Le Ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot et la Ministre chargée des transports Elisabeth Borne ont détaillé les grands axes autour desquels la Loi d’orientation des mobilités, attendue pour septembre, devrait s’articuler.

 

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« Plan pour la mobilité propre : le vélo attendra l'automne. » Photo D.R

 

 

En prélude à sa loi d’orientation des mobilités, le gouvernement français a dévoilé  une série de mesures destinées « à améliorer la qualité de l’air et favoriser la mobilité propre. » À cet effet, il est notamment question de travailler en partenariat avec les collectivités locales et de déployer des aides pour la mise en œuvre d’actions dans les territoires.

 

 

La ministre des transports Elisabeth Borne a détaillé le 20 juillet dernier les éléments principaux du plan, dont la mise en place de Zones à faible émission (ZFE) d’ici fin 2020, le renforcement du malus à l'achat de voitures neuves, ou encore le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques.

 

 

« L’Etat se mobilise en proposant une charte d’engagements aux collectivités locales pour leur donner les moyens de mettre en œuvre des ZFE de manière adaptée à chaque situation locale, avec l’objectif de les déployer dans l’ensemble des agglomérations de plus de 100 000 habitants, en priorité dans les zones où la pollution de l’air est la plus forte », indique le gouvernement. La circulation des véhicules les plus polluants à certaines heures, existe depuis plusieurs années dans plus de 200 grandes agglomérations européennes.

 

 

Le fret ferroviaire, grand absent de ce plan antipollution

 

Dans le but de dynamiser les mobilités propres dans les entreprises, le gouvernement français compte faciliter le remboursement des dépenses des salariés à vélo ou en covoiturage, ou encore d’exonérer les entreprises de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu pour la mise à disposition de bornes de recharge électrique.

 

 

Le plan incite donc à des mobilités actives et partagées, pour le développement des véhicules « verts », ou encore pour favoriser les mobilités propres dans le cadre du travail. C’est sans doute un premier pas, mais il ne convainc pas entièrement. Par exemple la Fondation pour la nature et pour l’homme (FNH) salue tout d’abord « la démarche de progrès amorcée » mais « appelle le gouvernement à confirmer l’essai dans les prochains mois pour que les mesures soient généralisées et que les moyens financiers soient précisés ».

 

 

Parmi les absents notables de ces annonces de l’été: le "plan vélo" et la planification des infrastructures de transport qui est reportée l'automne, malgré l'attente des collectivités. "Pas un mot sur la modernisation du train ou le plan fret... et la fin du tout voiture", dénonce aussi l’ONG.

 

 

La grande loi sur les mobilités et donc notamment le fameux plan vélo « visant à tripler sa part dans nos déplacements, de 2,7 % aujourd’hui à 9 % en 2024 », attendront l'automne.

 

 

 

En savoir plus : maplanete.fr

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste