3 684 personnes ont perdu la vie sur les routes de France en 2017. Un nombre en baisse de 1,4 % par rapport à 2016, selon un bilan officiel définitif annoncé mardi. Ce nouveau bilan met fin à trois années de hausse de la mortalité sur les routes françaises.

 

 

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« Si 2017 marque une baisse du nombre de morts sur les routes de France,
on reste encore loin du niveau plancher  de 2013 avec 3.427 tués. »

 

 

La sécurité routière vient de publier les résultats définitifs de son bilan des accidents de la route en France en 2017. Au total, 3684 personnes ont perdu la vie l'an dernier; cela représente une baisse de 1,4% par rapport à 2016 (54 décès de moins), marquant ainsi la fin de trois années consécutives de hausse.

 

Ce chiffre sec ne doit pas masquer que les autres indicateurs ont été à la hausse en 2017  comme le nombre d’accidents corporels (+ 2,2 %), de personnes blessées (+ 1,3 %), ainsi que le nombre d’hospitalisations (+ 2 %).

 

Par catégories d’usagers, la mortalité routière a augmenté chez les motocyclistes (669 décès, + 9 %), les cyclistes (173 morts, + 7 %) et les automobilistes (1 767 personnes, soit 7 décès de plus). La mortalité a en revanche nettement baissé chez les piétons (484 tués, soit 75 décès de moins qu'en 2016).

 

Par tranches d'âges, ce sont les 18-24 ans (562 décès, - 6 %) et les plus de 75 ans (527 tués) qui restent les plus vulnérables. L'Observatoire interministériel de la sécurité routière (ONISR) souligne par ailleurs que 77 % des personnes tuées ou blessées gravement dans un accident de la route l’an dernier étaient des hommes.

 

La vitesse, première cause de mortalité

 

En 2017, la vitesse excessive ou inadaptée est restée la première cause de la mortalité sur les routes de France. Elle apparaît dans un accident mortel sur trois. L’abus d’alcool au volant et la conduite sous stupéfiants arrivent en deuxième position. Suivent les refus de priorité et l’inattention.

Mais la répartition du nombre de décès sur les routes, entre ville et campagne, va aussi continuer à alimenter la polémique autour de la baisse de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400 000 km de routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), annoncée en janvier.

 

Pour le Premier ministre Édouard Philippe, cette mesure, qui sera effective le 1er juillet, peut sauver 300 à 400 vies par an et amorcer ainsi une baisse durable de la mortalité routière. Toutefois des associations d’automobilistes et de motards, ainsi que des parlementaires de tous bords, le contestent.

 

Le Programme d’action de l'UE pour la sécurité routière 2011-2020 a pour objectif de réduire de moitié le nombre de morts sur les routes européennes au cours des dix prochaines années. Si le but est atteint, plus de 90 000 vies pourraient être sauvées durant cette décennie.

 

 

Sources : ccfa.fr, securiteroutiere.org, auto.bfmtv

 

Voir aussi :

https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Rapport-de-l-ONISR-sur-l-accidentalite-routiere

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste