Souhaitant passer l’intégralité de sa flotte londonienne à l’électrique dans le cadre de son programme baptisé « Air Pur », Uber vise la conversion de 45 000 chauffeurs de sa flotte d’ici 2025. La mise en place d'une prime à la conversion pourrait également aider ses clients à se débarrasser de leurs vieux véhicules diesel.

 

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« Uber assure compter 3,6 millions d'utilisateurs réguliers et 45 000 chauffeurs à Londres. » Illustration Uber

 

L'entreprise américaine de réservation de voitures avec chauffeur souhaite prendre le virage de l'électrique dans la capitale anglaise, en y associant de surcroit ses clients.

 

 

Pour commencer, une contribution permettra aux chauffeurs de dégager une nouvelle marge de revenus afin de financer leur passage à la motorisation électrique. Ainsi, à compter de 2019, une commission supplémentaire de 15 pences sera appliquée pour chaque mile parcouru, soit l'équivalent de 17 centimes pour 1,6 kilomètre.

 

 

Selon Uber, un chauffeur travaillant 40 heures par semaine pourrait ainsi bénéficier de 4 500 livres supplémentaires sur trois ans, de quoi compenser la différence de coût pour l'acquisition d’un véhicule électrique. Uber estime que 20 000 chauffeurs seront passés à l'électrique d'ici à la fin de 2021.

 

 

La société compte également avancer sur « la question de la recharge, encore problématique pour de nombreux professionnels », précise Avere France. Pour le domaine public, Uber indique être associé à ChargePoint pour le déploiement de bornes de recharge rapide au cœur de Londres.

 

 

Pour ce qui concerne la recharge à domicile, Uber a conclu des partenariats avec les principaux fournisseurs, afin de pouvoir proposer des solutions à tarifs préférentiels pour ses chauffeurs.

 

 

Une prime à la conversion pour un millier de voitures polluantes

 

 

Souhaitant également accompagner le grand public et certainement en même temps peaufiner son image, Uber part également à la chasse aux vieux véhicules diesel.

 

 

En début d'année prochaine, la société lancera un programme de "prime à la conversion" afin de retirer des rues de la capitale britannique un millier de voitures polluantes (modèles avant Euro 4). Ce programme bénéficiera aux 1 000 premiers demandeurs qui, en échange, recevront un crédit de 1 500 livres à utiliser pour des trajets en VTC.

 

 

L'entreprise qui a « sauvé » in extremis sa licence d’exercer dans la métropole britannique a probablement décidé de jouer sur le mode collectif et ainsi de faire bonne figure notamment auprès de Transport for London (TfL), l'organisme public local responsable des transports en commun. D’ailleurs, comme l’explique Dara Khosrowshahi, directeur général d’Uber : « Le maire de Londres a une vision ambitieuse pour réduire la pollution de l'air dans la capitale et nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour la soutenir ».

 

 

Sources : AFP, Avere France

 

 

 

Par Didier ROUGEYRON, journaliste