du monde de l’automobile comme Faurecia, Valeo, Michelin, Plastic Omnium....

 

Ce scénario s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique et écologique. D’autres « projets structurants », avec des connexions entre eux, ont été validés par les partenaires. Il s’agit par exemple de « créer l’écosystème du véhicule autonome et expérimenter à grande échelle pour offrir de nouveaux services de mobilité », ou bien « anticiper l’évolution des besoins en compétence et emplois » ou encore « renforcer la compétitivité de la filière automobile. »

 

Le plan est-il si ambitieux ?

 

9 points particuliers sur la mobilité durable ont été admis par les signataires de la feuille de route 2018-2022, validée sous la forme d’un contrat stratégique avec la filière automobile.

 

Selon l'Avenir du Véhicule Electro-Mobile (AVEM), cette feuille de route a le mérite d’imprimer une dynamique. L‘Association émet cependant quelques réserves (voir lien). Ce plan est-il si ambitieux ? L’objectif annoncé est de « multiplier par cinq d’ici fin 2022 les ventes de véhicules 100% électrique ». Or, seulement 168.443 véhicules électriques et hybrides rechargeables étaient en circulation en France au 30 avril 2018.

 

La communication du gouvernement est d’autre part floue et donne peu de détails quant aux types d’infrastructures à mettre en œuvre : bornes ou points de recharge ? Charge rapide, ultra-rapide, lente ?

 

« Ce que l’on peut espérer, c’est qu’au-delà des chiffres et des objectifs, le développement de la mobilité électrique poursuive une route cohérente et des plus vertueuses pour l’environnement et la santé publique, » exprime l’AVEM.

 

 

Pour M. Chatel, Président de la Plateforme de la Filière Automobile (PFA), « L’enjeu, c’est la survie de l’automobile sur le territoire français ». Ni plus ni moins.

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste