4 Replies Latest reply on Apr 9, 2018 11:27 AM by Ramatou YEOH

    L’état des routes, une réelle entrave au développement du secteur du transport des marchandises en Afrique/ Road conditions, a real obstacle to the development of the goods transport sector in Africa

    Kouamé Sylvestre KOUASSI

      Après plus de 3 mois de production de contenus sur la maintenance automobile, nous entamons, à compter de ce mois de janvier, le dossier portant sur le thème suivant: " Le transport des marchandises en Afrique". Vos contributions sont donc attendues sur cette importante problématique de la mobilité des biens et services sur le continent. Nous tentons donc d'ouvrir le bal avec cette publication.

      FR

      Comme dans bien d’autres secteurs de développement, l’essor du transport des marchandises est limité par la faiblesse des infrastructures routières.

                                                 

                                                  

                                                                                              L'exemple de la nationale Conakry-Labe en Guinée

      « Avec 70 000 km de routes, le continent ne représente que 7 % du réseau mondial alors qu’il concentre 15 % de la population du globe et 22 % de la
      superficie terrestre. Construire 70 000 à 100 000 km de routes en plus constitue sans aucun doute le défi du siècle pour l’Afrique
      », juge Philippe de Moerloose, fondateur du consortium SDA-SDAI, qui distribue notamment les camions Volvo.

      Seulement un quart du réseau est goudronné en Afrique de l’Ouest et un sixième en Afrique centrale (contre 50 % dans les pays à revenus intermédiaires, 80 % dans les pays développés), d’après des chiffres communiqués par le cabinet Louis Berger. Desservir les principales villes du Burkina Faso prend en moyenne quarante-cinq jours, quand on pourrait sans doute le faire en deux semaines avec un réseau plus dense. Au Gabon, le réseau principal n’est en bon état qu’à moins de 10 %. Au Cameroun, 60 % des seulement 10 % de routes bitumées sont véritablement praticables. Et, au Gabon, le réseau principal n’est en bon état qu’à moins de 10 %.

      Pourtant, ces dernières années, les États ont consenti à de nombreux efforts. Le Tchad a multiplié son réseau par trois entre 2002 et 2011. Le Bénin a quant à lui construit ces dix dernières années plus de routes qu’en quarante ans d’indépendance.

      Mais là encore, quand les routes existent, elles sont souvent malmenées par des camions surchargés, portant jusqu’à 120 tonnes, le triple de ce qui est supportable. « Rares sont les axes qui résistent très longtemps à un tel traitement. Les nids-de-poule et les affaissements de chaussée à répétition découragent les bailleurs internationaux d’investir dans des tronçons qui doivent sans cesse être réhabilités », affirme l’économiste tunisien des transports Sadok Zerelli.

      Dans bien de cas, les transporteurs ne cachent pas qu’ils préfèrent utiliser des chemins de terre, souvent mieux entretenus que des routes dites bitumées qui n’existent que de nom.

      http://www.jeuneafrique.com/mag/325421/economie/transport-routier-logisticiens-parcours-seme-dembuches/

      Quel constat faites vous de l'état des routes utilisées pour le transport des marchandises dans votre pays ou votre ville? Était-ce la même situation il y'a 20-25 ans voire plus ?

       

      ENG

      After more than 3 months of production of content on car maintenance, we begin, starting from this month of January, the dossier on the theme "Thetransport of goods in Africa". Your expected contributions on this important issue of the mobility of goods and services on the continent are waiting. We are trying to open the ball with this publication.

      As in many other areas of development, the growth of freight transport is limited by the weakness of road infrastructure. With 70 000 km of roads, the
      continent represents only 7% of the global network, while it concentrates 15% of the world's population and 22% of the land area. Building 70 000 to 100 000 km of roads in addition is undoubtedly the challenge of the century for Africa, Judge Philippe de Moerloose, founder of the SDA-SDAI consortium, which distributes Volvo trucks in particular.

      Only one quarter of the network is tarred in West Africa and one sixth in Central Africa (compared with 50% in middle-income countries, 80% in developed countries), according to figures reported by the firm Louis Berger. To serve the main cities of Burkina Faso takes on average forty-five days,
      when one could probably do it in two weeks with a denser network. In Gabon, the main network is in good condition only less than 10%. In Cameroon, 60% of the only 10% of paved roads are truly passable. And, in Gabon, the main network is in good condition.

      Yet in recent years states have agreed to many efforts. Chad multiplied its network by three between 2002 and 2011. Benin has built more roads in the last ten years than in forty years of independence.

      But then again, when roads exist, they are often miscarried by overloaded trucks, carrying up to 120 tons, the triple of which is bearable. There are
      very few axes that resist such treatment for a very long time. Recurring potholes and pavement slumps discourage international donors from investing in stretches that need to be rehabilitated constantly, says Tunisian transport economist, Zamule.

      In some cases, carriers do not hide that they prefer to use dirt roads, which are often better maintained.

      How do you see the state of the roads used to transport goods in your country or city? Was it the same situation there are 20-25 years or more?

      laurence UllmannDavid Aurelie KOUASSImarie-pascale bayeKouakou Noel KouameKOUASSI BENJAMIN LAURENT DIBYKouamé Serge KOUAKOURamatou YEOHSiaka Ouattara KrapaElisé ZAMBLE