1 Reply Latest reply on Jan 16, 2018 10:18 PM by Kouamé Serge KOUAKOU

    Des circuits logistiques peu performants, un autre handicap du transport des marchandises en Afrique/ Low-performance logistic circuits, another handicap in the transport of goods in Africa

    Kouamé Sylvestre KOUASSI

      L’état des infrastructures affecte sévèrement le coût de la logistique au sud du Sahara. « Un produit valant 100 dollars à Abidjan coûtera 140 dollars une fois transporté à Niamey. Cela revient plus cher d’acheminer un conteneur du Niger au Togo que de Singapour à Lomé », rappelle Sadok Zerelli. Pour faire baisser le prix du transport, les États africains doivent aussi éliminer un grand nombre de lourdeurs administratives.

      Longue file d’attente au corridor Dakar-Bamako                    Vue du port sec de Bobo Dioulasso

       

      « Il est dur de rentabiliser un camion, surtout s’il reste deux jours à la frontière », pointe Philippe de Moerloose, bon connaisseur de l’Afrique centrale.

      Le manque de sophistication des circuits logistiques est un autre obstacle majeur. À commencer par la quasi-absence de ports secs aux carrefours routiers pour optimiser l’acheminement dans l’hinterland. En dehors de celui de Bobo-Dioulasso, dont le trafic a plus que doublé entre 2010 – date de son ouverture – et 2014, tous les autres en sont encore au stade de projet, à l’image de celui de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire, point de passage obligé vers le Mali et le Burkina Faso.

       

      « Au sud du Sahara, les bases logistiques n’ont qu’une fonction de dédouanement, pas de dégroupage. Les corridors ne sont pas multidirectionnels, ils vont du port vers un centre unique de consommation », poursuit Maidadi Sahabana, coordinateur technique des études de transports chez Louis Berger.

      Quel est le constat chez vous? Assiste t-on aux mêmes entraves? Que faire pour lever tous ces freins au dynamisme du secteur?

      http://www.jeuneafrique.com/mag/325421/economie/transport-routier-logisticiens-parcours-seme-dembuches/

       

      ENG

      The state of the infrastructure severely affects the cost of logistics in the south of the Sahara. "A product worth 100 dollars in Abidjan will cost 140 dollars once transported to Niamey." It is more expensive to send a container from Niger to Togo than from Singapore to Lomé, says Zamule. In order to reduce the price of transport, African States must also eliminate a large number of administrative burdens. "It's hard to make a truck profitable, especially if there are two days left at the border," points Philippe de Moerloose, a good connoisseur of Central Africa.

       

      The lack of sophistication of logistical circuits is another major obstacle. Starting with the quasi-absence of dry ports at the road crossroads to optimise the transport in the hinterland. Apart from Bobo-Dioulasso, whose traffic more than doubled between 2010 – the date of its opening – and 2014, all the others are still in the project stage, like that of Ferkessédougou, in the north of Côte d'ivoire, a point of forced passage towards evil I and Burkina Faso.

       

      In the south of the Sahara, logistical bases have only a customs duty, no unbundling. The corridors are not multidirectional, they go from the port to a single centre of consumption, says Maidadi Sahabana, technical Coordinator of Transport Studies at Louis Berger.

       

      What is your observation? Are we witnessing the same obstacles? What should be done to remove all these brakes from the dynamism of the sector?

      laurence UllmannDavid Aurelie KOUASSIKouakou Noel Kouamemarie-pascale bayeJerry Rawlings MbabaliJoseph SemujuGuy Maurel KonanYao Guy Pacôme AdingraDoulourou Mamadou YEORamatou YEOHKouamé Julien KOUASSIKouamé Serge KOUAKOUYao SAGNA